[BD] Le train des orphelins – Xavier Fourquemin & Xavier Charlot

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Cette série s’inspire de faits réels: Entre 1853 et 1929, environ 250.000 enfants des rues de New York (qui n’étaient pas tous orphelins) furent envoyés vers l’Ouest pour y être adoptés.  Ces enfants étaient souvent considérés comme de la main d’œuvre bon marché dans des zones rurales qui avaient besoin de bras.

Le déroulement de ces adoptions sauvages sont ici très bien décrites: de ville en ville on installait les enfants sur un podium (en les faisant éventuellement chanter ou danser) pour que de potentiels adoptants puissent les observer sous toutes les coutures, un peu comme dans une foire aux bestiaux. Les fratries étaient séparées, les handicapés rejetés. On incitait les enfants à oublier leur passé, on leur confisquait leurs photos ou leurs souvenirs.

La série Le train des orphelins compte 3 tomes pour l’instant, divisés en deux cycles. Le 1er cycle est composé du tome 1 (Jim) et du tome 2 (Harvey), le 2ème cycle du tome 3 (Lisa) et d’un tome 4 qui paraîtra le 12 mars prochain (Joey). Un 3ème cycle serait également prévu.

Dans les deux premiers tomes on suit Jim, qui vit dans un orphelinat new-yorkais en 1920, et qui s’apprête à prendre l’un de ces trains pour l’ouest avec son petit frère Joey. Il ne perd pourtant pas l’espoir que leur père pourra – voudra – les récupérer dans un avenir proche. Sur sa route il va croiser le jeune Harvey et son destin en sera changé à jamais. Que s’est-il passé entre les deux enfants pour que Jim ressente le besoin d’une ultime confrontation avec Harvey près de 70 ans plus tard? Le 3ème tome s’attache aux pas de Lisa, une jeune fille qui n’était pas destinée à être adoptée, elle devait s’occuper des plus petits, mais elle est embarqué par une brute épaisse qui veut l’épouser. Elle va s’enfuir, emmenant malgré elle Joey, le petit frère de Jim.

J’ignorais l’existence de ces orphan trains , et de cette histoire incroyable et douloureuse, les auteurs ont su tirer une BD vraiment passionnante et émouvante. On y suit les personnages enfants mais aussi une fois devenus adultes,  et on y partage la difficulté que rencontre Jim notamment quand il décide d’entamer des recherches sur son passé. J’ai adoré l’histoire, pleine de rebondissements, le dessin très dynamique, et les personnages particulièrement attachants. Bref c’est un vrai coup de coeur!

Les Etats-Unis n’a pas été le seul pays à mettre en place ce genre de pratique: Entre 1963 et 1982, 1 630 enfants réunionnais ont été ainsi déplacés dans les campagnes françaises, notamment dans la Creuse. Le 18 février 2014 l’assemblée nationale a reconnu la responsabilité de l’Etat français dans l’affaire dite « des Enfants de la Creuse ».

 Le train des orphelins, tomes 1 à 3, Bamboo éditions  – 5 étoiles

 

Challenge petit bac 2014

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Ma wish-list de février

Quelques titres qui me tentent dans les sorties de ce mois de février!

 

wish-list février

  • Expo 58 – Jonathan Coe (Gallimard)

Londres, 1958. Thomas Foley dispose d’une certaine ancienneté au ministère de l’Information quand on vient lui proposer de participer à un événement historique, l’Exposition universelle, qui doit se tenir cette année-là à Bruxelles. Il devra y superviser la construction du Pavillon britannique et veiller à la bonne tenue d’un pub, Le Britannia, censé incarner la culture de son pays. Le jeune Foley, alors qu’il vient de devenir père, est séduit par cette proposition exotique, et Sylvia, son épouse, ne voit pas son départ d’un très bon œil. Elle fera toutefois bonne figure, et la correspondance qu’ils échangeront viendra entrecouper le récit des nombreuses péripéties qui attendent notre héros au pays du roi Baudouin, où il est très vite rejoint par de savoureux personnages : Chersky, un journaliste russe qui pose des questions à la manière du KGB, Tony, le scientifique anglais responsable d’une machine, la ZETA, qui pourrait faire avancer la technologie du nucléaire, Anneke, enfin, l’hôtesse belge qui va devenir sa garde rapprochée… Coe embarque le lecteur dans une histoire pleine de rebondissements, sans que jamais la tension ne retombe ou que le ridicule ne l’emporte. Sous la forme d’une parodie de roman d’espionnage, il médite sur le sens de nos existences et dresse le portrait d’un monde disparu, l’Angleterre des années 1950, une société tiraillée entre une certaine attirance pour la liberté que semble offrir la modernité et un attachement viscéral aux convenances et aux traditions en place.

