Catégorie : Sorties Poches

Sorties Poches Juin 2009



L’élégance du hérisson
de Muriel Barbery

« Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un
immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si
conforme à l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants. Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite
au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte.
Comment est-ce que je le sais? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le
jour de mes treize ans, je me suiciderai.  » (Folio, 25 juin)
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La mère qui voulait etre femme de Maryse Wolinski

Marta, une violoniste jadis célèbre, célèbre ses quatre-vingt-dix ans. Sa fille, Cécile, prépare la fête
durant laquelle sa petite fille, Esther, va jouer un solo de violon. Le passé semble planer tel une ombre menaçante. Les trois femmes sont habitées par un lourd secret, un mensonge soupçonné par
certains, ignoré par d’autres… (Points, 11 juin).
Mon billet.


Dernière morsure d’Ariane
Fornia

Ariane Fornia, bientôt dix-huit ans, nous offre le réjouissant inventaire d’une adolescence sur laquelle
elle se retourne une dernière fois avec une surprenante maturité. Des chroniques où se reconnaîtront ses congénères et un mode d’emploi à l’usage des adultes pour décoder cette peuplade étrange
: les jeunes… Verve, humour mordant, sens de la formule, autodérision… On rit à chaque page en même temps qu’on est bluffé par le talent d’observation et le style de cette étonnante jeune
fille. Un Objet Littéraire Non Identifié, à la fois vif et romantique, sensible et percutant. (le livre de poche)
Lu par Laurence (Biblioblog), Caroline





N
ous vieillirons
ensemble
de Camille de Peretti

Dans la maison de retraite des Bégonias, en banlieue parisienne, la vie s’écoule entre joie et souffrance,
amitié et solitude, maladie et vie. Immersion insolite et bouleversante dans cet univers singulier où se croisent Josy l’auxiliaire de vie cartomancienne, Louise et ses 92 ans de souvenirs,
Robert couvant Thérèse d’un regard plein d’espoirs, Christiane l’infirmière de jour, un faux capitaine Dreyfus et ses voyages imaginaires, Geneviève, l’épouse volage qui a perdu la tête et pris
son mari pour amant…(Le livre de poche)

Lu par Lily, Cathulu,
Flora, Clochette, Anne, Lou, Michel, Le bibliomane, Arsenik, Caroline, Gambadou.






La valse lente des tortues de Katherine Pancol

Qu’un crocodile aux yeux jaunes ait ou non dévoré son mari Antoine, disparu au Kenya, Joséphine s’en moque
désormais. Elle a quitté Courbevoie pour un immeuble huppé de Passy, grâce à l’argent de son best seller, celui que sa sœur Iris avait tenté de s’attribuer, payant cruellement son imposture
dans une clinique pour dépressifs. Libre, toujours timide et insatisfaite, attentive cependant à la comédie cocasse, étrange et parfois hostile que lui offrent ses nouveaux voisins, Joséphine
semble à la recherche de ce grand amour qui ne vient pas. Elle veille sur sa fille Zoé, adolescente attachante et tourmentée et observe les succès de son ambitieuse aînée Hortense, qui se lance
à Londres dans une carrière de styliste à la mode. Joséphine ignore tout de la violence du monde, jusqu’au jour où une série de meurtres vient détruire la sérénité bourgeoise de son quartier.
Elle-même, prise pour une autre sans doute, échappe de peu à une agression. La présence de Philippe, son beau-frère, qui l’aime et la désire, peut lui faire oublier ces horreurs. Impossible
d’oublier ce baiser, le soir du réveillon de Noël, qui l’a chavirée. Le bonheur est en vue, à condition d’éliminer l’inquiétant Lefloc-Pinel, son voisin d’immeuble, un élégant banquier dont le
charme cache bien trop de turpitudes. Autour de l’irrésistible et discrète Joséphine, gravite une fois encore tout un monde de séducteurs, de salauds, de tricheurs et autant d’êtres bons et
généreux. Comme dans la vie. (le livre de poche)

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Du vent dans mes mollets
de Raphaelle Moussafir

L’histoire de Rachel, une petite fille espiègle de 9 ans entourée d’une institutrice humiliante, de parents
sévères et d’une copine garce. Depuis la rentrée, Rachel dort toute habillée avec son cartable. Ses parents décident de l’emmener consulter madame Trebla, une pédopsychiatre pleine de bonne
volonté. De fous rires en conflits, une exploration du monde de l’enfance. (j’ai lu, 17 juin)

Lu par Lily




Campus
de Curtis Sittenfeld

Lorsqu’elle passe les grilles d’Ault, prestigieux pensionnat privé, Lee Fiora voit son rêve se réaliser. A
quatorze ans, elle a choisi de quitter son Indiana natal pour intégrer ce vivier de l’élite américaine, niché dans les collines verdoyantes du Massachusetts. Mais, très vite, Lee comprend que
ce petit monde lisse et attrayant n’est pas accessible à tous. Et surtout pas à une jeune boursière issue de l’Amérique profonde… Dès son arrivée, l’adolescente se heurte à l’univers fermé
des vieilles familles de la côte est, à ces jeunes gens qui respectent des codes sibyllins pour le non-initié. A la fois intimidée et fascinée par ses camarades de classe, Lee devient vite une
observatrice privilégiée de leurs rites et de leurs manies… Mêlant tambour battant les rapports compliqués avec les enseignants, les grandes amitiés féminines et une initiation amoureuse
tumultueuse, les tribulations de Lee dépeignent avec drôlerie, justesse et férocité cette formidable tranche de vie que représente l’adolescence.  (Pocket, 18 juin)







Le grand santini de Pat Conroy

Au cœur des années 1960, le jeune Ben étouffe à Ravenel, petite ville de garnison de Caroline du Sud où
règnent racisme, violence et sexisme. Dans un an, l’université le délivrera de cet enfer et de la tyrannie de son père, le terrible colonel Bull Meechan. C’est lui, le « Grand Santini », pilote
de chasse et héros de guerre qui rêve d’un fils à son image et traite sa famille comme il commande ses hommes. Mais peut-on élever ses enfants comme une section de Marines ? Comme tous les
Meechan, Ben se révolte contre les humiliations et le cynisme de cet énergumène. Mais il est trop intelligent et trop sensible pour ne pas deviner, derrière la cuirasse d’autorité,
l’impuissance d’un père à exprimer sa tendresse et son amour… (Pocket, 4 juin)

Lu par Cuné



La pelouse de camomille
de Mary Wesley

L’auteur de«Rose, Sainte Nitouche»restitue dans ce roman le trouble émouvant de l’adolescence et chante le
plaisir du troisième âge, à travers une intrigue enlevée et divertissante. (j’ai lu, 17 juin)

Lu par Clarabel, Cathulu






Slam
de Nick Hornby

Sam a quinze ans. Ses passions : le skate et les filles. Son mentor, Tony Hawk, le
champion du monde de la discipline, avec lequel il communique via un poster géant punaisé au mur de sa chambre. Si ce n’était les angoisses chroniques de sa mère, son petit monde serait
parfait. Mais l’amour, c’est comme le skate : un accident est vite arrivé. Sa petite amie, la très belle et intimidante Alicia, lui annonce qu’elle est enceinte et bien décidée à garder le
bébé… Pour Sam, c’est la gamelle du siècle, le fameux « slam » que redoutent tant les skateboarders ! Entre fous rires et émotions, récit de la traversée forcée d’un adolescent dans l’âge
adulte… (10/18)

Lu par Clarabel, Enna, Armande, Emjy, Saxaoul, Yspaddaden.




