Charleston Sud de Pat Conroy (Le livre de poche)

Charleston et San Francisco de l’été 1969 à 1990 . Leo King, dit Toad, Le Crapaud, un rouquin timide et mal dans sa peau, se souvient de l’année de ses 18 ans, des rencontres et des moments qui l’ont marqué à vie (la mort de son frère, retrouvé suicidé dans sa baignoire, son arrestation pour possession de coke, ses deux voisins, des jumeaux beaux comme des dieux, et deux orphelins teigneux qui formeront une bande de 5 inséparables 20 ans durant. Sa mère est une fervente catholique, une admiratrice de J. Joyce, et le proviseur du lycée. Son père y enseigne les sciences. Une ode à l’Amitié qui est aussi le récit du naufrage des existences : une enfance complexée, une adolescence foudroyée, un mariage calamiteux, une traversée périlleuse de l’âge adulte, une vie perchée au-dessus de l’abîme, avec l’amitié pour seul refuge.

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Prodigieuses créatures de Tracy Chevalier (Folio)

« La foudre m’a frappée toute ma vie. Mais une seule fois pour de vrai ». Dans les années 1810, à Lyme Regis, sur la côte du Dorset battue par les vents, Mary Anning découvre ses premiers fossiles et se passionne pour ces « prodigieuses créatures » qui remettent en question les théories sur la création du monde. Très vite, la jeune fille issue d’un milieu modeste se heurte à la communauté scientifique, exclusivement composée d’hommes. Elle trouve une alliée inattendue en Elizabeth Philpot, vieille fille intelligente et acerbe qui l’accompagne dans ses explorations. Si leur amitié se double de rivalité, elle reste, face à l’hostilité générale, leur meilleure arme. Avec une finesse qui rappelle Jane Austen, Tracy Chevalier raconte, dans Prodigieuses Créatures, l’histoire d’une femme qui, bravant sa condition et sa classe sociale, fait l’une des plus grandes découvertes du XIXe siècle.

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Entre le chaperon rouge et le loup, c’est fini de Katarina Mazetti (Babel)

Linnea, dix-sept ans, ne s’est pas vraiment remise du suicide de Pia, sa meilleure amie. Elle a bien essayé de se faire de nouvelles copines, mais entre celle qui la suit comme un labrador et celle qui joue la star partout où elle passe, ce n’est pas très brillant. Linnea cherche sa place. Elle cherche le sens de la vie, aussi. Et obtient finalement quelques réponses pas idiotes du tout, en questionnant tout le monde et n’importe qui, genre son petit frère : “C’est comme un film, tant qu’on n’a pas vu la fin, on ne peut pas savoir de quoi ça parle. Si ?” Alors elle envoie tout balader, grâce à sa grand-mère qui lui file un paquet d’argent. Linnea décide de partir en voyage. A la gare de Stockholm, elle croise la route de Mark. Un de ces mecs face auxquels on devient Petit Chaperon rouge.

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Au delà des pyramides de Douglas Kennedy (Pocket)

Douglas Kennedy au pays des pharaons, ou comment un jeune écrivain encore inconnu débarque à Alexandrie il y a plus de vingt ans, quelques livres sterling et cinq carnets de voyage en poche, bien décidé à éviter les pyramides, la croisière sur le Nil et autres classiques du voyage en Orient. D’Alexandrie à Assouan en auto-stop, de l’oasis de Siwa aux bidonvilles du Caire, une fascinante plongée dans l’envers du décor, où notre apprenti écrivain voyageur va multiplier les rencontres inhabituelles : à quinze mètres du sphinx, un vendeur de Toyota dont le coeur balance entre trois épouses, le prophète Mahomet et sa collection de Mercedes ; un inquiétant pilote de felouque au coeur brisé par une Française ; des Bédouins accroc à CNN ; des moines informaticiens en plein coeur du désert… Autant de confrontations hilarantes, de scènes cocasses pour les errances d’un Américain en terre musulmane. Entre récit et mémoire, – une irrésistible chronique de voyage servie par l’oeil et la plume aiguisés du reporter, pour un futur classique, dans la lignée de Paul Theroux et Bruce Chatwin.

