La traditionnelle période des prix littéraires a été lancée aujourd’hui par l’attribution du Prix Goncourt et du prix Renaudot.

Prix Goncourt: “Trois jours chez ma mère” de François Weyergans (Grasset)



Weyergans l’a emporté par 6 voix contre 4 à Michel Houellebecq et “La possibilité d’une île”.

4ème de couverture: Le héros de ce roman, un homme désemparé, décide, le jour de ses cinquante ans, d’annuler tous ces rendez-vous afin d’essayer de savoir où il en est. Il voudrait changer de vie, de métier, de femme, de ville, et même d’époque ! “Je refuse, se dit-il, le côté vomitoire de celui qui se penche sur son passé, je veux m’élancer vers le futur”. Cependant, il ne peut s’ abolir ce passé dont il voudrait se délivrer. Il se souvient d’un voyage de deux mois, en Italie et en Grèce, avec sa femme. Ce voyage a failli les séparer, mais le souvenir qu’il en garde le rend amoureux d’elle. Et pourtant, affirme-t-il, “j’aurais passé ma vie à souhaiter vivre avec d’autres femmes qu’elle”.

Prix Renaudot: “Mes mauvaises pensées” de Nina Bouraoui (Stock)



Nina Bouraoui a obtenu 6 voix contre 5 à Alain Mabanckou pour “Verre cassé”. C’est la voix du président, comptant double en cas d’égalité, qui a permis de départager les deux ouvrages.

4ème de couverture: “Pendant trois ans, je me suis rendue une fois par semaine chez le docteur C. À chaque séance, j’avais l’impression de lui donner un livre, il s’agissait toujours de liens, de séparations, de rencontres, à chaque séance, je construisais et déconstruisais un édifice amoureux. Mes mauvaises pensées est le récit de cette confession, j’ai voulu raconter le métier de vivre et le métier d’aimer. Ce n’est pas le récit d’une thérapie, ce n’est pas une légende, c’est un roman parce que c’est une histoire rapportée ; c’est l’histoire de ma famille, de l’Amie, de la Chanteuse, d’Hervé Guibert, c’est l’histoire de mes deux pays. Je n’ai jamais quitté l’Algérie, on m’a enlevée à l’Algérie, je n’ai jamais fait mes adieux, j’ai appris à devenir en France et je crois que je suis née deux fois. Mes mauvaises pensées est aussi mon retour vers le pays où j’ai laissé quelque chose qui n’a jamais cessé de grandir dans mon dos, et qui n’a jamais cessé de m’effrayer.”

D’autres prix majeurs seront décernés la semaine prochaine, Le Goncourt des lycéens, le Médicis et le Femina (le lundi 7 novembre) et l’Interallié (le mardi 8 novembre).

2 Comments on La saison des prix, 1ère partie: Goncourt et Renaudot 2005

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