Redemption Falls
de Joseph O’Connor

En 1865, au lendemain de la guerre de Sécession, les États-Unis sont un pays à la fois à construire et à
reconstruire. Une terre ouverte où chacun espère une deuxième chance. Orpheline de dix-sept ans, Eliza Duane Mooney est prête à tout pour saisir la sienne. Ancien bagnard, ancien général et
désormais gouverneur de la petite ville de Redemption Falls, James O’Keefe croit avoir épuisé ses chances. Mais l’Ouest est un tourbillon et, quand deux trajectoires s’y croisent, nul ne sait
ce qui peut advenir… Dans cette fresque puissante et virtuose, Joseph O’Connor confirme son talent incomparable pour mêler le romanesque à l’Histoire et faire résonner le destin des Nations et
celui des hommes. (10/18, 18 juin)

Lu par Sentinelle



Beijing Coma
de Ma Jian

Mai 1989. Des milliers d’étudiants occupent la place Tiananmen. De toute la Chine, des gens se joignent à
la protestation et les étudiants prennent soudainement conscience de l’influence qu’ils peuvent exercer. Parmi eux, se trouve Dai Wei. Le 4 juin, alors qu’il discute avec ses amis de la
démocratie, un soldat lui tire une balle dans la tête, le plongeant dans un coma profond… (J’ai lu, 10 juin)

Lu par La route des livres


La fin des mystères de Scarlett Thomas

Ariel Manto n’en croit pas ses yeux quand elle tombe sur un volume de La Fin des mystères dans une
librairie de livres d’occasion. Elle connaît bien son auteur, un étrange scientifique victorien, et sait que les exemplaires de cet ouvrage sont réputés introuvables… et maudits. Le livre en sa
possession, Ariel se retrouve propulsée dans une aventure mêlant foi, physique quantique, amour, mort… et tout ce qu’il advient quand on les mélange de façon imprudente. Entre Matrix, Stephen
King et Le Monde de Sophie, La Fin des mystères offre aux lecteurs une quête aussi haletante que romantique. (Points)

Lu par Clarabel, Leiloona




Le garçon dans la lune de Kate O’Riordan

Mariés depuis dix ans, Julia et Brian traversent une crise conjugale en demi-teinte. Julia s’interroge avec
causticité sur la personnalité de l’homme qu’elle a épousé. Pourquoi lui semble-t-il si souvent impassible devant certains événements de la vie quotidienne? Leur fils Sam, sept ans, est un
enfant sensible et enclin à la rêverie qui voit dans la lune un petit garçon qui pleure. Lors d’un week-end, ils quittent Londres pour rendre visite au père de Brian en Irlande. Un drame
affreux survient, qui se soldera par l’échec de leur union. Julia pourtant décide d’aller vivre chez son beau-père, un homme tyrannique. En lisant des carnets dérobés, rédigés par la mère de
Brian depuis décédée, elle ressuscite le secret qui étouffe les membres de la famille.  Dans ce roman troublant et inoubliable de sensibilité et d’amour, construit comme un suspense, Kate
O’Riordan s’impose de nouveau dans une magistrale fresque sur l’ambiguïté des sentiments et la fragilité de la nature humaine. (Folio)

Lu par Laure, La muse agitée, Yvon, Amanda, Cathulu, Tamara, Lily




De l’eau pour les éléphants de Sara Gruen

A l’époque de la Grande Dépression, ayant perdu famille et foyer, Jacob Jankowski, complètement perdu,
saute dans le premier train qui passe, celui du cirque Benzini. Il va découvrir ce monde de marginaux et de laissés-pour-compte, tomber amoureux d’une belle écuyère et s’occuper du dressage de
Rosie, une éléphante réputée indressable, avec qui il apprend à communiquer. (le livre de poche)
Mon billet, & ceux de Jules, de Joelle, & de Philippe.




Le début de la fin de Jasper Fforde

Quatorze ans après la tentative d’assassinat dont elle a été victime, la célèbre détective littéraire
Thursday Next est toujours aux prises avec la fiction : on lui a collé son alter ego en guise de stagiaire, un Excédent de Bêtise menace, et, surtout, la fin des Temps est à craindre. Tout ça
alors que son fils, le petit Friday jadis si mignon, est devenu un adolescent mollasson qui lui cause bien du souci. Pourtant la ChronoGarde cherche à tout prix à le recruter… il est selon eux
destiné à sauver la planète… pas moins de 756 fois ! Et ce n’est que le début… car un livre interactif dans lequel les lecteurs pourront tout bonnement éliminer les passages dits ennuyeux est
censé pallier la baisse vertigineuse de la lecture dans le Monde Extérieur! Les lecteurs qui prennent le pouvoir ? Thursday doit bien avouer qu’on ne lui avait encore jamais fait ce coup-là. Et
c’est à elle et à elle seule qu’il revient d’empêcher le Monde des Livres de voler en éclats… (10/18, 18 juin)
Lu par Sandrine



Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse de Louise Erdrich
Little No Horse, petite ville du Dakota du Nord. Le père Damien, prêtre centenaire, exerce son ministère auprès des Indiens d’une réserve. Il est porteur d’un lourd secret, qu’il se décide à
avouer à l’heure de la mort permettant ainsi d’éclairer le mystère d’un meurtre jamais résolu, mettant en cause soeur Leopolda, dont il a recueilli jadis la confession et que le Vatican
souhaite canoniser. Une histoire de foi, de dissimulation et de rédemption. (le livre de poche)

Lu par Yvon

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Concours Katherine Pancol: des livres à gagner!



Vous etes nombreux à avoir aimé Les yeux jaunes des crocodiles de
Katherine Pancol, et vous serez sans doute ravis d’apprendre que la suite, La Valse lente des tortues sort le mois prochain en poche! A cette
occasion, Le livre de poche organise jusqu’au 12 juin un grand concours, avec à la clé un diner avec Katherine Pancol: il suffit pour participer
d’écrire un petit texte sur les raisons pour lesquelles vous aimez ses livres (cliquez sur la bannière ci-dessus pour accéder au concours).




En parallèle j’organise aussi, en partenariat avec Le livre de Poche, un
petit concours sur ce blog qui permettra  à 5 d’entre vous de gagner des livres de Katherine Pancol, « Les yeux jaunes des crocodiles » ou
« La valse lente des tortues ».

Si vous souhaitez participer, rien de plus simple: il suffit de laisser un
commentaire en me précisant lequel de ces deux titres vous souhaiteriez gagner.

Tirage au sort dans quelques jours…
Bonne chance à tous!

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Sorties Poches Mai 2009



Ni d’Eve ni d’Adam d’Amelie Nothomb

Après Stupeur et tremblements dans lequel Amélie Nothomb racontait ses déboires professionnels, elle révèle ici qu’à la même époque et au même lieu, elle a aussi été la fiancée d’un
jeune Tokyoïte très singulier. Une initiation amoureuse et culturelle, drôle et savoureuse, insolite et instructive, qui révèle, pour l’étranger qu’est l’Occidental, bien des codes et des secrets
du Japon.( Le livre de poche)
Lu par Laure, Clochette, et plein d’autres liens sur Blog-o-book

Je voudrais tant que tu te souviennes de Dominique Mainard
Ce roman se déroule dans une petite ville française, divisée entre une cité et un quartier pavillonnaire cossu et somnolent. Mado y habite seule un pavillon. Elle n’a jamais eu d’autre amie
qu’Albanala, une étrangère, cartomancienne à ses heures. Un jour, celle-ci lui présente sa nièce, Julide, une fillette alors âgée d’une dizaine d’années, et au fil du temps une profonde tendresse
naît entre Mado et l’enfant. Le père de Julide est né dans un pays étranger, et sa mère est issue d’une campagne française. Dans un lieu comme dans l’autre, les mariages sont le fruit de la
raison et non des sentiments : ainsi l’adolescente est-elle fiancée dès l’âge de seize ans à un cousin, sort auquel elle se plie. Mais Mado la voit se résigner avec tristesse et impuissance, avec
le sentiment que s’éteint la flamme qui habitait la jeune fille. Un jour, Albanala retourne dans son pays natal sans un mot d’explication, mais avant cela elle fait jurer à sa nièce de veiller
sur Mado. Arrive en ville un homme que l’on surnomme l’Indien. Dès l’instant où Mado l’aperçoit, elle en tombe éperdument amoureuse. Mais pourquoi le fuit-elle lorsqu’il cherche à l’approcher ?
Et pourquoi Julide s’efforce-t-elle d’empêcher à tout prix une rencontre ? Tous les thèmes chers à Dominique Mainard sont présents dans ce roman, l’exil, le monde imaginaire, les secrets et les
mensonges, et enfin, les rencontres improbables qui seules nous permettent d’échapper à nous-mêmes. (Folio, 25 mai)
Mon commentaire ici, lu aussi par Lilly, Sylire.

