Sorties Poches – Février 2014

La singulière tristesse du gâteau au citron – Aimee Bender (Points, 6 février)

coeur Un de mes coups de cœur!

Le jour de ses 9 ans, Rose mord avec délice dans son gâteau d’anniversaire. S’ensuit une incroyable révélation : elle ressent précisément le mal-être éprouvé par sa mère en le préparant. Car, dans sa famille, chacun dispose d’un pouvoir unique, qu’il doit taire ; pour ces super-héros du quotidien, ce don est un fardeau. Comment supporter le monde quand la moindre bouchée provoque un séisme intérieur ?

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l'age des miracles pocheL’âge des miracles – Karen Thompson Walker (10-18, 20 février)

coeur Un de mes coups de cœur!

Une journée d’octobre apparemment comme les autres, l’humanité découvre avec stupeur que la vitesse de rotation de la Terre a ralenti. Les jours atteignent progressivement 26, 28 puis 30 heures. La gravité est modifiée, les oiseaux, désorientés, s’écrasent, les marées se dérèglent et les baleines s’échouent… Tandis que certains cèdent à la panique, d’autres, au contraire, s’accrochent à leur routine, comme pour nier l’évidence que la fin du monde est imminente. En Californie, Julia est le témoin de ce bouleversement, de ses conséquences sur sa communauté et sa famille. Adolescente à fleur de peau, elle est à l’âge où son corps, son rapport aux autres et sa vision du monde changent : l’âge des miracles. Entre roman d’anticipation et roman d’apprentissage, L’Age des miracles est un livre visionnaire sur la capacité d’adaptation de l’homme, poussée ici à son paroxysme.

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  Cinquante nuances de Grey – EL James (Le livre de poche, 5 février)

Anastasia Steele, étudiante en littérature, a accepté la proposition de son amie journaliste de prendre sa place pour interviewer Christian Grey, un jeune et richissime chef d’entreprise de Seattle. Dès le premier regard, elle est à la fois séduite et intimidée. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l’oublier, jusqu’à ce qu’il débarque dans le magasin où elle travaille à mi-temps et lui propose un rendez-vous. Ana est follement attirée par cet homme. Lorsqu’ils entament une liaison passionnée, elle découvre son pouvoir érotique, ainsi que la part obscure qu’il tient à dissimuler… Romantique, libératrice et totalement addictive, la trilogie Fifty Shades, dont Cinquante nuances de Grey est le premier volume, vous obsédera, vous possédera et vous marquera à jamais.

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Sacrifices de Pierre Lemaître (Le livre de poche, 5 février)

« Un événement est considéré comme décisif lorsqu’il désaxe complètement votre vie. Par exemple, trois décharges de fusil à pompe sur la femme que vous aimez. » Anne Forestier, la nouvelle compagne du commandant Verhoeren, est l’unique témoin d’un braquage dans une bijouterie des Champs-Elysées. Elle a été violemment tabassée et laissée pour morte. Atmosphère glaçante, écriture sèche, mécanique implacable : Pierre Lemaitre a imposé son style et son talent dans l’univers du thriller. Après Alex, il achève ici une trilogie autour du commandant Verhoeven, initiée avec Travail soigné. Par l’auteur de Au revoir là-haut, prix Goncourt 2013.

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Ce que je peux te dire d’elles Anne Icart (Pocket, 6 février)

Un matin, très tôt. Le téléphone sonne. Blanche n’aime pas ça. Les coups de fil au petit matin n’annoncent jamais rien de bon. Cette fois, c’est une bonne nouvelle : Violette a accouché, dans la nuit, d’un petit garçon. Blanche est bouleversée, elle ne savait même pas que sa fille était enceinte. Et puis un garçon, le premier au bout de cette lignée de filles, quelle histoire… Dans le train qui la mène de Toulouse vers Paris, le trac au cœur, Blanche relit les carnets de moleskine destinés à Violette où elle a essayé de se souvenir de tout, tout ce qu’elle peut lui dire d’elles.

 

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La famille Fang de Kevin Wilson (Pocket, 20 février)

Caleb et Camille ont dédié leur vie à la performance artistique. Annie et Buster, leurs 2 enfants, ont fait partie, contre leur gré, de leurs oeuvres. Une fois adultes, ils s’aperçoivent que le chaos de leur enfance les a rendus inadaptés à la société. Revenus dans la maison familiale, ils vont être confrontés à une mise en scène de leurs parents dépassant toutes les précédentes.

