Chaque femme est un roman d’Alexandre Jardin
Parfois, il me semble que les femmes sont des tremplins vers le fabuleux. Écrivaines pour la plupart non pratiquantes, elles produisent de la prose intérieure destinée à tromper leurs déceptions et à soigner leurs rêves. Changent-elles de métier, d’amant ou d’opinion ? C’est d’abord une césure, un rebond de style, un chapitre qui se tourne. Adressent-elles une oeillade à un passant ? C’est un best-seller qui débute. Depuis mon plus jeune âge, je sais que chaque femme est un roman. Voici en quelque sorte mes études littéraires, blondes et brunes. A. J. (Le livre de poche)
Lu par Amanda

Les gens du Balto de Faiza Guene
Jusqu’à ce fameux samedi, il ne s’était jamais rien passé d’extraordinaire à Joigny-les-Deux-Bouts, petite bourgade tranquille en fin de ligne du RER. Yéva, minijupe et verbe haut, rêvait toujours d’une autre vie. Jacquot, son mari, chômeur, creusait une fosse dans le canapé à force de jeux télévisés. Leur fils Yeznig, déficient mental, recomptait ses dents après chaque repas. Son frère Tanièl, renvoyé du lycée pour avoir abîmé le conseiller d’orientation, peaufinait sa technique pour serrer les blondes. Bref, la routine pour ces habitués qui, un matin, découvrent le patron de « leur » bar, baignant dans son sang. Un drame ? Pas pour les gens du Balto. Avec ce roman choral, Faïza Guène dévoile de nouvelles facettes de son talent. Humour, justesse du trait, Les Gens du Balto confirme que cette jeune romancière n’est pas devenue une figure des lettres par hasard. (Le livre de poche)
Lu par Papillon, Mika, Val, Véro, Angela, Aproposdelivres, Finette, Yohan, Michel

Dessous c’est l’enfer de Claire Castillon
Les hommes sont des ânes comme les autres. Et les femmes de cette famille, de bonnes ânesses dévouées et soumises. C’est la malédiction à laquelle la narratrice veut échapper. À moins que son âne à elle l’inspire. Alors elle l’assassinera au fil des pages. Mais ensuite ? Après son enfance solitaire, silencieuse, ressassée, comment aimer ? En choisissant un autre homme pour la proéminence virile de sa pomme d’Adam ? Absurde. Pourtant elle part avec cet homme-là, c’est décidé. Mais s’il est question d’amour, cette fois, comment le vivre sans l’écrire ? Scruter, décortiquer, noter, c’est sa malédiction à elle. Elle est écrivain. (le livre de poche)
Lu par Clarabel, Lily, Lalibellulebleue

A contretemps de Jean-Philippe Blondel
Entre Paris et Londres, des années 1970 à nos jours, la rencontre aussi inattendue qu attachante d un jeune étudiant affamé de fiction et d un écrivain oublié. À dix-huit ans, Hugo quitte sa province et débarque à Paris pour y suivre des études de lettres. Jean, son logeur, peu aimable, peu loquace, a toutes les apparences du personnage tristement passe-muraille. Et puis, peu à peu, à cause d un roman tombé sur sa route presque par hasard et qui a eu beaucoup de succès dans les années 1970, Hugo va percer la véritable identité de Jean : c est lui l auteur de ce roman. Et s il le cache avec tant de soin, c est parce qu il n y en a eu qu un : il est, depuis, un écrivain raté… Par-delà les plis du temps, le jeune lecteur va rendre son histoire à l homme qui a perdu l écriture.(Pocket)
Mon billet, Lu aussi par Laurence (biblioblog), Juliann, Clarabel, Amanda, Yv, Laure, Saxaoul

Nos séparations de David Foenkinos
Je pense à Iris qui fut importante tout de même, à Emilie aussi, à Céline bien sûr, et puis d’autres prénoms dans d’autres pénombres, mais c’est Alice, toujours Alice qui est là, immuable, avec encore des rires au-dessus de nos têtes, comme si le premier amour était une condamnation à perpétuité. » Alice et Fritz s’aiment, et passent leur vie à se séparer. Les raisons: la cyclothymie des mouvements passionnels, les parents et les beaux-parents, le travail et les collègues, les amis d’enfance, deux Polonais comme toujours, les cheveux et les dents, une longue histoire de cravate, la jalousie, et Schopenhauer bien sûr. (Folio)
Lu par Caroline (avec une interview de David Foenkinos en bonus), Antigone, Cuné, Livrement, Ori, Doriane, Tamara

Les années d’Annie Ernaux
Au travers de photos et de souvenirs laissés par les événements, les mots et les choses, Annie Ernaux donne à ressentir le passage des années, de l’après-guerre à aujourd’hui. En même temps, elle inscrit l’existence dans une forme nouvelle d’autobiographie, impersonnelle et collective. (Folio)
Lu par Loic, Violaine, AnnaBlume, Sylvie, Cathe, Essel, Véronique, Dang, Laurent, Antigone, Dominique, Rose, Dasola, Levraoueg, Thom, Aifelle, Cathulu, Yohan.