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Pirates de Michaël Crichton (Pocket)

1665, la Jamaïque est une petite colonie britannique perdue au milieu des possessions de l’Empire espagnol. Port Royal, capitale de l’île, n’est pas un endroit où s’établir si l’on veut vivre centenaire: c’est un véritable coupe-gorge où se bousculent aventuriers, loups de mer, filles de mauvaise vie et autres repris de justice. Du point de vue du capitaine Edward Hunter, cependant, la vie sur l’île est riche de promesses. Il faut juste s’y entendre un peu en matière de piraterie… La rumeur circule justement qu’un navire chargé d’or est à quai dans le port voisin de Matanceros. Gouvernée par le sanguinaire Cazalla, l’un des chefs militaires favoris du roi d’Espagne, l’île est réputée imprenable. Qu’à cela ne tienne! Hunter met rapidement sur pied une équipe pour s’emparer du galion. Une femme pirate, fine gâchette dotée de la meilleure vue des Caraïbes, un ancien esclave, muet doué d’une force herculéenne, un vieillard paranoïaque expert en explosifs, et le plus remarquable barreur du Nouveau Monde seront ses compagnons de voyage…

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Le chuchoteur de Donato Carrisi (Le livre de poche)

Cinq petites filles ont disparu.
Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière.
Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.
Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs.
Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure…

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Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi de Katerine Pancol (Le livre de poche)

Souvent la vie s’amuse.
Elle nous offre un diamant, caché sous un ticket de métro ou le tombé d’un rideau. Embusqué dans un mot, un regard, un sourire un peu nigaud.
Il faut faire attention aux détails. Ils sèment notre vie de petits cailloux et nous guident. Les gens brutaux, les gens pressés, ceux qui portent des gants de boxe ou font gicler le gravier, ignorent les détails. Ils veulent du lourd, de l’imposant, du clinquant, ils ne veulent pas perdre une minute à se baisser pour un sou, une paille, la main d’un homme tremblant.
Mais si on se penche, si on arrête le temps, on découvre des diamants dans une main tendue… Et la vie n’est plus jamais triste. Ni le samedi, ni le dimanche, ni le lundi…

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Seul dans le noir de Paul Auster (Babel)

“Seul dans le noir, je tourne et retourne le monde dans ma tête tout en m’efforçant de venir à bout d’une insomnie, une de plus, une nuit blanche de plus dans le grand désert américain.” Ainsi commence le récit d’August Brill, critique littéraire à la retraite. Contraint à l’immobilité par un accident de voiture, il s’est installé dans le Vermont chez sa fille Miriam, qui ne parvient pas à guérir de la blessure que lui a infligée un divorce pourtant déjà vieux de cinq ans. Elle vient de recueillir sa propre fille, Katya, anéantie par la mort en Irak d’un jeune homme avec lequel elle avait rompu, précipitant ainsi, du moins le croit-elle, le départ de ce dernier pour Bagdad… Pour échapper aux inquiétudes du présent et au poids des souvenirs, peu glorieux, qui l’assaillent dans cette maison des âmes en peine, Brill se réfugie dans des fictions diverses dont il agrémente ses innombrables insomnies. Cette nuit-là, il met en scène un monde parallèle où le 11 Septembre n’aurait pas eu lieu et où l’Amérique ne serait pas en guerre contre l’Irak mais en proie à une impitoyable guerre civile. Or, tandis que la nuit avance, imagination et réalité en viennent peu à peu à s’interpénétrer comme pour se lire et se dire l’une l’autre, pour interroger la responsabilité de l’individu vis-à-vis de sa propre existence comme vis-à-vis de l’Histoire. En plaçant ici la guerre à l’origine d’une perturbation capable d’inventer la “catastrophe” d’une fiction qui abolit les lois de la causalité, Paul Auster établit, dans cette puissante allégorie, un lien entre les désarrois de la conscience américaine contemporaine et le questionnement qu’il poursuit quant à l’étrangeté des chemins qu’emprunte, pour advenir, l’invention romanesque.

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Le miroir de Cassandre de Bernard Weber (Le livre de poche)

Et vous, que feriez-vous si vous vouliez voir le futur et que personne ne vous croie ?

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L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet de Reif Larsen

T. S. Spivet est un jeune prodige de douze ans, passionné par la cartographie et les illustrations scientifiques. Un jour, le musée Smithsonian l’appelle : le très prestigieux prix Baird lui a été décerné et il est invité à venir faire un discours. À l’insu de tous, il décide alors de traverser les États-Unis dans un train de marchandises pour rejoindre Washington DC… Mais là-bas personne ne se doute qu’il n’est qu’un enfant. Muni d’un télescope, de quatre compas et des Mémoires de son arrière-arrière-grand-mère, T. S. entreprend un voyage initiatique qui lui permettra peut-être enfin de comprendre comment marche le monde… Notes, cartes et dessins se mêlent au récit avec un humour et une fantaisie irrésistibles.