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  Karoo – Steve Tesich (Points, 13 février)

Égoïste et cynique, Saul Karoo ment comme il respire et noie ses névroses familiales dans la vodka. Son métier, script doctor, consiste à dénaturer des chefs-d’œuvre pour les aligner sur les canons hollywoodiens. Quand sa carrière croise celle de Leila Millar, une jeune actrice médiocre, il décide contre toute attente de la prendre sous son aile. Car ils sont liés par un secret inavouable…

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Libellules de Joël Eggloff (Folio, 6 février)

Il y a, dans Libellules, un enfant qui grandit et sans cesse s’interroge, un père qui aimerait pouvoir lui répondre, il y a cette femme qui, du matin au soir, secoue son linge à sa fenêtre, il y a Kate, là-bas, en Antarctique, et la tragique histoire d’un chapeau à la mer… Avec tendresse et bienveillance, un homme, écrivain, porte un regard sensible et drôle sur le monde qui l’entoure.

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Le journal secret d’Amy Wingate de Willa Marsh (J’ai lu, 5 février)

Institutrice à la retraite, Amy se met à tenir un journal intime dans lequel elle revient sur son passé : ses anciens amants, son ami punk Gary, etc. Mais elle relate également des événements présents comme le drame conjugal de sa copine Francesca.

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Une faiblesse de Carlotta Delmont – Fanny Chiarello (Points, 13 février)

En avril 1927, alors qu’elle vient de triompher dans sa première Norma parisienne, Carlotta Delmont disparaît. Fugue, suicide, enlèvement ? Pendant deux semaines, la police, la presse, le public et les proches de la cantatrice américaine s’interrogent. Jusqu’à ce qu’elle reparaisse et que leurs interrogations se reportent sur les raisons de sa fuite. Où était-elle pendant tout ce temps ? Avec qui ?

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Graveney Hall – Linda Newbery (Le livre de poche, 29 janvier)

Quand Greg, un adolescent féru de photographie, découvre les ruines de la demeure de Graveney Hall, il sait tout de suite qu’il tient un beau sujet. Épaulé par Faith, la fille d’un bénévole qui restaure la propriété, il va tenter de percer le secret de cette mystérieuse bâtisse et de son dernier héritier, Edmund Pearson, disparu dans d’étonnantes circonstances pendant la Première Guerre mondiale. L’enquête va révéler bien plus de choses sur lui-même que Greg n’aurait pu l’imaginer. L’auteur très remarquée du roman De pierre et de cendre n’a pas son pareil pour recréer l’atmosphère et les mentalités d’hier, cerner les interrogations et les idéaux d’aujourd’hui, et rendre émouvant un récit où se mêlent l’étrange, le poids de l’Histoire, la violence et le désir.

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Egarés – Emma Donoghue (Le livre de poche, 5 février)

Le départ, la route, l’arrivée : les trois parties de ce recueil de nouvelles marquent les étapes du voyage, de l’errance, de l’exil. Par-delà les époques, l’auteur nous entraîne du Massachusetts puritain au New Jersey révolutionnaire, passant par la Louisiane belliqueuse, jusqu’aux bas-fonds sordides de Toronto. Immigrés à la recherche d’une vie meilleure, orphelins transférés, esclaves en quête de liberté, voleurs de grands chemins…, tous sont en mouvement, que ce soit pour partir, arriver, ou découvrir de nouveaux lieux, loin de leurs identités familiale et nationale. Mais dans ces « fictions historiques » (l’auteur a effectué un véritable travail d’historienne), tout n’est pas dramatique, et l’errance peut mener aussi à la découverte de soi.

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Des nœuds d’acier – Sandrine Colette (Le livre de poche, 29 janvier)

Avril 2001. Dans la cave d’une ferme miteuse, au creux d’une vallée isolée couverte d’une forêt dense, un homme est enchaîné. Théo, quarante ans, a été capturé par deux frères, deux vieillards qui ont fait de lui leur esclave. Comment a-t-il basculé dans cet univers au bord de la démence ? Il n’a pourtant rien d’une proie facile : athlétique et brutal, Théo sortait de prison quand ces vieux fous l’ont piégé au fond des bois. Les ennuis, il en a vu d’autres. Alors, allongé contre les pierres suintantes de la cave, battu, privé d’eau et de nourriture, il refuse de croire à ce cauchemar. Il a résisté à la prison, il se jure d’échapper à ses geôliers.