Beau role de Nicolas Fargues
Jeune premier plus si jeune ayant connu succès public au cinéma cherche rôle aux côtés actrice célèbre. Présente signe particulier mais demande être jugé sur pièce. Metteurs en scène
franco-français s’abstenir. (Folio, 15 mai)
La critique d’Evene & celle de Lire.



Un léopard sur le garrot de Jean-Christophe Rufin
Médecin des hôpitaux, pionnier de l’humanitaire « sans frontières » , écrivain, prix Goncourt 2001, aujourd’hui ambassadeur de France au Sénégal, Jean-Christophe Rufin mène sa vie au grand galop.
Selon une image tirée d’un poème de Senghor. il semble aller comme un cheval qu’un léopard aurait saisi au garrot. Pourtant, sous l’apparente diversité de cette existence, on distingue une unité
profonde, née de la fidélité à une seule passion : la médecine, vécue comme un engagement total dans une discipline moins scientifique qu’humaniste. Voyage dans une vie, ce récit, en tirant sur
ce fil qu’est la médecine, fait défiler sous nos yeux trente ans de notre histoire. d’un point à l’autre de la planète. De nouveau, l’auteur de Rouge Brésil et de L’Abyssin offre au lecteur une
belle aventure. Mais, cette fois-ci, c’est la sienne.(Folio, 15 mai)

La critique dEvene, & celle de Lire


Leurs vies éclatantes de Gregoire Polet
Paris, une semaine de mai caniculaire. Du lundi au samedi, dans les alentours de l’église Saint-Sulpice, à l’occasion d’un mariage et d’un enterrement une vingtaine de personnages principaux vont
se croiser, se heurter, s’aimer, se quitter; certains verront des projets essentiels se réaliser, d’autres s’effondrer tout espoir… Le roman explore, dans un enchaînement de plans successifs,
ces vies tressées avec une exceptionnelle virtuosité, formant la trame d’une réflexion à la fois jubilante et profonde sur l’amour et sur l’art. (Folio, 15 mai)

Lu par Gambadou, et la critique de Lire.



Le
degré supreme de la tendresse
d’Helena Marienske
On a tenté de leur encombrer la bouche mais elles sont indomptables et l’abus de pouvoir sera violemment réprimandé ! Avec un titre emprunté à la définition du cannibalisme par Dali, sur le ton
de l’humour, huit pastiches sur le plaisir du texte et du sexe. Une expression de la parole féminine à la manière de Montaigne, La Fontaine, Céline, Perec, Angot ou Houellebecq.(le livre de
poche)


Les tribulations d’une caissière d’Anna Sam
Le regard d’une caissière de grande surface sur les consommateurs. Le passage en caisse, que l’on croit neutre à tort, permet d’observer les mensonges, les lâchetés, les habitudes des clients.
Une savoureuse tranche de vie vue de l’autre côté du tapis roulant !(Le livre de poche)

Lu par Laure, Virginie, Saxaoul.


Groom de François Vallejo
Que faisait Antoine au musée d’Art moderne pendant ses heures de bureau ? C’est une bonne question, la plus simple des questions, et Véra Carmi ne parvient pas à la poser à son mari. Son attitude
évasive, étrange, l’intrusion soudaine de Melle Rotheim et de sa pension digne de Balzac, et puis cette étrange histoire d’une série de tableaux de Soutine ne font qu’épaissir le mystère…(Points,
7 mai)

Lu par Yohan
(Biblioblog)

Les autres d’Alice Ferney
Autour de Théo, pour son vingtième anniversaire, il y a sa mère, son frère aîné Niels et sa fiancée, une amie d’enfance et son petit garçon, un ami de son frère et sa petite amie. Son père ne
passe pas la soirée avec eux, et sa grand-mère malade est restée dans sa chambre. Niels offre un jeu de société à Théo et tient à en faire une partie, mais des secrets de famille vont être alors
révélés.(J’ai lu, 6 mai)

Lu par Clochette, Papillon, Laure, Saxaoul, Lilly



Contravention
de Stefan Coic

Rien ne va plus pour Adermatt Mac Dermott : Gladys, la femme de sa vie, l’a abandonné sur le bord de la route ! Et, pour ne rien arranger,
il découvre, le lendemain, son milliardaire de père fraîchement suicidé dans le château familial. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir été préparé : dans la famille Mac Dermott, il est de bon ton
de devancer la mort. Question d’élégance. L’apparition d’un petit frère, inconnu jusqu’alors et unique héritier de la fortune paternelle, paraît en revanche bien plus surprenante aux yeux de
l’irresponsable Adermatt. Le voilà tuteur désemparé du jeune Bristol qui sanctionne impitoyablement le moindre de ses écarts par des contraventions. L’occasion de faire pénitence en attendant
désespérément le retour de Gladys… (10/18)

La critique dEvene et celle de Lire.



Dans les bois éternels
de Fred Vargas
Envisager de raconter un roman de Fred Vargas frise le ridicule, aussi se contentera-t-on de dire qu’ici, comme dans Sous les vents de Neptune, Adamsberg est confronté à des résurgences de son
passé qui le déstabilisent fortement. L’enquête qu’il mène sur la mort de deux gars qui se sont fait trancher la gorge à la Porte de la Chapelle le remet en présence d’Ariane Lagarde, la médecin
légiste à laquelle il s’était opposé quelque vingt-cinq ans auparavant. Un de ses nouveaux collaborateurs ne semble pas particulièrement l’apprécier, ce qui le perturbe d’autant plus que ce
lieutenant Veyrenc de Bilhc est béarnais comme lui, originaire du village voisin du sien.
Enfin
Camille, dont il a eu un fils, qu’il garde régulièrement, semble voguer vers de nouvelles amours et s’être affranchie de leur liaison passionnelle pour glisser vers des relations amicales, qui ne
lui conviennent absolument pas… (j’ai lu, 6 mai)

Lu par Loupiote, Leiloona, Cathe





La brigade de l’oeil
de Guillaume Gueraud
Rush Island, 2037. La loi Bradbury interdit toutes les images depuis vingt ans sur l’ensemble du territoire. La propagande matraque : Les photographies sont nocives. Le cinéma rend fou. La
télévision est l’opium du peuple. Les agents de la Brigade de l’Œil, les yeux armés du gouvernement, traquent les terroristes opposés à cette dictature. Brûlent les images encore en circulation
et les pupilles de ceux qui en possèdent. Parce qu’un bon citoyen est un citoyen aveugle. Kao a 15 ans. Il ne craint pas les images. Elles le fascinent. Après le lycée, il traîne dans les rues de
Badwords pour en distribuer clandestinement. Une rumeur circule : des films auraient survécu. Ils seraient enfouis quelque part dans l’île. Kao est prêt à risquer gros pour les sauver des
flammes. (Folio science-fiction, 7 mai)
Lu par Coeurdechene (Biblioblog), Clochette, Clarabel

La noce d’Anna de Natacha Appanah
 » Sur le mur, la robe est accrochée comme un tableau de chasse. Elle est belle, sans doute un peu sage mais, qu’importe, c’est le jour d’Anna. Aujourd’hui, 21 avril, je marie ma fille, je
laisserai de côté mes pensées de vieille folle, je serai comme elle aime que je sois : digne, bien coiffée, bien maquillée, souriante, prête à des conversations que je suivrai avec un
enthousiasme feint et qui ne me laisseront aucun souvenir, parée pour butiner d’invité en invitée, mère parfaite que je serai aujourd’hui. Je me cacherai pour inhaler mes Fumer Tue. Je marie ma
fille, aujourd’hui. Cette phrase bondit dans ma tête tandis que je la regarde dormir. J’ai quarante-deux ans et je marie ma fille aujourd’hui. J’ai soudain l’impression d’être sortie de mon
corps, de flotter au-dessus d’Anna endormie et de moi-même, de regarder tout cela comme on regarde un film, de me dire que cela ne peut pas m’arriver, pas à moi. J’aurais souhaité être sage le
jour du mariage de ma fille…  » Pendant la noce d’Anna, sa mère se souvient. De la jeune femme qu’elle a été, si différente de sa fille aujourd’hui, de ses rêves, de ses espoirs, de ses envies ;
parce qu’elle en a encore, des envies, cette femme célibataire qui marie sa fille… Pendant la noce, l’enfance d’Anna resurgit avec le souvenir du père, de l’absent, de l’inconnu… Et un autre
bonheur pointe son nez dans la nuit. ( Folio, 15 mai)
Lu par Laurence (Biblioblog), Laure



Reves de garçons de Laura
Kasischke
L’histoire de trois adolescentes à la fin des années 1970 qui décident de filer en douce de leur camp d’été à bord de la Mustang décapotable de l’une d’elles dans l’espoir de se baigner dans le
mystérieux lac des Amants. Dans leur insouciance, elles sourient à deux garçons croisés en chemin. Cette journée prend alors soudain des allures terribles. Laura Kasischke sait parler de
l’adolescence comme personne et orchestrer les couacs du destin comme une prédatrice redoutable.