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Fourrure d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre

C’est en passant devant un kiosque à journaux du boulevard Pierre-Seymard, à Nice, qu’Ondine apprend le suicide de sa mère, la grande écrivaine Zita Chalitzine. On l’a retrouvée dans une voiture enveloppée dans un magnifique manteau de fourrure blanc. Zita, qui avait passé sa vie à faire scandale, ne se départ pas de sa réputation. Et juste avant de disparaître, elle faisait encore parler d’elle : elle n’aurait été qu’un prête-nom aux livres qui ont fait son succès. Ondine ne veut rien savoir de sa génitrice qui n’a été qu’une pâle imitation de ce que devrait être une mère et qui n’a jamais voulu lui dire qui était son père.
Et pourtant, en rangeant les affaires de Zita, après l’enterrement, Ondine découvre le dernier livre de sa mère, non publié, son autobiographie.
Le lecteur entre alors de plein fouet dans la vie extraordinaire de Zita, petite fille pauvre, élevée dans la loge de son énorme mère, Madame Lourdes.
Devenue la protégée de la famille propriétaire de l’immeuble dans lequel elle vit, elle découvre la haute société, la vie facile de ceux qui ont les moyens, la culture, la finesse. Après son bac, elle gagne son indépendance en devenant une des filles de Madame Claude et par la même occasion la maîtresse du grand auteur Romain Kiev. Coqueluche du tout-Paris des années 1970, elle illustre ce temps où tout était possible.
Les fêtes, les drogues, Yves Saint-Laurent, les belles voitures, on suit Zita dans un tourbillon d’avant crise. Mais aussi dans sa chute, dans sa déchéance. Lorsque l’on est monté si haut, on ne peut que redescendre très bas.
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Je veux vivre de Jenny Downham (Pocket)

Tessa vient d’avoir seize ans et se sait condamnée. Dans quelques semaines, elle mourra d’une leucémie. Partagée entre la révolte et l’angoisse, l’injustice et les aspirations propres à son âge, Tessa décide de tout connaître de la vie avant de mourir, y compris les transgressions, la célébrité… Aidée de sa meilleure amie, de ses parents qui acceptent tout, Tessa se lance alors dans une course contre la montre, contre la mort, pour vivre !
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Comment se débarrasser d’un vampire amoureux de Beth Fantaskey (le livre de poche)

Jessica attendait beaucoup de son année de Terminale : indépendance, liberté, fêtes…
Elle n’avait certainement pas vu venir Lucius Vladescu ! Adoptée seize ans plus tôt en Roumanie, Jessica découvre avec stupeur qu’elle est fiancée à un prince vampire depuis sa plus tendre enfance, et qu’il a bien l’intention de réclamer sa promise. Séduisant, ténébreux, romantique, Lucius est persuadé que Jessica va lui tomber dans les bras. Mais la jeune fille a d’autres projets et pas la moindre envie de suivre un inconnu en Roumanie, tout prince vampire qu’il soit.
Beth Fantaskey signe là une comédie romantique riche en suspense et en rebondissements, où les amoureuses de vampires (et les autres) trouveront bon nombre de conseils avisés…

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Une vengeance au goût amer d’Ann Rule (Le livre de poche)

Mike et Deborah ont tout pour être heureux. Ce jeune couple de médecins a trois enfants, habite dans une banlieue cossue. Mais leur bonheur s’effrite. Mike souffre de maux de tête dont nul ne connaît la cause. Leur maison est incendiée et deux des enfants meurent. La police cherche un début de piste.