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 Ce que cache ton nom – Clara Sanchez (Le livre de poche, 29 janvier)

Sandra, jeune femme d’une trentaine d’années, sans véritables attaches, enceinte d’un homme qu’elle vient de quitter, s’installe dan un village isolé de la côte est espagnole. Sur la plage où elle passe ses journées, elle fait la connaissance d’un couple d’octogénaires norvégiens, les Christensen. Rapidement, ils la prennent sous leur aile et la traitent comme la petite-fille qu’ils n’ont jamais eue. Mais un vieil homme tout juste débarqué d’Argentine va venir perturber cette belle entente : Julián, survivant du camp de Mathausen, révèle à Sandra le véritable visage des Christensen. D’abord méfiante, elle finit tout de même par se rendre à l’évidence. Le couple ne semble-t-il pas l’attirer chaque jour davantage dans ses filets ? Mais elle ne se rend pas encore compte que la connaissance de la vérité met sa vie en danger. À moins qu’elle ne lui donne un but, et lui permette de grandir…

 

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Je suis une lectrice Charleston #1: Le goût des souvenirs, L’italienne et La femme des dunes

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Comme je vous le disais il y a quelques semaines, je fais partie des lectrices Charleston 2014 et à ce titre j’aurais la chance (notamment) de recevoir tous les romans publiés cette année en avant-première. Voici donc mon avis sur les trois premiers romans que j’ai pu lire. Vous pouvez d’ores et déjà trouver les deux premiers titres en librairie, le 3ème – La femme des dunes – sort dans quelques jours, le 10 février.

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le gout des souvenirsLe goût des souvenirs – Erica Bauermeister – 3 etoiles

Autour du restaurant de Lilian et des ateliers cuisine qu’elle organise régulièrement gravitent plusieurs personnages: Al, son comptable, confronté à de sérieux problèmes de couple avec Louise; Finnigan, employé au restaurant, qui se balade avec de mystérieux cahiers bleus et qui n’est pas insensible au charme de Chloé, laquelle a emménagé avec Isabelle, qui perd peu à peu la mémoire…

Ce roman est la suite de L’école des saveurs (paru en 2009 aux éditions Presses de la cité) mais peut se lire indépendamment. C’est un roman choral dans lequel chaque personnage prend la parole à tour de rôle, ce qui permet d’apporter du rythme à l’histoire, mais il est un peu frustrant de ne pas passer un peu plus de temps avec chaque personnage. C’est sans doute le principal défaut de ce roman qui par son choix de construction manque parfois de profondeur.

C’est un livre sur les souvenirs, sur la filiation et sur la perte, sur la famille au sens large, celle que l’on a et celle que l’on se choisit. La nourriture joue aussi un rôle intéressant, même si ce n’est pas le sujet central du livre, mais les odeurs, les saveurs donnent une dimension physique et chaleureuse au récit. La gastronomie est surtout ici un lien entre les personnages et les générations, et j’ai aimé ce fil conducteur, ces descriptions de plats qui réconfortent, rassurent, unissent. Globalement j’ai trouvé que c’était un joli roman, doux et sensible, même s’il reste parfois un peu trop en surface.

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LItalienneL’italienne – Adriana Trigiani – 3 etoiles

Ciro et Enza sont tous les deux originaires des alpes italiennes. Ciro a été abandonné dans un couvent avec son frère Edouardo, Enza est l’aînée d’une famille nombreuse et pauvre. Alors qu’ils viennent de se rencontrer, Ciro doit quitter précipitamment l’Italie, direction les Etats-Unis, sans pouvoir prévenir Enza. Peu de temps après Enza va elle aussi traverser l’Atlantique afin d’améliorer le quotidien de sa famille. Le destin les réunira t-il à nouveau?