( le livre de poche)
Lu par Yspaddaden

La route de Cormac McCarthy
L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont
sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d’une humanité retournée à la barbarie. Cormac McCarthy raconte leur odyssée
dans ce récit dépouillé à l’extrême. Prix Pulitzer 2007, La Route s’est vendu à plus de deux millions d’exemplaires aux États-Unis. (points, 7 mai)
Lu par Coeurdechene, Dda et Catherine (Biblioblog), Sylire, Amanda, Cathe, Bellesahi, Kathel & d’autres avis
via Blog-o-book.



Famille, tracas et cie de Laurie
Colwin
Jane Louise, 40 ans, jeune mariée, illustratrice dans une maison d’édition, jeune femme issue d’une famille juive quelque peu bohème, se demande pourquoi son mari Teddy, chimiste et fils d’une
grande famille de Nouvelle-Angleterre n’a pas choisi une femme de son milieu. De doutes existentiels en questions périlleuses, Jane Louise chemine jusqu’à comprendre que sa vie ressemble au
bonheur. Le plus savoureux des Colwin, un couple attachant et une galerie de portraits délicieusement simples, tendres, moqueurs et justes !

(le livre de poche)
Lu par Clarabel



Comme tous les après-midi de
Zoya Pirzad
Des scènes de la vie quotidienne iranienne dans lesquelles l’auteur fait le constat de la condition féminine et montre le joug politique qui pèse sur la société.

(le livre de poche)
Lu par Clarabel, Cathulu, Cathe.



Le modèle de Lars- Saabye Christensen
Peter Wihl, peintre norvégien reconnu, prépare sa prochaine exposition qui tombe le jour de ses cinquante ans. Confronté à un double défi, celui de composer douze nouvelles toiles mais aussi de
se renouveler depuis les corps morcelés qui ont fait le succès d’Amputations, son exposition inaugurale, il est victime d’une attaque et devient aveugle. Ce handicap, qui menace
l’activité créatrice du peintre, va réveiller les instincts les plus vils chez cet homme faible et souvent indélicat. Quelles limites morales et éthiques est-il capable de franchir pour enrayer
le mal ? Le mal, justement, en la personne de l’ophtalmologiste méphistophélique Thomas Hammer. Le modèle tombe de son piédestal, le peintre sombre dans l’oubli, le mari suscite le rejet, le père
effraie sa fille, l’ami devient un inconnu… Un roman psychologique et faustien, tout autant qu’une tragédie familiale.

(Le livre de poche)



Mange, prie, aime d’Elizabeth
Gilbert
108 chroniques, soit autant de grains que le japa mala, collier de prières hindou, dans lesquelles l’auteur retrace son cheminement à la découverte d’elle-même. Elle raconte ses rencontres,
expériences et réflexions au cours de ses séjours successifs en Italie, en Inde et en Indonésie. Ici elle prendra quelques kilos, là elle apprendra à méditer, plus loin elle trouvera l’amour.
Pour, au bout du voyage, se retrouver.

( Le livre de poche)
Lu par Larucheauxlivres


Un crime dans le
quartier
de Suzanne Berne
La narratrice, Marsha, rapporte des faits qui se sont produits lorsqu’elle avait dix ans, en 1972. Son père vient de quitter le domicile familial. Lorsqu’un jeune garçon est retrouvé assassiné,
la police arrête Mr Green, un voisin étrange. Marsha mène l’enquête à sa façon… et note tous ses faits et gestes dans un cahier . Il est l’unique célibataire du quartier, un peu timide, un peu
distant. Comme le suspect, il a une calvitie et conduit une voiture marron… Alors, parce qu’elle s’ennuie, qu’elle a une jambe dans le plâtre, et que sa mère la laisse toute seule la journée
pour aller travailler, et parce qu’elle ne sait pas pourquoi… Marsha finit par raconter n’importe quoi. Vingt ans après les faits, elle se souvient et essaie de comprendre comment elle a pu en
arriver là. Un suspense hors du commun, un roman psychologique d’autant plus étonnant qu’il s’agit d’un premier roman.

(le livre de poche)
Lu par Cuné.

Le dernier des Weynfeldt de Martin Suter
Adrian Weynfeldt, expert en art et dernier d’une riche lignée suisse, mène une vie de vieux garçon. Lorena, une jolie rousse, voleuse de boutiques de luxe et un brin suicidaire, vient chambouler
ses principes amidonnés, tandis qu’un vieil ami l’embarque malgré lui dans une escroquerie : la vente aux enchères d’un faux tableau de Vallotton…

(Points, 20 mai)
Lu par Clochette

Journal d’Hélène Berr
Avril 1942, Hélène Berr débute l’écriture de son journal. Elle y décrit, avec une pudeur et une sensibilité extrêmes, son quotidien de jeune juive parisienne : cours à la Sorbonne, lectures et
promenades, amours naissantes. Le port de l’étoile jaune, l’application des lois antijuives, la peur des rafles envahissent brutalement sa vie. Jusqu’à son arrestation, en mars 1944. La lucidité
et le talent littéraire d’Hélène Berr font de ce témoignage un document exceptionnel.

(Points,
14 mai)

Lu par Naina, Papillon, La muse agitée.



Sepulcre
de Kate Moss
D’octobre 1891 à octobre 2007, des rues de Paris aux abords de Rennes-le-Château, une histoire d’amour et de suspense historique. Au XIXe siècle, Léonie Vernier découvre près de Carcassonne les
vestiges d’un sépulcre wisigoth, ce qui l’entraînera peu à peu dans les strates du passé. Plus de cent ans plus tard, Meredith Martin tente, au même endroit, de retrouver la clé de ses origines.
(Le livre de poche, 6 mai)
Lu par Leiloona, Alwenn, Clarabel.


je ne souffrirais plus par
amour
de Lucia Etxebarria
Et si l’on en finissait avec la tyrannie des sentiments ? Décidée à ne plus souffrir par amour, Lucía Extebarría vole dans les plumes de Cupidon et tord le cou, avec un
enthousiasme communicatif, à la dépendance émotionnelle et au grand mythe occidental de l’Amour Éternel ! D’Anna Karénine à Carrie Bradshaw, d’Œdipe aux héros de sitcoms, aucun stéréotype, aucune
idée reçue ne résiste à l’humour dévastateur de cette impertinente magicienne du cœur. Bien plus qu’un essai féministe et engagé, Lucía Extebarría signe un livre-thérapie décapant où l’on apprend
enfin à ne plus souffrir inutilement par amour.

(10/18, 7 mai)
Lu par Laurent



Eleanor Rigby
de Douglas
Coupland
Jeune femme, trente-six ans, grosse et terriblement seule, n’attend plus rien de la vie. C’est ainsi que se voit Liz Dunn. Grosse, Liz l’a toujours été. Seule, plus
encore. Hormis les visites régulières de sa famille qui la traite en cas désespéré, elle ne fréquente personne. De petit ami, encore moins. Ajoutez à cela une opération des dents de sagesse et
une semaine de convalescence à regarder des films d’amour, et le portrait est complet. Mais alors que Liz s’apprête à explorer davantage le gouffre de sa solitude, un coup de fil vient
bouleverser son existence… D’une lucidité foudroyante et d’un humour féroce, Douglas Coupland tente de répondre aux questions que soulève la chanson des Beatles : D’où viennent les gens seuls ?
Où est leur place dans le monde ?
(10/18, 7 mai)
Lu par Clochette, Cuné.

