Qu’on apprécie ou non les autres facettes de Beigbeder, le personnage médiatique ou le romancier (j’ai personnellement un souvenir pénible de L’amour dure trois ans), on ne peut que s’incliner en revanche devant son talent de chroniqueur littéraire.

Je suis une fidèle lectrice de son billet mensuel dans Lire, souvent féroce, toujours drôle, décalé et pertinent. Il n’y a qu’ à lire pour s’en convaincre sa dernière chronique, Bilan ultime de la rentrée… A lire aussi Nous lisons les romans avant leur sortie (sur le décalage entre les lecteurs et les critiques littéraires) ou Le dernier salon où l’on n’écrit pas (sur l’ambiance d’un salon littéraire, en l’occurrence le festival Etonnants Voyageurs de Saint Malo).

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3 comments on “La rentrée littéraire selon Beigbeder”

  1. Un roman français
    Frédéric Beigbeder
    Grasset 2009

    Tout commence au Sarij 8 (Service d’accueil, de recherche et d’investigation judiciaire du VIIIème arrondissement de Paris).
    Frédéric Beigbdeder est arrêté avec un ami, le Poète, pour avoir consommé sur la voie publique (sur le capot d’une voiture) de la cocaïne.
    La garde-à-vue prolongée qu’il va subir  donnera lieu à une remise en question de l’auteur et de la société dans laquelle il vit, celle qui va le traiter comme le pire des délinquants.
    A travers ces heures perdues dans les geôles de la République, FB va se perdre dans ses pensées pour tenter de récupérer sa mémoire perdue, revivre son enfance pour comprendre pourquoi et comment il en est arrivé là (au Sarij 8).
    C’est l’occasion de revivre des scènes émouvantes  (l’initiation au lancé de galet dans l’océan, à la plage de Cénitz de Guétary par son grand-père) ou de dresser le portrait d’une famille peu ordinaire, dont le divorce de ses parents et la figure du grand frère ont tant influencé sa vie.
    Dans Un roman français, on retrouve un FB  émouvant, sincère comme jamais il ne l’avait été dans ses précédents livres. Il est une sorte de Lucien de Rubempré du XXIème siècle. Son style vif, fluide, dont les références sont toujours très encrées dans la culture pop, et son goût pour le sarcasme et l’autodérision font de ce livre un roman français, certes, mais avant tout un roman très humain.
    Comme à chacun de ses livres, FB pose à travers l’écriture la question obsédante des limites de  l’autofiction puisqu’il nous propose une mise en scène de ses souvenirs, avec de nombreux clins d’œil à Bret Easton Ellis et Jay McInernay, dont les créations guident sa narration.
    FAA

  2. Je ne suis pas une lectrice assidue de Voici 😉 mais j’entends souvent parler de cette chronique… Dommage qu’elle ne soit pas accessible sur le net.

    Merci de ton commentaire Nizar!

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