 Le fond historique est intéressant, l’immigration aux Etats-unis au début du XXème siècle, l’engagement de Ciro dans la première guerre mondiale, celui de son fils Antonio dans la 2ème guerre, et j’ai  particulièrement apprécié les passages dans lesquels Enza, jeune couturière,  côtoie le grand Caruso dans les coulisses de l’opéra… J’ai aussi été sensible à la force des relations familiales, même quand elles sont éprouvées par la distance (que ce soit Ciro avec son frère Edouardo ou Enza avec sa mère, qui sont tous deux restés en Italie) et à l’importance des racines: Ciro et Enza n’oublieront jamais d’où ils viennent. J’ai eu cependant un peu de mal à apprécier le style et le rythme ralenti par les nombreux dialogues et descriptions.

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la femme des dunesLa femme des dunes – Chris Bohjalian (sortie le 10 février) – Note/4 etoiles

En 1915, la jeune Elizabeth Endicott accompagne son père à Alep dans le cadre d’une mission humanitaire. Elle va découvrir l’horreur du génocide arménien, mais aussi rencontrer Armen, un arménien qui a perdu sa femme et sa fille.

En 2012, après avoir découvert la photo d’une victime du génocide qui pourrait être de sa famille Laura Petrosian entame des recherches sur l’histoire de ses grands-parents et va mettre à jour un terrible secret de famille.

Cette lecture m’a d’abord appris beaucoup de choses sur les circonstances et le déroulement du génocide arménien. L’intégration d’une histoire d’amour dans un tel contexte était plutôt délicat, mais j’ai trouvé que l’auteur s’en sortait très bien et traitait cette alliance avec beaucoup de tact et de pudeur. L’histoire d’Elizabeth et d’Armen est comme une fleur poussant sur un tas de cendres, une note d’espoir dans une symphonie de l’horreur.

Au-delà des évènements eux-mêmes ce roman soulève aussi la question de l’oubli des générations suivantes. L’alternance entre le passé (l’histoire d’Elizabeth et d’Armen) et le présent (avec Laura) permet aussi de mettre en avant l’importance du travail de mémoire. La femme des dunes est un roman très émouvant qui  rend hommage à toutes les victimes de ce génocide trop longtemps oubliées par l’Histoire.

 

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[Série] The Walking Dead (saisons 1-2-3)

The Walking dead 4

Blessé au cours d’une fusillade, le shérif Rick Grimes se réveille d’un long coma dans un monde qu’il ne reconnaît plus. Une grande partie de la population a été transformée en morts-vivants assoiffés de chair et de sang, et ses proches ont disparu. Il va se mettre à la recherche de sa femme et de son fils, et rejoindre un petit groupe d’humains qui tentent de survivre tant bien que mal.

The Walking Dead est une série d’horreur (déconseillée aux moins de 16 ans) adaptée de la BD créée par Robert Kirkman, qui compte 19 tomes à ce jour.

Au cœur de cette série post-apocalyptique,  il y a d’abord la question de la survie:  se nourrir, se déplacer, se défendre, se soigner, occupent nos personnages une bonne partie du temps. Si au cours de la première saison ils sont dans la nature et donc particulièrement vulnérables, ils trouveront refuge ensuite dans une ferme isolée (2ème saison) puis dans une prison (3ème saison). Ces moments de répit (tout à fait relatif) permettront de se concentrer un peu plus sur la psychologie des personnages et sur leurs relations, qui vont devenir de plus en plus complexes et intenses. Le groupe va tester plusieurs modes de fonctionnement, les liens se resserrer, les personnalités vont évoluer, s’affiner.

The Walking Dead 1

Rick Grimes (joué par Andrew Lincoln, vu notamment dans L’arnacoeur ou Love Actually) qui m’agaçait un chouïa dans la saison 1 dans son rôle de gentil shérif droit dans ses bottes et un peu lisse, va prendre de l’épaisseur, nourri par la colère et l’amertume. Mais mon chouchou reste Daryl Dixon, mèche rebelle et biceps saillants, le bad boy jamais avare d’une remarque désagréable mais toujours prêt à secourir la veuve et l’orphelin. Personnage créé pour la série (il n’existe pas dans la BD) il était un peu en retrait dans la première saison mais dispute désormais la vedette à Rick, grâce à la présence magnétique de l’acteur Norman Reedus.