Partie de peche au Yemen de Paul Torday
Que se passe-t-il dans la tête d’un scientifique britannique tout à fait comblé – sa femme vient de lui offrir une brosse à dents électrique pour leurs vingt ans de mariage – quand un cheik
yéménite lui demande de construire une rivière climatisée afin qu’il s’adonne à son sport favori… la pêche au saumon. Une délicieuse explosion qui donne naissance à l’une de ces comédies
originales dont les Anglais ont le secret, pour notre plus grand plaisir. Parabole ironique sur les folies de l’administration et de l’argent. Partie de pêche au Yémen est aussi l’histoire d’un
homme presque banal dont le destin bascule par la puissance du rêve et bien sûr par l’apparition d’une femme. (10/18, 20 mai)
Lu par Clarabel

La mer de John Banville
 » Anna est morte avant l’aube. À dire vrai, je n’étais pas là quand c’est arrivé. J’étais allé sur le perron de la clinique respirer à fond l’air noir et lustré du matin. Et pendant ce moment si
calme, si lugubre, j’ai repensé à un autre moment, des années auparavant, dans l’eau, ce fameux été à Ballymoins. J’étais allé nager tout seul, je ne sais pas pourquoi, ni où Chloé et Myles
étaient passés ; sans doute étaient-ils partis quelque part avec leurs parents, ce devait être une des dernières balades qu’ils ont faites ensemble, la toute dernière peut-être.  » Après la mort
de sa femme, Max se réfugie dans le petit village du bord de mer où, enfant, il vécut l’été qui allait façonner le reste de son existence. Assailli par le chagrin, la colère, la douleur de la vie
sans Anna, Max va comprendre ce qui s’est vraiment produit, cet été-là. Comprendre pourquoi  » le passé cogne en lui, comme un second cœur « . (10/18, 20 mai)
Lu par Cuné, Sentinelle, Bellesahi, Jules

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Sorties Poches Avril 2009


Le rapport de Brodeck de Philippe Claudel
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, dans un petit village frontalier d’Alsace Lorrraine, isolé par les montagnes, Brodeck établit de brèves notices sur l’état de la flore, des saisons, un
travail sans importance pour son administration. Il ne sait même pas si ses rapports parviennent à destination. Depuis la guerre, les courriers fonctionnent mal. Le maréchal-ferrant du village
lui demande de consigner les événements qui ont abouti au dénouement tragique sans ajouter de détails inutiles. Miraculé des camps de concentration, Brodeck s’est appliqué à tout oublier et
surtout, il n’a jamais essayé de lever le voile sur l’éventuelle culpabilité des villageois dans les horreurs qui ont touché son entourage. (Le livre de poche)

Lu par Caroline, Chaperlipopette, Sophie, Le
Bibliomane
Madame Charlotte,Stephie,Tamara,
Sole, Sylire, Clochette





On n’est pas là pour disparaitre
d’Olivia Rosenthal
On n’est pas là pour disparaître part du portrait d’un homme atteint de la maladie d’Alzheimer pour saisir sur le vif ce qu’est la perte de la mémoire, de la parole et de la raison. Avec ce
septième livre optimiste et désespéré, Olivia Rosenthal confirme son talent et son inventivité langagière. (Folio, 2 avril)
Lu par Yvon, Laure, Joëlle, Lily, Sylvie






La chanson de Charles Quint
d’Erik Orsenna (Le livre de
poche)
L’histoire de deux frères qui vivaient dans la même ville, mais chacun d’un côté du fleuve. L’aîné, qui avait vécu de nombreuses histoires d’amour, savait qu’il n’avait pas aimé. Le cadet n’avait
connu qu’un amour de jeunesse et avait fini par l’épouser trente ans plus tard.
Lu par Laurent, Praline






Comme une mère de Karine Reysset
Elles sont venues seules et se retrouvent côte à côte dans la salle des naissances. Pour l’une comme pour l’autre, ce jour doit inaugurer un nouveau départ. La très jeune Émilie accouche sous X
et espère « tout recommencer à zéro « . Judith, elle, attend avec une impatience teintée d’inquiétude la naissance de son fils, Camille, un miracle après tant d’années de grossesses déçues. Mais,
pour l’une comme pour l’autre, rien ne se passe comme prévu. Judith perd son bébé et, dans un geste de détresse, enlève l’enfant promis à l’abandon de la chambre voisine. Dès lors, le destin de
ces deux femmes est irrémédiablement lié. Karine Reysset explore tout en finesse les promesses que recèle pour les mères l’arrivée d’un enfant, les inévitables blessures et la folie qui s’empare
d’elles quand la maternité leur est refusée. Un récit mené tambour battant, un sujet qui bouscule, un suspense prenant: Comme une mère ressemble à ces contes maléfiques et merveilleux qui vous
hantent longtemps. (Points, le 16 avril)
Lu par Laure, Cathulu, Amanda,
Aproposdelivres, Lily, Clarabel.

Après, Fred Chichin est mort de Pascale Clarke
Ma France d’après, c’est la vie sans toi. En jours, en heures, en minutes sans toi. J’avais un amour et subitement, du jour au lendemain, après, j’ai eu un chagrin. Nicolas Sarkozy n’avait pas
menti, sa rupture, c’était le jour et la nuit. La nuit pire que le jour. La faute au lit, au drap, à la couette encore imbibés de toi, à ta taie atone. Depuis ton départ, ton absence prenait
toute la place. Plus Sarkozy envahissait l’espace, moins je supportais ta disparition. Je m’étais légèrement fait avoir dans l’histoire. Lui tout le temps, toi plus jamais. (Points)
Lu par Papillon



La mécanique du coeur
de
Mathias Malzieu
Le jour de la naissance de Jack, en 1874 à Edimbourg, est si froid que son coeur en reste gelé. La sage-femme qui l’a mis au monde, mi-sorcière mi-chamane, remplace l’organe défectueux par une
horloge qu’il ne faut pas oublier de remonter tous les matins. Le garçon doit aussi éviter toute émotion : pas de colère, pas d’amour. Mais il va rencontrer une chanteuse de rue au regard de
braise…  (J’ai lu)
Lu par Val, Anna Blume, Clochette







L’interprétation des meurtres de Jed Rubenfeld

1909. Freud, accompagné de Ferenczi et Jung, ses disciples, débarque dans l’effervescente New York. Venu
donner une série de conférences, il est accueilli par Younger, jeune médecin qui lui fait découvrir la ville en pleine construction, les bas-fonds de Chinatown et les hôtels particuliers de
Gramercy Park. Une visite d’autant plus mémorable que le psychanalyste viennois prend part à une enquête surprenante : le cadavre d’une jeune fille torturée et étranglée vient d’être retrouvé.
Nora Acton, autre victime du même agresseur, a miraculeusement survécu mais est frappée d’amnésie et de mutisme. Dans l’ombre de Younger chargé de la soigner, Freud va habilement s’immiscer dans
l’esprit de Nora, explorer son inconscient et de nouveaux champs d’application : l’interprétation des meurtres… (Pocket, 16 avril)
Mon commentaire ici. Lu aussi par Pimpi (Biblioblog), Chaperlipopette, Le Bibliomane, Laure,
Sentinelle


L’ombre du caméléon de Minette Walters
On ne revient jamais sain et sauf de l’enfer. De retour d’Irak, où son tombés ses hommes, le lieutenant Charles Aucland ne voit plus la vie du même œil. À moitié amnésique, le visage barré d’un
éclat d’obus, l’homme doux que ses amis connaissaient n’est plus qu’une plaie ouverte, violente. Des haines coupables, des phobies nouvelles ternissent l’uniforme héroïque de miraculé qu’on
voudrait lui passer. Aussi la police londonienne, complètement dépassée par une vague de meurtres homophobes, voit-elle en cet être marginalisé, un tueur idéal. Toutes les victimes ne sont-elles
pas d’anciens soldats gays, violés puis battus à mort ? Le profil colle à la perfection : humeur changeante, terreur vis-à-vis de la sexualité, personnalité à facettes… Le caméléon pourrait bien
avoir pris, là-bas en Irak, la couleur du sang…(Pocket, 09 avril)