  • Le club de la petite librairie de Deborah Meyler (City editions)

Jeune femme brillante, Esme obtient une bourse à l’université de Columbia à New York. Dans cette ville où tout semble éphémère, elle tombe amoureuse de Mitchell. Tout va bien, jusqu’à ce qu?elle soit enceinte : là, Mitchell annonce qu’il la quitte. Déterminée à reprendre sa vie en main, Esme trouve un travail dans une petite librairie de quartier, tenue par George, son propriétaire excentrique et le taciturne Luke dont le rêve est de devenir guitariste. Au milieu des livres, la jeune femme trouve un réconfort bienvenu. Tout comme auprès des clients de la librairie qui deviennent des amis et des soutiens Et puis, un jour, Mitchell revient. Esme a-t-elle envie de lui accorder une seconde chance ? Le bonheur est-il à ce prix ? Un magnifique roman, une déclaration d’amour aux livres et à l’amitié.

  • Les O’Brien de Peter Behrens (Philippe Rey)

Tout commence en 1887 au fond du Pontiac, l’arrière-pays canadien, lorsque la famille O’Brien apprend le décès du père au cours de la guerre des Boers : le jeune Joe prend dès lors en charge la subsistance de la maisonnée en montant une petite entreprise de bois. Après la mort de sa mère, décidé à fuir un quotidien aride et un beau-père abusif, Joe organise, avec l’aide d’un vieux jésuite, le départ de la fratrie pour une nouvelle vie – les filles au couvent, un frère au séminaire, l’autre en Californie et Joe en quête de réussite.
On suit Joe alors qu’il parcourt le continent, rencontre sa future femme, Iseult Wilkins, fonde une entreprise et une famille. Si la première moitié du récit est dense, détaillée, la seconde fonctionne davantage par touches et bribes qui viennent se juxtaposer, se compléter et former un tableau au final très complet. On peut imaginer Les O’Brien tel un arbre : les racines correspondant à l’enfance rude de Joe, le tronc à sa rencontre et au début de son mariage avec Iseult, les branches aux enfants et aux années qui passent…
Raconté du point de vue de Joe, d’Iseult et de chacun des enfants, parcourant la construction du chemin de fer canadien, deux guerres mondiales, les années folles, le deuxième après-guerre, Les O’Brien est tout à la fois la biographie d’un homme exceptionnel, d’un mariage, d’une famille, et l’histoire extrêmement bien documentée d’un siècle, de l’évolution des mentalités à travers les générations qui s’entrechoquent…
Une passionnante épopée moderne.

  • M. Penombre libraire ouvert jour et nuit de Robin Sloan (Michel Lafon)

Quand Clay Jannon est embauché dans la librairie de l’étrange M. Pénombre, il découvre un lieu aussi insolite que son propriétaire, et fréquenté par les membres d’un drôle de club de lecture. Ceux-ci débarquent toujours en pleine nuit pour emprunter l’un des très poussiéreux volumes relégués au fond de la boutique. Volumes que M. Pénombre a formellement interdit à son nouvel employé de consulter. Clay finit pourtant par succomber à sa curiosité et découvre que ces livres sont tous écrits en code. Quelle obscure révélation renferment-ils? Cédant à l’appel du mystère, Clay s’attaque à « l’énigme du Fondateur » avec l’aide de son colocataire, de son meilleur ami et de son amoureuse, ingénieure prodige chez Google.