Mieux vaut cependant ne pas trop s’attacher aux personnages, car les scénaristes n’hésitent pas à en sacrifier beaucoup, et d’autres font leur apparition, ce qui permet à la série de se renouveler sans cesse. S’il est difficile de vous parler des autres personnages sans vous en révéler trop, je trouve que le personnage de Carl, le fils de Rick, est lui aussi assez fascinant: Est-il possible de rester un enfant dans un tel monde? Ce sera une des questions majeures de la saison 3.

The Walking Dead 2

Le rapport entre les survivants et les morts-vivants est ici fort bien exploité. Ces derniers  constituent une menace, ce qui permet de maintenir une tension constante (on ne sait jamais quand un zombie va débouler pour grignoter un bras). Mais derrière chaque marcheur se cache aussi des parents, des enfants, des amis, ce qui donne quelques scènes très fortes et émouvantes, dans lesquelles certains personnages vont devoir affronter leurs proches qui ont été transformés.

Les personnages devenant rapidement experts en zigouillage de zombies, d’autres dangers vont apparaître au fil des épisodes, ce qui permet de relancer l’intérêt de la série, et les vivants vont se révéler plus terrifiants que les morts, dans un monde où il n’existe plus aucune règle et où seuls les plus forts peuvent survivre. Des luttes de pouvoir vont vite apparaître, au sein du groupe (lors des deux premières saisons, entre Rick et son meilleur ami Shane notamment) ou entre plusieurs groupes de survivants (avec l’apparition d’un personnage clé à la 3ème saison, Le Gouverneur).

D’habitude je ne suis pas particulièrement friande des films ou séries d’horreur, mais je trouve que de ce point de vue cette série reste plutôt accessible au grand public. Plus que quelques scènes sanguinolentes c’est peut-être la noirceur de cette série qui est déstabilisante, les espoirs d’un retour à une vie normale étant toujours étouffés dans l’œuf, et l’humanité semblant ici condamnée à disparaître à plus ou moins brève échéance. Mais malgré son côté très sombre, The Walking dead est définitivement ma série préférée du moment, j’ai regardé ces 3 premières saisons en moins de 3 mois et je suis impatiente de voir la saison 4, actuellement diffusée aux Etats-Unis.

The Walking dead 3

 

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[Photos] Les maisons abandonnées de Détroit par Kevin Bauman

A foggy morning in Detroit

C’est dans les années 90 que le photographe américain Kevin Bauman a commencé à photographier les maisons abandonnées de la ville de Détroit  (on en compte désormais près de 12000 dans toute la ville).   Délabrées, envahies par la végétation ou incendiées, elles symbolisent bien la déchéance de cette ville, ancien fleuron de l’industrie automobile américaine (la ville a été déclarée en faillite en 2013).

Ce que j’aime particulièrement dans ces photos ce sont les détails, une porte restée ouverte, des volets fermés, un fauteuil abandonné, une inscription sur un mur, ces petits bouts d’existence qui restent figés là comme s’ils attendaient le retour de leurs propriétaires.  Et on pourrait presque entendre le silence terrible qui entoure désormais ces maisons…

Vous pouvez retrouver l’intégralité du projet sur le site 100 Abandoned Houses.

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Ma wish-list de janvier

Voilà une petite sélection de 10 titres qui me tentent particulièrement dans les sorties de ce mois de janvier!

Wish-list janvier

  • La fille surexposée de Valentine Goby (éditions Alma, sortie le 30 janvier)

De 1900 à 1950 se multiplièrent les cartes postales coloniales : femmes-objets « couleur locale » ou costumées selon les standards aguicheurs du moment. Aujourd’hui l’artiste marocain Miloudi Nouiga balafre de peinture ces photos dans un geste doublement provoquant dénonçant à la fois le colonialisme d’hier et la censure présente des intégristes musulmans. Valentine Goby s’inspire de cette révolte. Elle raconte le voyage d’une carte postale. L’image passe successivement du photographe qui prend le cliché dans les années 1920 à la prostituée marocaine qui pose, au soldat français qui achète la carte dans une boutique de Casablanca, années 1940 puis enfin à la petite fille française du militaire qui la retrouve aujourd’hui dans les papiers d’un héritage. Que voit-on vraiment ? De quoi, de qui parle-t-on ? Valentine Goby poursuit ainsi sa quête romanesque où le corps tient une place primordiale. La carte postale représentant la « fille surexposée » s’est projetée dans une peinture de Miloudi. Elle figure en couverture de ce livre et dans le musée imaginaire des révoltes de Valentine. On retrouve dans ce texte envoûtant la passion de celle-ci pour « les multiples mensonges de l’image » depuis sa construction voici cent ans jusqu’à sa reconstruction aujourd’hui en passant par toutes les métamorphoses de l’histoire.

