Gamins, nous avions des problèmes assez similaires pour qu’ils nous rapprochent (Si tu insistes : ennui, détresse, haine, frustration). On a formé un groupe. Le succès a été au rendez-vous. Ca n’a rien résolu.
Il nous est même arrivé de devoir exacerber ces problèmes pour pouvoir écrire l’album suivant. Syph a réduit à néant de belles histoires d’amour pour une douzaine de bonnes chansons.
J’imagine que, sans ce côté torturé, nous n’aurions pas de fans. D’un point de vue émotionnel, on n’est toujours pas sortis de l’adolescence, si bien que les ados continuent de se reconnaître en nous.

Arrivé à un tournant de sa vie, le batteur Clap revient sur l’histoire du groupe Okay, qu’il a formé à l’adolescence avec 3 de ses camarades, Syph le chanteur charismatique, Mono le bassiste et Crab le percussionniste. Le succès va leur permettre de mener une existence hors-normes et insouciante entre voyages, fêtes et tentations en tous genres. Mais rapidement des dissensions vont apparaître au sein du groupe, chacun des membres ayant des aspirations différentes.

« Mélancolie du rocker » est construit sous la forme d’une interview (mais on imagine seulement la présence d’un journaliste ou d’un biographe). Chaque chapitre renvoie  à un souvenir de Clap, mais pas dans l’ordre chronologique, ce qui donne une construction plutôt décousue. Je pense que c’est surtout cet aspect qui m’a gêné, les infos sur les personnages sont livrées de manière confuse et parcellaire,  j’ai donc eu du mal à cerner et à m’attacher à ces adulescents enivrés par le succès. Le sujet n’est pas inintéressant, pourtant je me suis ennuyée assez vite. Il y est finalement assez peu question de musique,  mais surtout d’alcool, de drogue, de sexe, de filles, de ces innombrables groupies attirées par la lumière, et les anecdotes deviennent vite répétitives.

Il y a quelques années j’avais lu, et adoré, un autre roman de Toby Litt, Qui a peur de Victoria About ?. Ajoutons à cela  une maison d’édition que j’apprécie beaucoup (Phébus) et un résumé alléchant (Grandeur et décadence d’un groupe de rock), le cocktail était prometteur et j’étais dans de très bonnes dispositions à l’égard de ce roman quand j’ai attaqué ma lecture. Mais malheureusement cette fois la mayonnaise ne prend pas, et avec beaucoup de regrets j’abandonne cette lecture au bout de 150 pages (soit la moitié du roman).

Phebus 2010, 304 pages, 23€. Titre original: I Played the Drums in a Band Called Okay, traduction de Céline Leroy.

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4 comments on “Mélancolie du rocker – Toby Litt”

  1. le titre avait attiré mon attention une fois ou deux, je saurai que je peux passer, maintenant !
    Et pour rebondir sur ton blog-it, beaucoup de sorties en poche août, dont des livres parus en septembre 2009 qui sortent déjà en poche ! 😉

  2. Coucou,
    Je l’ai reçu aussi pour Babélio. Le thème m’avait plu… mais je l’ai trouvé un peu long. D’où, lecture en diagonale pour le finir.
    Par contre, dans le genre musical, j’avais adoré Owen Noone & Maurauder de Douglas Cowie.

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