Lu par Laurence, Cathulu



Le café Julien
de Dawn Powell
Dans le New York des années 1940, le charme désuet du Café Julien attire les âmes vagabondes en quête de luxe ou d’inspiration. Écrivains ratés, étudiants bohèmes, mondains en goguette, tous se
retrouvent autour d’un Pernod pour disserter sur le monde. Certains possèdent un attachement tout particulier au lieu, comme Rick et Ellenora, un couple qui se cherche autant qu’il se fuie ou
encore Elsie Hookley, une aristocrate excentrique qui prend un malin plaisir à s’immiscer dans la vie des autres. À travers ces portraits sans fard de la bonne société new-yorkaise, Dawn Powell
épingle comme personne les mœurs d’une époque révolue, mais étrangement familière. (10/18, 16 avril)
Lu par Joëlle, Rory




La balade de l’impossible de Haruki Murakami
Au cours d’un voyage en avion, le narrateur entend une chanson des Beatles : « Norwegian Wood ». Instantanément, il replonge dans le souvenir d’un amour vieux de dix-huit ans. Quand il était
lycéen, son meilleur ami, Kizuki, s’est suicidé. Kizuki avait une amie, Naoko. Ils étaient amoureux. Un an après ce suicide, le narrateur retrouve Naoko. Elle est incertaine et angoissée, il
l’aime ainsi. Une nuit, elle lui livre son secret, puis disparaît… Hommage aux amours enfuies, « La Ballade de l’impossible » est un magnifique roman aux résonances autobiographiques, d’une
tendresse et d’une intensité érotique saisissantes.
(10/18, 2 avril)
Lu par PapillonErzebeth



Côte Ouest
de Paula Fox
Annie Gianfala, dix-sept ans, abandonnée par son père, est seule et fauchée. Elle avance vers l’Ouest, comme l’Amérique le fit un jour, mais son voyage se déroule dans les années qui précèdent la
Seconde Guerre mondiale. Elle dérive, portée par les courants de la Dépression, l’enthousiasme des communistes pour le Parti et l’URSS, puis le dégoût que beaucoup ressentent ensuite. Parmi ceux
qu’elle rencontre, et qui font son éducation, sur le plan intellectuel aussi bien que physique, il y a des idiots, des paumés, des intellectuels blasés, des amants en tout genre, aussi bien que
des cadres du Parti, des Noirs, des homosexuels, et toutes sortes d’écrivains ratés ou en train de le devenir. Annie est à la fois une enfant perdue et une femme douée de pouvoir. Ce roman, qui
explore si magnifiquement les sens, les transcende en même temps. (Folio, 9 avril)
Lu par Nanou, Sylvie.


De pierre et de cendre
de Linda Newbery
Lorsqu’un soir brumeux de 1898, le jeune artiste Samuel Godwin pousse les grilles de la propriété de Fourwinds, il est immédiatement envoûté. Engagé pour enseigner l’art aux jeunes filles de Mr.
Farrow, il ignore encore que cette luxueuse demeure sera pour lui le décor de ses plus belles peintures. Intrigué par la personnalité ombrageuse du maître des lieux, séduit par ses filles,
Marianne et Juliana, désarçonné par Charlotte Agnew, leur gouvernante et dame de compagnie, le peintre comprend vite que le raffinement du décor et des personnages dissimule les plus sombres
mystères. Que le vent souffle pour balayer les cendres d’un passé pour le moins scandaleux et les secrets abrités par les pierres. Entre désirs de possession, obsessions et illusions, les deux
demoiselles, leur père, l’ombre de leur mère décédée et leur gouvernante entament devant Samuel une subtile danse aussi fascinante que macabre… (Le livre de poche)
Lu par Cryssilda, Lilly, Lou, Pimpi, Clochette, Romanza.



La perte en héritage
de Kiran Desai
Orpheline à 16 ans, après des années chez les bonnes soeurs, Sai se retrouve chez son grand-père, juge à la retraite dans le nord de l’Inde. Biju, le fils du cuisinier, s’est expatrié à New-York.
Sa quête d’identité passe par la solitude, l’exploitation puis le retour au pays. Des êtres dépouillés de leur culture, déçus par l’Occident, cherchent à recouvrer leur dignité. Aux désillusions
du Nouveau Monde répond la pagaille d’une Inde en proie aux délires nationalistes, prise dans l’étau des traditions.(Le livre de poche)







La première main
de Rosetta loy
Autoportrait de l’auteure mêlant récit intime et histoire de l’Italie dans les années fascistes. Elle évoque son enfance à Rome, Ostia, en Suisse, dans le Val d’Aoste, pour fuir les
bombardements, puis sa vie de femme adulte et les trois hommes qui l’ont marquée. (Le livre de poche)








Paranoïd
Park
de Blake Nelson
Un jeune étudiant, est fasciné par le parc de Portland, Paranoid Park, où se rassemblent les meilleurs skaters. Accidentellement il tue un agent de la sécurité et s’interroge alors sur ses
devoirs et la façon d’assumer les conséquences de cette nuit de cauchemar. Premier roman. (Le livre de poche)








Le mec de la tombe d’à côté de Katarina Mazetti
Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli
de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d’à côté, dont l’apparence l’agace autant que le tape-à-l’oeil de la stèle qu’il fleurit assidûment. Depuis le décès de sa mère,
Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s’en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d’autodérision. Chaque fois qu’il la rencontre,
il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux
éblouis… C’est le début d’une passion dévorante. C’est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d’amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des
cultures. (Babel)
Lu par Papillon, Sylire, Clarabel, Virginie, Tamara, Chaperlipopette, Laure, Lilly



Un bref instant de romantisme
de Miranda July
Une jeune femme rompt avec son petit ami parce qu’elle ne lui a jamais avoué que pendant un temps, elle était maître nageuse… et apprenait la natation à des personnes âgées sur le sol de son
salon. Une autre cherche désespérément un moyen de rencontrer le prince William tandis que le chien Patate court à sa perte… Un recueil de nouvelles qui plongent le lecteur dans un univers
décalé. (J’ai lu)
Lu par Sophie









Michael Tolliver est vivant
d’Amistead Maupin
Michael Tolliver est vivant. Ses amis se sont perdus dans l’excès ou sont morts du sida. Lui a survécu à tout. Il a rencontré Ben, l’amour de sa vie. Mais sa famille se refuse toujours à accepter
son homosexualité. Lorsque la mère de Michael tombe malade, c’est pourtant lui qu’elle appelle à ses côtés en Floride. A San Francisco, sa mère spirituelle, Anna Madrigal, réclame sa présence. Il
est alors confronté à un dilemme : dort-il rester auprès d’Anna ou accompagner dans ses derniers instants cette mère qui l’a tant rejeté ? Les six premiers volumes décrivaient le San Francisco
mythique des années 70 et 80, terrain de toutes les expériences amoureuses et sexuelles. Vingt ans après, l’insouciance s’est envolée, le sida est passé par là. Avec ce mélange de drôlerie, de
légèreté et de gravité qui est sa marque, Maupin clôt cette extraordinaire aventure littéraire dans ce septième et dernier épisode des Chroniques de San Francisco. (Points, le 02 avril)
L’interview d’Amistead Maupin chez Incoldblog, les avis de
Lapinoursinette, Cathe

Treize lunes de Charles Frazier
A douze ans, Will Cooper est vendu par son oncle et sa tante. Le jeune orphelin doit rejoindre un comptoir commercial situé dans le  » pays cherokee « . Sur sa route, il croise Bear, un chef
indien, qui fait de lui son fils spirituel. II s’intègre au clan, découvre la Nature, ses lois, sa force. Il trouve aussi l’amour sous les traits de Claire Featherstone : leur relation passionnée
le marquera à jamais. Devenu l’un des leurs, le « chef blanc  » s’engage dans la défense des Indiens. D’abord avocat, luttant contre leur transfert vers l’ouest, puis colonel guidant ses troupes
pendant la guerre de Sécession, il rejoindra finalement le Sénat, en tant que représentant des Cherokees. Treize lunes est le récit d’une destinée hors du commun qui se confond avec la grande
Histoire. Will Cooper, héros et narrateur, retrace le voyage de l’Amérique vers le XXe siècle. Roman d’amour, récit d’aventures, le second livre de Charles Frazier – après Retour à Cold Mountain
– est une épopée digne de Jack London ou de James Fenimore Cooper. (Points, le 23 avril)
Lu par Jules