Qui touche à mon corps je le tue de Valentine Goby
«Marie G., faiseuse d’anges, dans sa cellule, condamnée à mort, l’une des dernières femmes guillotinées. Lucie L., femme avortée, dans l’obscurité de sa chambre. Henri D., exécuteur des hautes œuvres, dans l’attente du jour qui se lève. De l’aube à l’aube, trois corps en lutte pour la lumière, à la frontière de la vie et de la mort.» Valentine Goby. (Folio)
Lu par Clarabel, Essel, Elfe, Miss Alfie, Flora, Orchidée, Lou, Antigone

La meilleure part des hommes de Tristan Garcia (Prix de Flore 2008)
Dominique Rossi, ancien militant gauchiste, fonde à la fin des années quatre-vingt le premier grand mouvement de lutte et d’émancipation de l’homosexualité en France. Willie est un jeune paumé, écrivain scandaleux à qui certains trouvent du génie. L’un et l’autre s’aiment, se haïssent puis se détruisent sous les yeux de la narratrice et de son amant, intellectuel médiatique, qui passent plus ou moins consciemment à côté de leur époque. Nous assistons avec eux au spectacle d’une haine radicale et absolue entre deux individus, mais aussi à la naissance, joyeuse, et à la fin, malade, d’une période décisive dans l’histoire de la sexualité et de la politique en Occident. Ce conte moral n’est pas une autofiction. C’est l’histoire, que je n’ai pas vécue, d’une communauté et d’une génération déchirées par le Sida, dans des quartiers où je n’ai jamais habité. C’est le récit fidèle de la plupart des trahisons possibles de notre existence, le portrait de la pire part des hommes et – en négatif – de la meilleure. (Folio)
Lu par Mango, Miss Alfie, Aproposdelivres

A Mélie sans mélo de Barbara Constantine
Mélie, 72 ans, vit seule à la campagne. Sa petite-fille, Clara, vient pour la première fois passer chez elle toutes les vacances d’été. La veille de son arrivée, Mélie apprend qu’elle a un problème de santé. Elle verra ça plus tard, La priorité, c’est sa Clarinette chérie. Mélie, le mélo, c’est pas son truc. Elle va passer l’été (le dernier ?) à fabriquer des souvenirs à Clara. (Le livre de poche)
Lu par Clarabel, Depageenpage, Dédale (Biblioblog), Sophie, Tamara, Liliba, Papillon, Pascale, Lau, Martine, Cathulu.

Là où les tigres sont chez eux de Jean-Marie Blas de Roblès (Prix Médicis 2008)
« – L’homme à la bite en pointe ! Haarrk ! L’homme à la bite en pointe ! fit la voix aiguë, nasillarde et comme avinée de Heidegger. Brusquement excédé, Eléazard von Wogau leva les yeux de sa lecture ; pivotant à demi sur sa chaise, il se saisit du premier livre qui lui tomba sous la main et le lança de toutes ses forces vers l’animal. À l’autre bout de la pièce, dans un puissant et multicolore ébouriffement, le perroquet se souleva au-dessus de son perchoir, juste assez pour éviter le projectile. Les Studia Kircheriana du père Reilly allèrent s’écraser un peu plus loin sur une table, renversant la bouteille de cachaça à demi pleine qui s’y trouvait. Elle se brisa sur place, inondant aussitôt le livre démantelé. – Et merde !… grogna Eléazard. Il hésita un court instant à se lever pour tenter de sauver son livre du désastre, croisa le regard sartrien du grand ara qui feignait de chercher quelque chose dans son plumage, la tête absurdement renversée, l’œil fou, puis choisit de revenir au texte de Caspar Schott. » Correspondant de presse à Alcântara, dans le Nordeste brésilien, Eléazard von Wogau reçoit un jour la biographie inédite d’Athanase Kircher, un célèbre jésuite de l’époque baroque. Fasciné par ce qu’il découvre, il se lance dans une sorte d’enquête qui va avoir bien des incidences sur sa vie privée. Jean-Marie Blas de Roblès tire de ce point de départ matière à une fresque fabuleuse. Roman palimpseste, récit ambitieux où se mêlent la démesure et l’érudition, Là où les tigres sont chez eux interroge brillamment la notion même d’écriture. (J’ai lu)
Lu par Amanda, Biblioblog, Clochette, Keisha, Sentinelle, Emeraude, Miss Alfie, Tamara