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Le coeur en dehors de Samuel Benchetrit (Le livre de poche)

Ce roman, c’est l’histoire de Charlie Traoré, un gamin (dix ans), black d’origine malienne, adorable, vivant en banlieue, entre la Tour Rimbaud et la Tour Simone de Beauvoir, et dont tout l’univers se résume aux copains, à une amoureuse prénommée Mélanie, à son frère drogué, et à sa mère surtout – qui, au début du livre, est « appréhendée » par la police car ses papiers ne sont pas en règle. Pendant toute cette journée (les chapitres du livre, d’ailleurs, se contentent d’être titrés par l’heure qui tourne), Charlie va errer dans sa cité. Il va chercher son frère Henry, rendre viste à des braves gens, frôler des voyous, jouer au foot, sécher l’école, rêver, suivre ses folles associations d’idées, ses digressions d’enfant-adulte, attendre sa mère, si douce, si aimante… Mais ce roman, c’est surtout une langue, un style, une vision innocente du monde. Ici, c’est Charlie qui parle, pense, regarde – et il est alors difficile de ne pas évoquer à son sujet le légendaire Attrape-cœur de Salinger. Car le petit Charlie est vraiment attachant et le regard qu’il pose sur sa « cité » sordide et magnifiée est, à chaque ligne, rempli de drôlerie et d’éblouissement. Au début du livre, il croit que Rimbaud n’est qu’une Tour. A la fin du roman, il saura que c’était un poète qui dit des choses qui lui semblent vraies et proches. Son Odyssée de l’aube jusqu’au soir, est de celles qui ne s’oublient pas. Pas l’ombre d’un misérabilisme ici : un enchantement de tendresse et d’humour.

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Miel et vin de Myriam Chyrousse (Le livre de poche)

Au château, l’enfant « maudit » cause incendies, maladies et accidents mortels autour de lui. Rien ni personne ne lui résiste. Ce bâtard finira pourtant par devenir Charles de l’Éperai, l’héritier en titre. Non loin de là, une enfant est abandonnée dans la forêt. Recueillie par une famille noble, elle grandit sous le nom de Judith de Monterlant. Les destinées de ces deux êtres vont se croiser : ils s’attirent irrésistiblement et s’égarent dans les méandres d’une passion dévorante. Pourtant Judith se marie avec un autre homme. 1789 : le monde bascule et les nobles sont aux abois. Charles, malgré son rang, épouse la cause révolutionnaire. Que va-t-il advenir des amants ?

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Nuits d’été en Toscane d’Esther Freud

Lara vient d’avoir 17 ans et son père, qu’elle connaît à peine mais qui est introduit dans le meilleur monde, lui demande de façon inattendue de passer des vacances en Toscane avec lui. Entre deux piscines et deux villas somptueuses, Lara brûle les étapes d’une éducation sentimentale dont son père n’est pas le moindre acteur, et découvre un monde étrange et troublant. Qui est qui ? Qui aime qui ? Qui trompe qui ? Nonchalant, plein des couleurs et de la chaleur toscanes, un livre sensuel, tout en non-dits, qui livre un portrait d’adolescente très juste, une belle relation entre un père et sa fille…

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L’inde en héritage d’Abha Dawesar (10/18)

De sa chambre, située entre les cabinets de ses parents médecins, avec les microbes et les bactéries pour compagnons de jeux, un petit garçon ausculte son entourage. Observateur discret, il capte l’imposture ambiante, perçoit la violence qui vérole le système. Un regard acide et sans concession sur la société indienne contemporaine. Décapant.

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16 comments on “Sorties poches juin 2011”

  1. je dois dire que dans mon addiction aux récits de voyage, le petit livre de Kennedy me tente beaucoup, j’ai déjà parcouru les premières pages à la librairie, mais une force surhumaine m’a forcé à le reposer 😉

  2. Surtout pas « L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet » pour moi. Ca sent le « j’essaie d’imiter Jonathan Safran Foer » à plein nez !
    Bon ben, toujours rien. Enfin si, le Mazetti, peut-être, mais d’ici un an ou deux si je n’ai pas oublié 😉

  3. « Prodigieuses créatures » et « Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi » ont déjà rejoint ma PAL. Mais j’aimerais bien y ajouter « Miel et vin », « Une vengeance au goût amer » et peut-être aussi « Seul dans le noir ».

  4. Le Chuchoteur et Prodigieuses créatures me tentent beaucoup! Le livre d’Esther Freud me semble intéressant aussi, quoique spécial. Je n’en avais jamais entendu parler!

  5. « Miel et vin » est un excellent souvenir de lecture…;) Ravie que tu reprennes les chemins de ton carnet ! Peut-être as-tu trouvé des réponses à tes précédentes questions ?!
    Bon week-end !!

  6. dis donc une sacrée sélection ! au moins 5 titres qui me tentent ! je vais au Salon du LIvre de Poche le week-end prochain, ma LAL vient d’augmenter d’un coup !

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