Et oublié le mois dernier:



Chagrin d’école
de Daniel Pennac
Chagrin d’école, dans la lignée de Comme un roman, aborde la question de l’école du point de vue de l’élève, et en l’occurrence du mauvais élève. Daniel Pennac, ancien cancre
lui-même, étudie cette figure du folklore populaire en lui donnant ses lettres de noblesse, en lui restituant aussi son poids d’angoisse et de douleur. (Folio)
Lu par Google (Biblioblog), Lucie, Laurent, Martine




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Sorties Poches Mars 2009



Le Montespan
de Jean Teulé

Au temps du Roi-Soleil, avoir sa femme dans le lit du monarque était pour les nobles une source de privilèges
inépuisable. Le jour où Louis XIV jeta son dévolu sur Mme de Montespan, chacun, à Versailles, félicita le mari de sa bonne fortune. C’était mal connaître Louis-Henri de Pardaillan, marquis de
Montespan…  Gascon fiévreux et passionnément amoureux de son épouse, Louis-Henri prit très mal la chose. Dès qu’il eut connaissance de son infortune, il orna son carrosse de cornes
gigantesques et entreprit de mener une guerre impitoyable contre l’homme qui profanait une union si parfaite. Refusant les honneurs et les prébendes, indifférent aux menaces répétées, aux procès
en tous genres, emprisonnements, ruine ou tentatives d’assassinat, il poursuivit de sa haine l’homme le plus puissant de la planète pour tenter de récupérer sa
femme…(
Pocket, 5 mars)
Lu par
Yspaddaden, Liliba, Marie, La liseuse, Anna
Blume
, So



Le coeur
cousu
de Carole Martinez
 » Ecoutez, mes sœurs ! Ecoutez cette rumeur qui emplit la nuit ! Ecoutez… le bruit des mères ! Des choses sacrées se murmurent dans l’ombre des cuisines. Au fond des vieilles casseroles, dans
des odeurs d’épices, magie et recettes se côtoient. Les douleurs muettes de nos mères leur ont bâillonné le cœur. Leurs plaintes sont passées dans les soupes : larmes de lait, de sang, larmes
épicées, saveurs salées, sucrées. Onctueuses larmes au palais des hommes !  » Frasquita Carasco a dans son village du sud de l’Espagne une réputation de magicienne, ou de sorcière. Ses dons se
transmettent aux vêtements qu’elle coud, aux objets qu’elle brode : les fleurs de tissu créées pour une robe de mariée sont tellement vivantes qu’elles faneront sous le regard jaloux des
villageoises; un éventail reproduit avec une telle perfection les ailes d’un papillon qu’il s’envolera par la fenêtre: le cœur de soie qu’elle cache sous le vêtement de la Madone menée en
procession semble palpiter miraculeusement… Frasquita a été jouée et perdue par son mari lors d’un combat de coqs. Réprouvée par le village pour cet adultère, la voilà condamnée à l’errance à
travers l’Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang, suivie de ses marmots eux aussi pourvus – ou accablés – de dons surnaturels… Le roman fait alterner les passages
lyriques et les anecdotes cocasses on cruelles. Le merveilleux ici n’est jamais forcé : il s’inscrit naturellement dans le cycle tragique de la vie.(Folio, 5 mars)
Lu par
Dda (Biblioblog), Sylvie, Clarabel, Sylire, Florinette, Karine, So, Fashion

Le canapé rouge de Michèle Lesbre
Parce qu’elle était sans nouvelles de Gyl, qu’elle avait naguère aimé, la narratrice est partie sur ses traces. Dans le transsibérien qui la conduit à Irkoutsk, Anne s’interroge sur cet homme
qui, plutôt que de renoncer aux utopies auxquelles ils avaient cru, tente de construire sur les bords du Baïkal un nouveau monde idéal. À la faveur des rencontres dans le train et sur les quais,
des paysages qui défilent et aussi de ses lectures, elle laisse vagabonder ses pensées, qui la renvoient sans cesse à la vieille dame qu’elle a laissée à Paris. Clémence Barrot doit l’attendre
sur son canapé rouge, au fond de l’appartement d’où elle ne sort plus guère. Elle brûle sans doute de connaître la suite des aventures d’Olympe de Gouges, auteur de la Déclaration des droits de
la femme et de la citoyenne, de Marion du Faouët qui, à la tête de sa troupe de brigands, redistribuait aux miséreux le fruit de ses rapines, et surtout de Milena Jesenskà qui avait traversé la
Moldau à la nage pour ne pas laisser attendre son amant. Autour du destin de ces femmes libres, courageuses et rebelles, dont Anne lisait la vie à l’ancienne modiste, une belle complicité s’est
tissée, faite de confidences et de souvenirs partagés. À mesure que se poursuit le voyage, les retrouvailles avec Gyl perdent de leur importance. Arrivée à son village, Anne ne cherchera même pas
à le rencontrer… Dans le miroir que lui tend de son canapé rouge Clémence, l’éternelle amoureuse, elle a trouvé ce qui l’a entraînée si loin : les raisons de continuer, malgré les amours
perdues, les révolutions ratées et le temps qui a passé. Le dixième livre de Michèle Lesbre est un roman lumineux sur le désir, un de ces textes dont les échos résonnent longtemps après que la
lecture en est achevée. (Folio, 1er mars)
Lu par
Clarabel, Flora, Amanda, Lily, Sophie, Papillon, Sylire, Bellesahi, Sylvie.



La passion selon Juette
de Clara Dupont – Monod
Juette naît en 1158 à Huy, une petite ville de l’actuelle Belgique. Mariée à treize ans, elle est veuve cinq ans plus tard. Juette est une femme qui dit non. Non au mariage. Non aux hommes
avides. Non au clergé corrompu. Elle n’a qu’un ami et confident, Hugues de Floreffe, un prêtre. À quelles extrémités arrivera-t-elle pour se perdre et se sauver ? Car l’Église n’aime pas les âmes
fortes… De ce Moyen Âge traversé de courants mystiques et d’anges guerriers, qui voit naître les premières hérésies cathares, Clara Dupont-Monoda gardé ici une figure singulière de sainte
laïque. (Le livre de poche)
Lu par Lilly, Clarabel, Florinette, Lily, Sophie, Chaperlipopette, Le
bibliomane



Les vivants et les
ombres
de Diane Meur
En Galicie, terre rattachée à l’Empire habsbourgeois depuis le partage de la Pologne, l’obscure famille Zemka reconquiert le domaine fondé par leur ancêtre et s’engage fiévreusement dans la lutte
d’indépendance polonaise. Pour retracer l’ascension et la décadence de cette famille, c’est la maison épiant ses habitants qui raconte, des révolutions de 1848 jusqu’au seuil de XXe
siècle.
(Le livre de poche)

Mon avis, et celui de Marie, Sentinelle, Florinette, Laure



Ma vie est tout à fait fascinante
de Penelope Bagieu
Pénélope Bagieu est une jeune illustratrice parisienne. Elle vit dans le plus petit appartement du monde, sous les toits, en compagnie de son chat rose, de sa collection de chaussures et de ses
tracas quotidiens : sa réticence à faire du sport, sa mère envahissante, son chéri qui ne l’écoute pas… Heureusement pour elle, il reste ses copines langues de vipère, les soldes, les séries
télé, la presse people et les macarons ! L’auteur croque dans cette bande dessinée les petits riens du quotidien avec beaucoup d’humour et un talent évident : à chaque page, elle nous raconte ses
petites histoires et péripéties, tour à tour drôles, justes et émouvantes.(Le livre de poche)
Le blog de Penelope Bagieu