Robe de marié de Pierre Lemaitre
Nul n’est à l’abri de la folie. Sophie, une jeune femme qui mène une existence paisible, commence à sombrer lentement dans la démence : mille petits signes inquiétants s’accumulent puis tout s’accélère. Est-elle responsable de la mort de sa belle-mère, de celle de son mari infirme ? Peu à peu, elle se retrouve impliquée dans plusieurs meurtres dont, curieusement, elle n’a aucun souvenir. Alors, désespérée mais lucide, elle organise sa fuite, elle va changer de nom, de vie, se marier, mais son douloureux passé la rattrape… L’ombre de Hitchcock et de Brian de Palma plane sur ce thriller diabolique. (Le livre de poche)
Lu par Cuné, Liliba, Kalistina, Jeanjean, Stephie, Ingrid, Taylor, Amy, Fersenette, Sandrine, Pimprenelle.

Le cerveau de Kennedy d’Henning Mankell
Automne 2004. Louise Cantor quitte son chantier de fouilles du Péloponnèse pour rentrer en Suède. Impatiente de revoir son fils, elle le trouve mort dans son appartement de Stockholm. Qui a tué Henrik ? Pas un instant Louise ne veut croire que son fils unique se soit suicidé. Avec l’énergie du désespoir et une obstination d’archéologue, elle va tenter de reconstituer fragment par fragment les dernières années d’une vie brutalement interrompue. Secondée par Aron, le père d’Henrik qu’elle a déniché au fin fond de l’Australie, Louise découvre que son fils avait une vie secrète, émaillée d’inquiétantes zones d’ombre. Pourquoi Henrik s’intéressait-il tant au cerveau du président Kennedy, disparu lors de son autopsie ? Pourquoi avait-il un appartement clandestin à Barcelone ? D’où provenaient les grosses sommes d’argent dont il disposait ? Que faisait-il au Mozambique dans un mouroir pour malades atteints du sida ? Quand Aron disparaît brusquement sans laisser de traces, Louise comprend qu’elle est aux prises avec des forces occultes qui la dépassent. Au bord du gouffre mais plus déterminée que jamais, ses pas la conduisent au cœur de l’Afrique. Une vérité effroyable l’y attend. A travers ce récit palpitant et lucide, Henning Mankell exprime sa colère contre le cynisme du monde occidental face au lent naufrage d’un continent rongé par le sida.
Lu par Zarline, Kathel, AnnaBlume, Yv, Alain, Cathulu, Lilasviolet.

avis de tempeteAvis de tempête de Susan Fletcher
Après le succès international de son premier roman, La Fille de l’Irlandais, Susan Fletcher revient avec un deuxième livre encore plus réussi. Moïra, vingt-huit ans, est au chevet de sa jeune sœur, Amy, qu’une terrible et inexplicable chute a plongée dans le coma depuis cinq ans. Habitée par le remords, Moïra parle à sa cadette. Elle s’excuse de n’avoir pas été la sœur rêvée. D’une extrême sensibilité, c’est une écorchée vive qui ne peut, n’a jamais pu et ignore comment s’abandonner à l’amour des autres, de ses parents, de sa sœur, et plus tard de son époux… Au travers de cette confession, Moïra cherche à la fois à se faire pardonner, et à assumer enfin son statut de femme, en paix avec elle-même. Avec de saisissantes descriptions de la nature et de la mer, qui rehaussent ses talents d’artiste, Susan Fletcher nous conte une histoire émouvante d’amour, de peine et de rédemption. (j’ai lu)
Lu par Shereads

