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Employé de péage, le narrateur assiste depuis quelque temps à un mal étrange qui décime la population. Ses collègues disparaissent un à un, et seuls quelques usagers empruntent
encore l’autoroute pour tenter de s’enfuir. Le narrateur vit désormais dans une attente entrecoupée de quelques rares rencontres, un gendarme, un couple d’auto-stoppeurs, ou une femme qui se
rend tous les jours au chevet de son mari et de son amant.
Dernier livre lu pour le prix Fnac ! C’est le vol du célèbre
tableau de Munch,  « le cri », qui a inspiré ce roman à Laurent Graff. L’auteur mêle habilement humour et angoisse et nous entraîne dans cette ambiance irréelle de fin du monde avec
beaucoup de facilité et de simplicité. J’ai particulièrement aimé le côté absurde du récit: le peu d’angoisse que la situation semble générer chez les personnages, leur difficulté à abandonner
les codes habituels de la société (travail, uniforme, horaires…), le calme du narrateur pourtant confronté à l’incompréhensible. J’ai cependant été un peu déconcertée par la fin du livre, et
j’avoue que je ne suis pas sûre d’avoir saisi toutes les subtilités du dénouement. Malgré ce bémol, j’ai vraiment été séduite par ce récit étrange et original, par l’écriture et l’univers de
Laurent Graff , qui m’a un peu rappelé celui de Joël Egloff…
Le dilettante 2006, 121 pages, 14€

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