  • Le village évanoui de Bernard Quiriny  (éditions Flammarion)

Un beau matin de septembre, les habitants de Châtillon-en-Bierre se retrouvent confrontés à un curieux phénomène : il leur devient soudain impossible de quitter leur village. Les routes n’aboutissent plus nulle part, tout comme les coups de téléphone et les e-mails. Après la sidération du début, il faut très vite affronter des questions pratiques (comment manger, se soigner, etc.), puis des questions métaphysiques. Les Châtillonnais sont-ils désormais seuls dans l’univers ? Est-ce un signe de Dieu ? Jouant de situations tantôt cocasses, tantôt tragiques, Bernard Quiriny signe une savoureuse fable sur la démondialisation doublée d’une interrogation sur le sens de l’existence.

  • Les douze tribus d’Hattie d’Ayana Mathis (éditions Gallmeister)

Gare de Philadelphie, 1923. La jeune Hattie arrive de Géorgie en compagnie de sa mère et de ses soeurs pour fuir le Sud rural et la ségrégation. Aspirant à une vie nouvelle, forte de l’énergie de ses seize ans, Hattie épouse August. Au fil des années, cinq fils, six filles et une petite-fille naîtront de ce mariage. Douze enfants, douze tribus qui égrèneront leur parcours au fil de l’histoire américaine du XXe siècle. Cette famille se dévoile peu à peu à travers l’existence de ces fils et de ces filles marqués chacun à leur manière par le fort tempérament de leur mère, sa froide combativité et ses secrètes failles. Les Douze Tribus d’Hattie, premier roman éblouissant déjà traduit en seize langues, a bouleversé l’Amérique. Telles les pièces d’un puzzle, ces douze tribus dessinent le portrait en creux d’une mère insaisissable et le parcours d’une nation en devenir.

  • Automne de Jan Henrik Nielsen (Editions Albin Michel, Collection Wiz)

La Grande Catastrophe a anéanti le monde. Depuis six ans, les plantes, les animaux puis les hommes sont tombés malades. La terre est devenue un endroit toxique et ses habitants vivent reclus, avec des réserves de nourritures. Même l’eau est rare. Deux soeurs, Fride et son aînée, Nanna, habitent dans un bunker sur une toute petite île avec leur père. À la faveur de circonstances exceptionnelles – leur père tombe malade – les filles sont obligées de sortir pour trouver des médicaments. Commence alors un long périple à pied dans un paysage désolé : les rencontres, les peurs, la joie surprenante de voir ce monde qu’elles ne connaissent plus, les rendent plus fortes, avec au bout, l’espoir d’une nouvelle vie…

  • Les 100 de Kass Morgan (éditions Robert Laffont, Collection R)

Depuis qu’une guerre nucléaire a ravagé la planète, l’humanité s’est réfugiée dans des stations spatiales en orbite à des milliers de kilomètres de sa surface radioactive. Aujourd’hui, cent jeunes criminels sont envoyés en mission périlleuse : recoloniser la Terre. Cela peut leur donner une chance de repartir de zéro… ou de mourir dès leur arrivée.
Clarke a été arrêtée pour trahison, mais son véritable crime continue de la hanter au quotidien. Wells, le fils du Chancelier, est venu sur Terre pour ne pas être séparé d’elle, cette fille qu’il aime plus que tout. Mais saura-t-elle un jour pardonner son parjure aux conséquences fatales ? Bellamy, au tempérament de feu, a tout risqué pour rejoindre Octavia à bord de la navette : tous deux sont les seuls frères et soeurs que compte encore le genre humain. Glass, elle, a accompli la manoeuvre inverse et est parvenue à rester à bord de la station. Elle va vite comprendre que les dangers qui la guettent sont au moins aussi nombreux que sur Terre. Face à un monde hostile où chacun reste rongé par la culpabilité, les 100 vont devoir se battre pour survivre. Ils n’ont rien de héros, et pourtant, ils pourraient bien être le dernier espoir de l’humanité…