Mari et femme de Regis de Sa Moreira
Un couple en pleine rupture se réveille un matin, chacun dans le corps de l’autre. La surprise passée, une exploration intime sans précédent commence pour lui en elle et elle en lui. Cet événement fantastique plonge le lecteur autant que le couple dans une nouvelle vie qu’ils sont forcés d’apprivoiser. Le vertige de soi et de l’autre, vertige des pronoms et des mots, se poursuit ainsi au gré de leur vie quotidienne, qu’il transfigure. Sans doute fallait-il cela pour recommencer à prêter attention à l’autre et à soi, pouvoir s’aimer à nouveau.
Lu par Lily, Laurence (Biblioblog), Amanda, Cuné, Karine, Jules, Antoine, Emeraude, Antigone, Sandrounette, Le bookomaton

Enfant 44 de Tom Rob Smith
Agent du MGB, la police d’Etat chargée du contre-espionnage, Leo est un officier particulièrement zélé, acquis à la grandeur du communisme et au régime stalinien. L’hiver 1953 à Moscou, lorsqu’on retrouve le corps d’un petit garçon sur une voie ferrée, Leo reste fidèle à la ligne du parti : face à la famille, qui croit à un assassinat, il confirme que l’enfant a été victime d’un accident. Le crime n’existe pas dans le parfait Etat socialiste. L’affaire est classée. Tombé en disgrâce à cause des intrigues de l’un de ses subordonnés, contraint à l’exil avec sa femme Raissa, Leo se retrouve dans une petite ville de l’Oural, où il découvre qu’un enfant est mort dans les mêmes conditions que ‘l’ accident’ de Moscou. Plus de doute possible : il s’agit bien de meurtres, et une dangereuse enquête commence pour celui dont les certitudes ont commencé à se fissurer. Leo ne peut plus être l’un des rouages de cette machine prête à tout broyer autour de lui. (Pocket)
Lu par Zarline, Le Bookomaton, Luocine, Dasola, Flora

Un monde sans fin de Ken Follett
En 1327, quatre enfants sont les témoins d’une poursuite meurtrière dans les bois : un chevalier tue deux soldats au service de la reine, avant d’enfouir dans le sol une lettre mystérieuse, dont le secret pourrait bien mettre en danger la couronne d’Angleterre. Depuis ce jour, le destin des enfants se trouve lié à jamais. (Le livre de poche)
Lu par Devorelivre, Pimpi (Biblioblog), Kalistina, Uncoindeblog, Chaplum, Papillon, Argentel, Mango, Freude, Livresse, Marie, Lisa

Sur la plage de Chesil d’Ian McEwan
«Ils étaient jeunes, instruits, tous les deux vierges avant leur nuit de noces, et ils vivaient en des temps où parler de ses problèmes sexuels était manifestement impossible…» Le soir de leur mariage, Edward Mayhew et Florence Ponting se retrouvent enfin seuls dans la vieille auberge du Dorset où ils sont venus passer leur lune de miel. Mais en 1962, dans l’Angleterre d’avant la révolution sexuelle, on ne se débarrasse pas si facilement de ses inhibitions et du poids du passé. Les peurs et les espoirs du jeune historien et de la violoniste prometteuse transforment très vite leur nuit de noces en épreuve de vérité où rien ne se déroule selon le scénario prévu. Dans ce roman dérangeant, magistralement rythmé par l’alternance des points de vue et la présence obsédante de la nature, Ian McEwan excelle une nouvelle fois à distiller l’ambiguïté, et à isoler ces moments révélateurs où bifurque le cours d’une vie. (Folio)
Lu par Amanda, Anna Blume, Le Bookomaton, Laurent, Sylvie, InColdBlog, LeLivraire, Julien, Lilymousine, Keisha, Lilly, Maeve, Livresse, Lencreuse, Stephie, Enna, Valériane, Dasola, Lau, Bellesahi, Kathel, Levraoueg, Thom, Jules, Le Bookomaton.

Sexe, diamants et plus si affinités de Lauren Weisberger
Emmy, Leigh et Adriana sont amies depuis six ans. Belles, sexy, dans le vent, elles connaissent par cœur tous les endroits tendance de Manhattan. Pourtant, lors d’une soirée un peu trop arrosée, elles font un pacte qui va bouleverser leur existence : chacune des trois doit changer radicalement de comportement surtout à l’égard du sexe fort ! Mais si transformer une bomba latina en jeune mariée n’est pas une mince affaire, convertir une grande romantique au libertinage relève presque du miracle. Quant à faire dévier du droit chemin une workaholic sur le point d’épouser l’homme de sa vie et de s’installer dans l’appartement de ses rêves, c’est carrément mission impossible ! Sauf que, c’est bien connu, la vie est pleine de surprises. (Pocket)
Lu par Mango et Cocola.

