Vous avez vu fleurir ces derniers jours sur la blogosphère bien des avis sur La mariée mise à nu: A l’occasion de sa sortie en poche le mois prochain, Le livre de poche a en effet proposé à quelques bloggeuses de donner leur avis sur ce roman, d’où cette avalanche de billets…
« Tout le monde vous a toujours considérée comme une candidate parfaite au rôle d’épouse; vous êtes accommodante, sociable, vous endurez, avec un enthousiasme feint, les dîners avec la belle-famille, les films d’action, les pots avec des clients. Si seulement ils étaient au courant de l’impatience qu’il y a en vous, des petits coups qui vous tiraillent aux épaules, au bas de la jupe« . Une jeune mariée découvre lors de son voyage de noces que son mari la trompe avec sa meilleure amie, ce qui l’oblige à s’interroger sur son couple et leur comédie du bonheur, sur sa sexualité et ses propres frustrations. Armée d’un petit traité licencieux du 17ème siècle, elle part alors à l’assaut de ses désirs et de ses fantasmes. Si elle continue d’avancer masquée dans sa vie quotidienne, dans le rôle de l’épouse modèle, elle se livre en revanche sans fard dans son journal intime, y raconte ses expériences de plus en plus osées…

Publiée d’abord anonymement avant qu’une journaliste ne débusque son auteur, La mariée mise à nu est le récit sans tabou d’une femme qui à 36 ans découvre toutes les palettes de sa sexualité, ce qui lui donne des faux airs de texte érotique. Certaines scènes sont effectivement assez crues mais la sensibilité de l’héroïne, ses doutes et sa solitude qui la rendent très attachante, une certaine pudeur dans la forme (avec l’utilisation étonnante du « vous » à la place du « je ») évitent au propos de tomber dans le graveleux. Et la sexualité n’est finalement ici que le déclencheur d’une démarche plus vaste vers l’émancipation et l’épanouissement. A partir du rapport aux hommes, à la séduction et à la sexualité,  l’auteur explore bien d’autres sujets, les carcans sociaux et moraux, l’amitié, la trahison, la culpabilité et le mensonge, la maternité et le rapport qu’une femme entretient avec sa propre mère… La mariée mise à nu est une confession sensuelle et émouvante qui dessine au fil des pages le portrait complexe d’une femme à la fois unique et universelle.


2007,  Au diable Vauvert, 356 pages, 22€ (Traduction Alfred Boudry, sortie chez Le livre de poche en mai)

D’autres avis chez CunéLaure, Yvon, Camille, Tamara, Liza, Stephanie, Lorraine, Joëlle, Fashion, La liseuse,
Lily et
Thom!

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10 comments on “La mariée mise à nu – Nikki Gemmell”

  1. Voilà l’explication de ce fleurissement de « mariée mise à nu » ;-D  Au vu des bonnes impressions de lecture, je regarderai si ma bibli l’a dans ses rayons!
    Toujours est-il que cela semble être une agréable lecture!
    Comme quoi, les bloggeurs sont une mine d’avis pour les maisons d’édition: chouette initiative du Livre de poche!

  2. Toutes ces mariées mises à nu qui se promènent ces jours-ci sur les blogs ont quelque chose de délicieux : on se croirait dans un film de Fellini, ou dans un rêve de collégien.
    Je ne vais surtout pas lire ce livre, je vais rester sur cette bonne impression et conserver l’exquise image.

  3. Oups désolée Thom, il y avait tellement de billets sur ce roman que je suis passée à côté du tien, je viens d’ajouter un lien vers ton article.

    Marie et Karine oui n’hésitez pas à le lire dès qu’il sera en poche, c’est vraiment un livre original et intéressant.

    Saxaoul c’est vrai que l’utilisation du ‘vous’ est surprenante mais on finit par s’y habituer… Sinon rien à voir mais ton pseudo m’intriguait, je viens d’aller lire sa signification sur ton blog. Je n’avais jamais entendu ce mot auparavant,  je me coucherais moins bête ce soir 🙂

  4. Ah ! Je comprends mieux pourquoi de nombreux blogs parlaient de ce bouquin ces derniers jours ! 😉
    Ta critique me donne envie de le lire.. et chouette, il sort en format poche ! 🙂

  5. Je n’ai pas eu la chance d’être contactée par le livre de poche (mon blog ne doit pas être assez connu !) mais je suis en train de lire ce livre. J’ai été un peu déroutée par l’emploi du « vous » mais pour le moent, ça me plaît.

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