Les quatre amis se lancent alors dans une quête qui les mènera bien au-delà des murs de la petite librairie. De San Francisco à New York, ils se trouveront aux prises avec une société occulte d’érudits légèrement allumés, un codex indéchiffrable, un génial typographe du XVe siècle et, qui sait, le secret de l’immortalité…

  • L’empreinte de toute chose d’Elizabeth Gibert (Calmann-Levy)

Alma Whittaker naît avec le XIXe siècle, à Philadelphie, d’un père anglais dont le talent de botaniste et la roublardise lui ont permis de faire fortune dans le commerce du quinquina et d’une mère qui tient de sa famille de l’Hortus Botanicus d’Amsterdam une formidable érudition ainsi qu’une rigueur toute hollandaise.
À leurs côtés et au contact des éminents chercheurs qui gravitent autour d’eux, Alma acquiert une intelligence éclectique et la passion de la botanique. En grandissant, elle se passionne pour les mousses puis pour Ambrose Pike, illustrateur de génie. Comme elle, il cherche à percer les secrets de l’univers mais, à la logique scientifique d’Alma, il préfère une pensée ésotérique ; un fossé qui les éloignera inexorablement et poussera enfin Alma à partir à la découverte du vaste monde. Alors que les terra incognita s’amenuisent de jour en jour, Alma explore les continents, la nature, la société dans laquelle elle vit et son propre corps – de l’infiniment grand à l’infiniment petit.
Des bas-fonds de Londres en passant par Philadelphie, Tahiti ou les cimes des Andes, Elizabeth Gilbert nous raconte le siècle kaléidoscopique qui voit jaillir l’esprit des Lumières. Sa plume est vive, insolente, savante et non dénuée de romantisme : à l’image de son héroïne.

  • S. de JJ abrams (Michel Lafon)

Straka est le nom de l’écrivain le plus énigmatique du XXe siècle. Auteur de dix ouvrages sombres et scandaleux, il aurait trouvé la mort en 1946, sans que nul n’ait jamais découvert son identité. D’aucuns pensent qu’il est lié au déclenchement de la Première Guerre mondiale, d’autres, qu’il est le nom derrière lequel se cache une sinistre société secrète ; quelques originaux disent même qu’il s’agit de l’esprit d’une nonne martyre s’exprimant par l’intermédiaire d’une fillette de 9 ans ! Éric, doctorant en lettres fasciné par cet auteur, tente de percer son mystère. Pourtant, seul, il piétine. Ce n’est qu’en retrouvant la copie égarée du dernier ouvrage de Straka, Le Bateau de Thésée, annoté par Jennifer, une autre étudiante, qu’il avance dans son enquête. La jeune fille a un esprit plus audacieux que le sien, et ses théories farfelues pourraient bien être plus proches de la vérité que les siennes. Travaillant de concert, les deux étudiants sont désormais tout près de découvrir l’identité de Straka. Un secret qui a pourtant défié le monde pendant près d’un siècle. Et certains sont prêts à tout pour le préserver… jusqu’à faire couler le sang. LA VERITE N’A PAS DE PRIX

  • Le diable à Westease de Vita Sackville-West
Westease, adorable village de la campagne anglaise, préservé des horreurs d’une guerre encore route fraîche, est bien tranquille… Trop, peut-être ? Lorsque Roger Liddiard, jeune et brillant romancier, s’y arrête au volant de sa Jaguar, il en tombe amoureux et décide de s’y établir, non loin du Professeur, vieux gentleman solitaire, du peintre Wyldbore Ryan, et de Mary Gatacre, la fille du révérend.
Voici que Mr Gatacre est assassiné, sans raison ni indice évidents… Liddiard brûle de résoudre l’énigme. Sans savoir à quel point sa propre responsabilité pourrait être engagée.