Déjeuner de famille de John Cheever
Comme les deux recueils de John Cheever précédemment parus, Déjeuner de famille nous donne à voir l’univers des banlieues cossues de la côte Est des États-Unis, les cocktail parties, les plaisirs de la chair portés à une hauteur presque spirituelle, mais aussi la mélancolie, le mal-être dont souffrent presque tous les personnages en quête de quelque chose qu’ils ne savent nommer mais dont l’absence leur est insupportable. John Cheever épingle en douceur les faux-semblants de la classe moyenne. Mais il serait inexact de croire que ces nouvelles sont seulement noires, l’humour et la fantaisie y sont omniprésents. L’auteur manifeste vis-à-vis de ces hommes et de ces femmes à la dérive une empathie qui les teinte d’une bouleversante tendresse. (Folio)
Lu par Laurent, Hathaway

De Niro’s game de Rawi Hage
Liban, début des années 1980. Campé dans un Beyrouth dévasté par les bombes, De Niro’s Game est une odyssée chaotique, écorchée et haletante, une plongée vertigineuse au cœur de la guerre civile et de ses folies. A Beyrouth-Ouest, Bassani et Georges, deux amis d’enfance, tuent leur ennui et leur mal de vivre à coups de petits boulots minables, de maigres larcins et de soirées trop arrosées. Les jours se suivent et avec eux les alertes, les morts, les immeubles en ruine. Les filles sont inaccessibles, muselées par les traditions et les couvre-feux. Entre deux visites aux copains de lycée engagés dans la milice, les deux jeunes gens s’imaginent coulant des jours meilleurs : Bassam rêve de fuir à l’étranger, et Georges, lui, se sent de plus en plus attiré par les discours belliqueux de la milice chrétienne. Dans un ultime défi, les deux amis décident de détourner la recette de la salle de jeu où Georges travaille. Mais l’argent seul suffira-t-il à les éloigner de la guerre et à sauver leur amitié ? Porté par une écriture sans concessions, le premier – roman de Rawi Hage annonce, au-delà de la puissance du récit, l’avènement d’une nouvelle voix. (Folio)
Mon billet, lu aussi par Calepin, AnnaBlume, Erzebeth, Yv, Keisha, Catherine (Biblioblog), Babs, Malice, Kathel, Gangoueus, Sophie, Julien, Leiloona, Uncoindeblog, Laurent, Hélène, Naina, Tamara, Cathulu, Loutarwen, Chaperlipopette, Fashion.

le pont des soupirsLe pont des soupirs de Richard Russo
Louis C. Lynch, dit Lucy, a toujours vécu à Thomaston, une petite bourgade proche de New York. D’un père optimiste et d’une mère tyrannique, il a hérité un  » empire  » de petits commerces, qu’il s’apprête à léguer à son fils unique. Tandis que sa femme Sarah prépare leur premier vrai voyage, un séjour à Venise où ils espèrent retrouver leur plus vieil ami, Bobby Marconi, devenu un peintre de renom, Lucy met la dernière touche à l’histoire de sa vie. Une existence marquée par un drame d’enfance qui le hante encore. Poids des origines, violence des désirs inassouvis, frustrations du couple, turpitudes de la vie provinciale, tels sont les thèmes qu’explore Richard Russo dans cet ample roman, où se rejoignent l’intime et l’universel. (10/18)
Lu par Cuné, Karine, Clochette, Enna, Amanda, Antigone

volvo trucksVolvo Trucks d’Erlend Loe
Où l’on retrouve Andreas Doppler, arpentant cette fois les forêts suédoises et toujours escorté de son fils Gregus et de l’élan Bongo. Il croise sur sa route Maj Britt, avatar de Tatie Danielle, âgée de 92 ans, qui s’est vu retirer le droit d’élever des oiseaux car elle avait sectionné le bec de ses perruches, le trouvant anormal. Depuis, elle noie sa rage dans les vapeurs de haschich en écoutant Bob Marley. Non sans avoir abusé de son corps avantageux, elle va soudoyer Doppler de deux manières. D’abord en se vengeant de Volvo Trucks qui n’a jamais reconnu à son défunt mari mort de chagrin la paternité de l’amélioration du Globetrotter, un camion qui a révolutionné l’histoire du poids lourd. Ensuite en l’instrumentalisant pour réserver une bonne farce à von Borring, son rival et voisin, fondu de scoutisme et d’oiseaux dont il imite peu ou prou le mode de vie. Mais on ne piège pas aussi facilement un adepte de Baden-Powell ! Le louveteau vieillissant sent qu’il a affaire à un homme égaré, en quête de sens. Il propose un marché à Doppler : le ramener dans le droit chemin grâce aux vertus du scoutisme. Doppler choisira-t-il la vie illicite et licencieuse que lui offre Maj Britt, ou le quotidien militaire et sain de von Borring ? Un choix d’autant plus cornélien qu’il est seul face à son destin : cela fait lurette que Bongo et Gregus, lassés de ses frasques, ont mis les voiles. Andreas Doppler va devoir se faire une raison. (10/18)
Lu par Clarabel

