Auteur/autrice : Solenn

Le billet du week-end #6


J’ai reçu beaucoup de livres cette semaine grâce à divers partenariats (avec le Forum Livraddict notamment, n’hésitez pas à vous y inscrire, d’autres partenariats sont proposés en ce moment avec Le Livre de Poche et Points). Dès que j’aurais fini ma lecture en cours, Lark et Termite de Jayne Anne Philips, j’attaque ma PAL par la face nord!

Vu il y a quelques jours le biopic de Coluche par Antoine de Caunes (diffusé actuellement sur Canal +). J’avoue que je n’en attendais pas grand chose, et j’ai été très agréablement surprise. Le film revient sur la candidature de l’humoriste à l’élection présidentielle en 1981: ce qui a commencé comme une grosse blague bouleversera finalement la vie de Coluche et celle de son entourage. Beau casting, et la performance de François-Xavier Demaison est vraiment troublante.

Les médias ont encensé le dernier album de Benjamin Biolay, “La Superbe”, mais comme d’habitude j’ai  un peu de mal à entrer dans son univers. Dans cette dernière livraison,  il n’y a  finalement qu’une chanson Ton héritage, qui m’a vraiment renversé:


Bon dimanche à tous!

Moi vivant, vous n’aurez jamais de pauses, ou comment j’ai cru devenir libraire – Leslie Plée

En 2005 Leslie Plée décroche un poste de libraire dans “une grande surface de produits culturels” (Cultura pour ne pas la nommer) à Rennes. Mais la jeune diplômée va aller de désillusions en désillusions: Le poste n’a d’abord pas grand chose à voir avec les fonctions d’un libraire (elle étiquette des crayons à tour de bras ou nettoie les étagères avec du papier toilette). Les conditions de travail sont  difficiles,  les clients impatients et exigeants, et entre collègues c’est en général le règne du chacun pour soi.  Quant aux cadres, issus d’écoles de commerce,  ils pratiquent un management agressif et cynique, et  considèrent que le livre est un produit de consommation comme les autres (Et là mon petit cœur de lectrice frémit).

Leslie Plée a choisi l’humour pour dénoncer une réalité sociale et culturelle révoltante, et elle rapporte avec une ironie grinçante des anecdotes plus ubuesques les unes que les autres. C’est souvent drôle bien sur, mais aussi  touchant quand elle évoque  son mal être et ses illusions sacrifiées sur l’autel du profit et de la bêtise.  Écœurée, la jeune femme jettera finalement l’éponge au bout d’un an, et démissionnera pour se consacrer au dessin: A quelque chose malheur est bon!

Editions Jean-Claude Gawsewitch 2009, 91 pages, 15€
Lu par Laure, Cachou, Michel, Emeraude, Clarabel, Levraoueg, GeorgeLael

Le billet du week-end #5

Depuis l’échec cuisant de mon challenge ABC il y a deux ans je m’étais juré de ne plus m’inscrire à aucun challenge… Mais je n’ai pas pu résister à celui lancé par Bladelor, Lire en VO, qui m’aidera peut être à me motiver pour lire régulièrement en anglais. Je me suis inscrite dans la catégorie mini,/maxi , l’objectif étant de lire au moins 6 livres en version originale en un an.

Beaucoup de littérature jeunesse dans ma PAL en ce moment, je vais attaquer le premier tome de Terre noire (les exilés du tsar) de Michel Honaker.

Vu La fille de Monaco, un film d’Anne Fontaine. Un célèbre avocat débarque à Monaco, et se laisse séduire par une jeune présentatrice météo prête à tout pour réussir. Je n’ai pas été particulièrement emballée par le scénario mais le trio d’acteurs (Fabrice Luchini, Roschdy Zem et Louise Bourgoin est vraiment bluffant.

Connaissez vous Carmen Maria Vega? Une brune piquante et gouailleuse, qui chante des textes décoiffants sur une musique très énergique!  Vous pouvez écouter l’album en cliquant ici, et en bonus, pour réveiller votre dimanche soir, je vous laisse avec un clip de la demoiselle:

Carmen Maria Vega – La Menteuse

La rafale des tambours – Carol Ann Lee (Rentrée littéraire 2009)

A la veille de la première guerre mondiale Ted présente sa fiancée à Alex, son meilleur ami. Mais entre Clare et Alex c’est le coup de foudre, immédiat, intense, absolu. Quand la guerre éclate les trois jeunes gens partent séparément pour la France: Clare comme infirmière, Alex comme correspondant de guerre, tandis que Ted part combattre dans les tranchées. Malgré la guerre et l’affection qu’ils portent tous deux à Ted, Clare et Alex entament une relation passionnée et chaotique.

Ce résumé ne rend vraiment pas justice au roman, car bien plus que l’histoire d’amour entre Clare et Alex, c’est bien la grande guerre qui est au cœur de ce livre. Les différents points de vue des personnages permettent de l’aborder sous tous ses angles: Dans des hôpitaux de fortune Clare accueille les victimes de cette gigantesque boucherie, des jeunes hommes ravagés, littéralement en morceaux, les aidant à mourir plus souvent qu’elle ne les soigne. Alex lui fréquente les états-majors et  les officiers, se heurtant sans cesse à la censure, les autorités refusant que le peuple britannique connaisse l’effrayante réalité des combats, et le sort terrible réservé à ses fils. Ouvrant et fermant le livre quelques pages particulièrement bouleversantes évoquent aussi le rapatriement et l’inhumation du Soldat Inconnu en 1920, et le recueillement d’une nation toute entière. En contrepoint, la passion entre Clare et Alex, animale et destructrice, résonne comme un écho à la guerre et si le thème du triangle amoureux  est assez classique, l’écriture de Carol Ann Lee, d’une précision implacable et tranchante, lui donne du relief. La rafale des tambours est vraiment un très beau roman, ce que j’ai lu de mieux dans cette rentrée littéraire pour le moment.

Editions de la Table Ronde 2009, 395 pages, 22,50€
Lu dans le cadre d’un partenariat entre Blog-O-Book (vous y trouverez d’autres avis de lectrices) et les éditions de La Table Ronde, merci!

Le billet du week-end #4




Je pars prendre l’air ce week-end, je poste donc mon billet un peu plus tôt que d’habitude. J’ai déjà glissé dans mon sac un polar envoyé par Le livre de poche, Etat de choc de Margaret Murphy.

Mais avant de partir j’irais sans doute faire un tour au premier salon littéraire organisé par mon centre commercial (!). Pour les rennaiszerennaises, ça s’appelle “Les auteurs se livrent” et ça se passe au Colombia ce samedi 17 octobre uniquement. J’espère y croiser entre autres Maxime Chattam, David Foenkinos ou Leonora Miano…

Je vous laisse avec deux petits conseils si vous cherchez comment occuper votre week-end entre deux lectures: D’abord un peu de musique avec le nouvel album de Renan Luce, Le clan des miros. Et puis si vous avez Canal Plus, ne ratez pas les deux premiers épisodes de Braquo, la série d’Olivier Marchal avec Jean Hugues Anglade et Nicolas Duvauchelle. C’est noir, violent, sanglant, mais vraiment bien fichu, et une bonne série française ça n’arrive pas tous les jours!

Bon week-end à tous!