  • Juste après de Rosamund Lupton (JC Lattès)

Par une après-midi de juillet, un inconnu met le feu à une école en pleines festivités. Grace se précipite dans le bâtiment : sa fille est seule à l’intérieur. Mais toutes deux sont grièvement blessées…
Qui a pu commettre un tel acte ? Pourquoi ?
C’est ce que Grace veut comprendre. Et si sa fille était visée ? Et si son petit garçon était lui aussi en danger ?
Portée par la force de son amour maternel, Grace ira au-delà de toute limite pour les protéger…

  • Les couleurs de l’espoir de Julie Kibler (Belfond)

Dorrie Curtis, jeune coiffeuse de Dallas, se demande encore ce qui l’a poussée à accepter la requête d’Isabelle McAllistair. Certes, Mlle McAllistair est une excellente cliente, mais de là à entreprendre un si long périple, du Texas à l’Ohio, pour la conduire à de mystérieuses funérailles…
Et pourtant, sur la route, va se lier entre l’énergique mère célibataire afro-américaine et la digne vieille dame de quatre-vingt-neuf ans une amitié d’autant plus belle qu’elle était encore improbable il y a peu.
À mesure que défilent les États du Vieux Sud, Isabelle se confie : l’histoire d’une jeune fille éprise de liberté ; d’une famille bourgeoise engoncée dans ses certitudes ; d’une passion aussi forte qu’interdite sur ces terres rongées par le racisme, et dont l’écho résonne encore douloureusement…
Quelle est la véritable raison de ce voyage ? Que cachent les silences d’Isabelle ? Et si, malgré leurs différences, les deux femmes avaient plus en commun qu’elles ne le croyaient ?

  • La cuisinière de Mary Beath Keane (Presses de la cité)

Immigrée irlandaise courageuse et obstinée arrivée seule à New York à la fin du XIXe siècle, Mary Mallon travaille comme lingère avant de se découvrir un talent caché pour la cuisine. Malheureusement, dans toutes les maisons bourgeoises où elle est employée, les gens contractent la typhoïde, et certains en meurent. Mary, de son côté, ne présente aucun symptôme de la maladie. Au contraire, sa robustesse est presque indécente. Des médecins finissent par s’intéresser à son cas, mais la cuisinière déteste qu’on l’observe comme une bête curieuse et refuse de coopérer. Pourquoi la traite-t-on comme une malade alors qu’elle est en parfaite santé ? Les autorités sanitaires, qui la considèrent comme dangereuse décident de l’envoyer en quarantaine sur une île au large de Manhattan. Commence alors pour Mary Mallon, femme indépendante, un combat à armes inégales pour sa liberté…

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Quoi de neuf sur ma PAL? #1

Un petit coup d’œil sur les derniers livres qui ont rejoint ma PAL la semaine dernière…

 

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D’abord les livres trouvés dans ma boîte aux lettres:

  • L’album Le poisson perroquet d’Amanda Sthers et Magali Le Huche (à paraître le 20 février aux éditions Nathan)
  • Un printemps à la Villa Rose de Debbie Macomber (éditions Charleston). Déjà lu (en tant que lectrice Charleston je reçois d’abord la version numérique avant de recevoir la version papier) mais j’attends la sortie du roman le 10 mars pour vous livrer mon avis.
  • L’île aux papillons  de Corina Bomann (éditions Charleston, sortie le 21 mars). En cours de lecture.
  • Joli surprise du Livre de Poche qui m’a envoyé deux thrillers de Sandrine Collette, Des nœuds d’acier (Grand prix de littérature policière 2013) qui vient d’être publié en poche mais aussi son petit dernier Un vent de cendres paru il y a quelques jours aux éditions Denoël.

 

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J’ai aussi emprunté quelques BD à la bibliothèque:

  • Les deux premiers tomes de The Walking Dead pour avoir ma dose entre deux épisodes de la série.
  • Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre qui donc lui reprisait ses chaussettes? de Zidrou & Roger parce que j’adore le titre!
  • Le muret de Fraipont & Bailly pris par hasard, il était sur l’étagère des nouveautés, je l’ai feuilleté et j’ai été séduite par le style.