Coeur d’encre de Cornelia Funke
Depuis la disparition de sa mère il y a 9 ans, Meggie et son père Mo, un relieur de livres reconnu, consacrent leur vie aux livres et à la lecture. Une nuit, un homme étrange se présente chez eux. Il est à la recherche d’un livre mystérieux et semble prêt à tout pour le retrouver. C’est le début d’une incroyable aventure qui entraine Meggie et Mo accompagnés de leur tante Elinor, une excentrique bibliophile, dans un vieux village d’Italie. (Folio junior)
Lu par Clochette, Pauline, Chimère, Deliregirl, Lemammouth

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25 comments on “Sorties Poches Janvier 2010”

  1. @Valérie: Merci pour ces conseils!

    @Stephie: Il faut te faire interdire de librairie, comme d’autres de casino 😉

    @Val: J’avais bien aimé les deux livres précédents de Faiza Guene, je lirais sans doute « les gens du balto » aussi.

    @Emma: Désolée je n’avais pas vu tes billets (à cause des titres sans doute) je les ajouterais dès que possible.

    @Gene
    : Bonne année à toi aussi 😉

  2. Belle et heureuse année pour toi Solenn 🙂
     » la plage de Chésil » fait partie de mes coups de coeur absolu.  » Un monde sans fin » m’a beaucoup plu, j’ai trouvé qu’il se lisait très vite .
    Le Russo et Amélie sans mélo ont rejoint ma liste à lire 🙂 ils m’attirent
    Merci pour toutes ces nouveautés Solenn

  3. @Pimprenelle: J’ai été surprise de trouver autant de billets positifs sur « Robe de marié », j’avoue que je n’avais jamais entendu parler de ce livre avant!

    @Joey7lindley: Je n’ai pas réussi à trouver la couverture de « Cœur d’encre » mais je l’ajouterais dès que possible.

    @Anne
    : Tu ne m’encourages pas à lire le Roblès 😉

    @Gio
    : Décidément « Robe de marié » à beaucoup de succès!

    @Canel: Argh c’est dommage pour « Robe de marié »!

    @Antigone
    : J’ai noté le Russo, j’en avais lu un autre il y a quelques années que j’avais beaucoup aimé.

  4. Pas mal de belles sorties ce mois-ci ! J’en ai lu plusieurs, ce qui n’est pas toujours le cas… Ne pas hésiter à aller fureter dans « le pont des soupirs » qui est un pavé majestueux. Mes coups de coeur : « Les années » et « Qui touche à mon corps je le tue » !!!

  5. Eh bien, la liste est longue ! merci pour cette rubrique, j’adore !
    Je crois que je vais craquer pour le Castillon et le Foenkinos.
    J’avais eu un vrai coup de coeur pour « Les années », super déçue par « A Mélie sans mélo » après « Allumer le chat » qui m’avait bcp plu, abandonné au milieu « Un monde sans fin » alors que « Les piliers de la terre » avait été une grande lecture plaisir. Et là je lis « Robe de marié », verte de l’avoir acheté en ‘pas poche’ le mois dernier !! 😉

  6. @Jules: Les critiques sur le Roblès sont plutôt bonnes mais il ne me tente pas vraiment…

    @Florinette: Une belle moisson ce mois-ci, pour bien commencer l’année!

    @Caroline: Et moi qui n’ai jamais lu Foenkinos, il faudrait vraiment que je m’y colle 🙂

    @Emmyne: 4 d’un coup ce n’est pas raisonnable, mais promis on ne dira rien à personne!

    @Pauline: De rien 😉

    @Tiphanie: Je crois que c’est la même couverture que pour la version brochée, c’est vrai qu’elle est chouette.

    @Kathel: Les poches ça ne compte pas vraiment 😀

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