Au début des années 20, au cœur du bush australien, Mathilda, 13 ans, vient de perdre sa mère. Restée seule avec son père alcoolique, c’est donc à elle qu’incombe rapidement la charge de l’immense domaine familial et de ses milliers de moutons. Malgré son jeune âge, elle va devoir s’imposer dans un milieu d’hommes, affronter les éléments naturels qui menacent l’équilibre du domaine et se protéger de la convoitise de ses voisins… 50 ans plus tard, à Sydney, Jenny vient de perdre son fils et son mari dans un accident,  et apprend avec stupéfaction que ce dernier avait prévu de lui offrir un vaste domaine situé dans l’outback australien. Ne sachant que faire de cet encombrant cadeau posthume, elle se rend sur place et découvre les journaux intimes de l’ancienne propriétaire.

Le roman alterne les passages consacrés à Mathilda et ceux consacrés à Jenny, ce qui donne un résultat assez inégal : Combative, fière et solitaire, Mathilda est un personnage qui a du chien, et c’est dans les pages qui relatent son destin tragique que le décor prend toute sa dimension. Ces étendues quasi-désertiques et arides, où il est possible de ne pas voir une goutte de pluie pendant plusieurs années, ce milieu hostile où les hommes se révèlent souvent encore plus cruels que la nature sont les vrais atouts de ce roman.  Le récit perd en revanche beaucoup de son charme quand il s’intéresse au personnage insipide de Jenny. On patauge dans l’eau-de-rose, et l’histoire d’amour entre la jeune veuve et Brett Wilson, le directeur du domaine, donne lieu à quelques passages d’une mièvrerie consternante.  Je suis donc assez partagée, mais au fond j’ai passé plutôt un bon moment en lisant ce roman, notamment parce que l‘auteur ne lésine pas sur les rebondissements. C’est finalement une saga plutôt sympathique, facile à lire, si vous cherchez une petite chose légère pour vos prochaines vacances, pourquoi pas ?


2005, Archipoche, 566 pages, 8,50€
Ce roman est paru une première fois aux éditions France Loisirs sous le titre L’héritière de Chirunga.

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2 comments on “La dernière valse de Mathilda – Tamara McKinley”

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