 

Si vous avez lu certains de ces titres n’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé 😉

 

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Ma semaine sur Twitter #1

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# 1 – Vu sur History of pictures (@HistoryInPics) cette photo de la construction de la Statue de la Liberté à Paris en 1884, de circonstance pour inaugurer cette semaine franco-américaine.

#2 – PriceMinister lance l’opération 1 blog 1 séance jusqu’au 28 février: à chaque fois qu’un blogueur répondra à un petit questionnaire sur son blog, une séance de cinéma sera offerte à 3 enfants hospitalisés. Mélo (@MamzelleMelo) est une des premières à se lancer ici. #1blog1seance

#3 – L’évènement série de la semaine c’était la reprise de la saison 4 de The Walking Dead aux Etats-Unis dimanche 9 février, et dès le lendemain en France sur @OCSTV. #lelundicestzombie

#4 – Cette semaine des livres, des auteurs, des éditeurs, des bibliothèques, ont été attaqués par des associations extrémistes et des politiques. (via @morandiniblog)

#5 – L’actrice Shirley Temple nous a quitté cette semaine à 85 ans. Elle avait débuté sa carrière d’actrice à 3 ans, avait reçu un oscar à 6 ans, avant d’arrêter sa carrière à 21 ans… (via @cinemacanalplus)

#6 – Le tweet improbable de la semaine, c’est @BarackObama à propos du retour de la série House of cards sur Netflix. Et dire qu’on le croyait occupé à sauver le monde…

Et si vous voulez me suivre sur Twitter, c’est par là 😉

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[Roman] En cas de forte chaleur – Maggie O’Farrell

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Eté 1976, alors que Londres est écrasée par une chaleur caniculaire, Robert, retraité discret d’origine irlandaise, part comme tous les matins acheter son journal, et disparaît. Malgré leurs problèmes personnels et leurs différends, ses 3 enfants viennent soutenir leur mère Gretta. Il y a la sage Monica, la préférée, qui a séduit son ennuyeux mari sur un malentendu et doit désormais subir un week-end sur deux la haine de ses belle-filles. Michael Francis, l’aîné, est aux prises avec de sérieux problèmes de couple qui prennent leur source il y a bien longtemps, quand il a du abandonner sa thèse pour subvenir aux besoins de sa famille. Le plus difficile sera de joindre Aoife, la petite dernière, le vilain petit canard, qui s’est exilée aux Etats-Unis et a quasiment coupé les ponts avec sa famille depuis une violente altercation avec sa sœur.

La disparition du père (qui sert de prétexte et de fil directeur mais n’occupe finalement pas une place centrale au sein du roman) va obliger les trois enfants et leur mère à se retrouver une nouvelle fois réunis dans la maison familiale et à s’interroger sur leurs liens. Leur offrir une dernière chance de recoller les morceaux. Eux qui étaient si proches pendant leur enfance, comment ont-ils pu s’éloigner à ce point?

En se retrouvant bien malgré eux à leur point de départ, dans cette maison où ils ont grandi,  ils vont aussi être confrontés à leurs échecs respectifs. A l’instar du père disparu, chaque personnage porte en lui un secret inavouable. Des secrets plus ou moins graves, de ceux qui vous empoisonnent l’existence, de ceux qui vous construisent et vous révèlent aussi. Empêtré dans les non-dits, les mensonges et les frustrations, chacun a préféré finalement se recroqueviller dans sa coquille plutôt que de dévoiler son vrai visage.

Au fil du roman les portes vont s’entrebâiller, la famille se reconstruire, et au bout du chemin chaque personnage sera aussi le dépositaire du secret de quelqu’un d’autre, allégeant un peu son fardeau et recréant le début d’un lien fraternel à la fois si solide et si fragile. J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman psychologique – que j’ai dévoré en quelques jours – qui traite tout en douceur et en finesse de la difficulté des relations familiales.

En cas de forte chaleur de Maggie O’Farrell, traduction de Michèle Valencia, 348 pages, éditions Belfond 2014 – Note/4 etoiles– Retrouvez cet avis, et bien d’autres, sur Babelio.

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