  • Opération Sweet Tooth d’Ian McEwan (éditions gallimard)

En Grande-Bretagne, au début des années 1970, la guerre froide est loin d’être finie. Diplômée de Cambridge, belle et intelligente, Serena Frome est la recrue idéale pour le M15. La légendaire agence de renseignements anglaise est en effet bien décidée à régner sur les esprits en subvenant aux besoins d’écrivains dont l’idéologie s’accorde avec celle du gouvernement…

  • Les vies parallèles de Greta Wells d’Andrew Sean Greer (éditions de l’Olivier)

New York, Greenwich Village, 1985. Greta Wells, une photographe, est atteinte de dépression : son frère jumeau Félix est mort du sida, et son petit ami Nathan vient de la quitter. Elle entreprend un traitement par électrochocs.
Le lendemain matin Greta découvre qu’elle a changé d’époque – nous sommes maintenant en 1918. Félix est bien vivant, il est fiancé à la fille d’un sénateur et a une liaison secrète avec son avocat, Alan.
Mais la voilà à nouveau projetée dans le temps – en 1941, cette fois. Greta a épousé Nathan, avec qui elle a fondé une famille. Elle fréquente aussi Léo, un homme plus jeune qu’elle. Ces vertigineux allers-retours sont bien plus que des changements d’époque : ce sont des mondes différents que doit affronter Greta, des vies alternatives parmi lesquelles il lui faudra, si elle en est capable, choisir celle qui lui convient. Dans le dédale du temps, une femme cherche son chemin…

  • Plein Gaz de Joe Hill et Stephen King (éditions JC Lattès)

Sur une route désolée du Nevada, un gang de motards est pris en chasse par un camion fou, apparemment bien décidé à les éliminer un à un. Il n’existe qu’une seule issue pour sauver sa peau : ne jamais ralentir…
Inspiré par le désormais classique Duel, de Richard Matheson, adapté au cinéma par Steven Spielberg dans son premier film, Plein Gaz marque la première collaboration entre Stephen King et Joe Hill.

  • Mer agitée à très agitée de Sophie Bassignac (éditions JC Lattès)

Après des années new-yorkaises aussi branchées que dangereuses, Maryline, ancien mannequin longiligne, et William Halloway, ex-rock star, échouent sur la côte bretonne, à Ker Annette, pour y mener une vie de paisibles hôteliers. Mais un beau matin de juillet, une jeune femme est retrouvée morte dans la crique. Chargé de l’enquête, Simon Schwartz va bouleverser la vie tranquille de Maryline et réveiller les fantômes de sa jeunesse, lui qui était autrefois son grand amour. En cette veille de saison estivale, Maryline devra jouer serré pour protéger son monde, tout en continuant à recevoir les clients de sa maison d’hôtes battue par les vents de la côte sauvage.
Au fil de ce faux roman policier, l’amour et l’humour courent comme un furet entre les membres d’une famille hors norme, emportée avec quelques autres excentriques de passage dans une danse iodée et très rock and roll.

  • Les jeunes mariés de Nell Freudenberger (éditions de la Table Ronde)

Depuis qu’elle est toute petite, Amina rêve d’ailleurs. De chocolat Cadbury et de pantalons à l’occidentale. D’hivers rigoureux et de discussions en anglais. De quitter le Bangladesh pour offrir un nouvel avenir à ses parents vieillissants. Quand, sur AsianEuro.com, elle fait la connaissance de George, un ingénieur américain de trente-cinq ans, elle accepte sans hésiter sa demande en mariage… Mais si la famille de George essaie tant bien que mal de l’accueillir, Amina perçoit dans l’atmosphère hypocrite des déjeuners dominicaux tous leurs préjugés. Sur sa religion, dans un contexte post-11 septembre encore brûlant. Sur le besoin qu’elle a de faire venir ses parents au plus vite, une fois obtenu son passeport américain. Quand s’ajoutent au fossé culturel les non-dits d’une relation apparemment sans histoires, les États-Unis cessent définitivement de ressembler à une terre promise pour Amina. Nell Freudenberger confirme son talent pour écrire l’exil. Ce portrait d’une jeune émigrée est aussi celui de deux pays que tout oppose, le Bangladesh et les États-Unis, dont elle capte avec une même justesse les contradictions.

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