No et moi
de Delphine de
Vigan
Lou Bertignac a 13 ans, un QI de 160 et des questions plein la tête. Enfant précoce et fantaisiste, elle rencontre un jour, à la gare d’Austerlitz, No, une jeune fille SDF à peine plus âgée
qu’elle. Elle décide alors de sauver No, de lui donner un toit et une famille et se lance dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Roman d’apprentissage, No et moi est un
rêve d’adolescence soumis à l’épreuve du réel. Un regard d’enfant précoce, naïf et lucide sur la misère du monde, un regard sur ce qui nous porte et la part de poésie qui nous manque. ( Le livre
de poche)
Lu par
Nina, Laure, Clarabel



J’aime pas les autres
de Bertrand André
De la petite école à la grande, y compris celle de la vie, des premiers baisers à la longue quête de l’âme sœur, la jeunesse du narrateur, Anatole Berthaud, aurait pu être parfaitement
heureuse… s’il n’y avait pas eu les autres. Entre roman d’apprentissage et récit autobiographique, le dernier livre de Jacques A. Bertrand nous enchante, comme toujours par sa finesse, son
humour et son élégance d’esprit. (10/18)



J’ai tant rêvé de toi
d’Olivier et Patrick Poivre d’Arvor
« Mon existence durant, je m’en souviendrai. De ce voyage vers lui. De cette guérison à coups de serpe. Et de Prague qui tout le jour n’a su émerger de ses brumes, ni le ciel se délester de
sa neige.
» (le livre de poche)


Route royale
de Stephanie Polack
 » C’est alors qu’il remarque : le bord des cils humides, les paupières humectées et la rétine de l’œil, l’âme à fleur d’être, luisante. Elle tourne un peu la tête, ses pupilles se dilatent, elles
absorbent un point flou. Werner n’en revient pas. Le visage de cette femme, en cette seconde, l’effare. Juste un instant grave et fragile et lui qui n’en finira plus de la fixer. Il la reconnaît,
il l’avait vue au tribunal, oui, rue de Cambrai, elle l’avait déjà sidéré : Constance Haroche. Il avait suivi son procès. Il se souvient de tout ; des chefs d’accusation et du verdict. Cette
fille l’avait ému mais la cour, elle, ne l’avait pas épargnée. Werner la regarde. Il voudrait la toucher, effleurer son visage, sentir qu’il pourrait la meurtrir et ne pas le faire, la caresser.
 » (j’ai lu, 11 mars)



Le journal de Yaël
Koppman
de Marianne Rubinstein
Se marier avec un homme beau et intelligent. Avoir des enfants. Écrire un livre. Les ambitions de Yaël ont le mérite d’être claires. Sauf qu’à 34 ans, elle n’est pas en avance… Mais si elle veut
accueillir un homme dans sa vie, Yaël doit d’abord y faire un peu de ménage. Avec l’aide d’Éric, son colocataire homosexuel, de sa cousine Clara et d’Angelica Garnett, la nièce de Virginia Woolf
dont elle a décidé d’écrire la biographie, Yaël va secouer le tapis de ses origines juives, épousseter ses relations avec sa mère et soigner ses rapports avec les garçons. Car, c’est bien connu,
le prince charmant préfère les femmes épanouies…  (Pocket, 5 mars)
Lu par Lily, Amanda, Papillon, Cathulu, Florinette, Lou, Clarabel.

La ballade d’Iza de Magda Szabo
Dans sa maison de la Grande Plaine, Mme Szöcs attend qu’on vienne la chercher : son mari est en train de mourir. A l’hôpital, Vince ne la reconnaît pas, et sa dernière phrase est destinée à Iza,
leur fille trop aimée. Une fois son père enterré, Iza emmène sa mère vivre avec elle dans on appartement de Budapest. Elle a tout décidé, fait le tri entre meubles et objets à garder et à
abandonner, arrangé la chambre, sans demander à la vieille dame -qui pourra  » enfin se reposer  » -ni son avis ni ses envies. Peu à peu la fragile vieille dame se pétrifie de la non-existence qui
lui est ainsi offerte, jusqu’au jour où elle décide de retourner dans son village… (Viviane Hamy)
Lu par Gambadou, Bunee, Valdebaz


De la beauté
de Zadie Smith
Rien ne va plus pour le très britannique Howard Belsey, spécialiste de Rembrandt et gauchiste convaincu, qui végète en fin de carrière dans la petite université de Wellington, près de Boston :
son épouse vénérée, l’Afro-Américaine Kiki, lui bat froid depuis qu’elle le sait coupable d’infidélité. Leur fils aîné, Jerome, s’est réfugié chez Monty Kipps, l’ennemi juré de Howard, un
intellectuel anglo-antillais ultra-conservateur. Enfin, voilà que Monty lui-même débarque à Wellington comme professeur invité. Il est accompagné de sa famille et notamment de sa troublante fille
Victoria. Le chassé-croisé sentimental va commencer. Tandis que fait rage un débat sur la discrimination positive, les épouses des deux rivaux se lient d’amitié, Zora Belsey s’entiche d’un jeune
slammeur du ghetto, son frère Levi d’un groupe de réfugiés haïtiens… Zadie Smith aborde ici de front les enjeux les plus brûlants du XXIe siècle : le métissage culturel, l’héritage colonial,
les rapports de classes, l’opposition entre Europe et Amérique. Mais cette fresque foisonnante et tragi-comique, d’une invention verbale sans cesse renouvelée, offre aussi une méditation
tendrement ironique sur ce qui unit les êtres et donne un sens à leur vie : la quête de la beauté, l’effort pour s’ouvrir à l’autre, les liens affectifs en tous genres. Car De la beauté pourrait
tout aussi bien s’intituler De l’amour. (Folio, 12 mars)

Du sang dans la sciure de Joe R. Lansdale
Dans les années 1930, en pleine Dépression, la petite ville texane de Tyler survit grâce à la scierie de camp Rapture. Fils de la principale actionnaire de l’entreprise, Pete Jones est aussi le
shérif de la ville. La surprise est donc générale lorsque sa femme Sunset, violentée une fois de trop par ce mari brutal, l’abat d’une balle dans la tête. Malgré son acquittement pour légitime
défense, les commentaires vont bon train : comment une femme peut-elle se prétendre violée par son mari ? Et lorsque sa belle-mère, en alliée inattendue, confie à Sunset le poste vacant de
shérif, l’étonnement est à son comble. Avec la découverte du cadavre d’une femme enceinte enterré sur le terrain du seul propriétaire noir de la région, Sunset va devoir faire ses preuves,
revolver à la main. Son enquête sur cet assassinat la conduit à explorer un univers de préjugés, de corruption et de cynisme, où une femme qui ne sait pas rester à sa place est à la fois
considérée comme une menace et comme une cible. Une fois de plus, Joe R. Lansdale nous plonge dans la moiteur et la noirceur des marécages de l’Amérique profonde et livre dans ce polar aux
accents de western un superbe portrait de femme partie à la conquête de son indépendance. (Folio, 1er mars)
Lu par Jean-Marc Laherrère



Les garçons
de Wesley Stace
Chez les Fisher, illustre famille de gens de théâtre, il y a deux George. L’un est un enfant de la balle qu’on envoie en 1973 dans un pensionnat pour parfaire son éducation. L’autre, un pantin de
ventriloque, divertissait les troupes britanniques avec le grand-père de George pendant la Seconde Guerre mondiale. Les deux George ne savent rien l’un de l’autre. Jusqu’à ce que les événements
les amènent à s’unir pour mettre au jour les secrets de famille les mieux gardés. Mêlant l’histoire de l’enfant et les  » mémoires  » du pantin, Les Garçons dresse sur trois générations le portrait
d’une famille fascinante. Drôle, incisif et d’une grande tendresse, ce roman raconte l’inoubliable épopée de deux jeunes êtres guidés par le même désir : trouver une voix, être aimé. (j’ai lu, 11
mars)
Mon avis



Retour en terre
de Jim Harrison
Donald, métis Chippewa, Finnois de 45 ans, souffre d’une sclérose en plaques. Prenant conscience que personne ne sera capable de transmettre à ses enfants l’histoire de leur famille après sa
mort, il commence à la dicter à sa femme Cynthia. Il dévoile ainsi, entre autres, sa relation à un héritage spirituel unique et l’installation de ses aïeux dans le Michigan voilà trois
générations. Pendant ce temps, autour de lui, ses proches luttent pour l’accompagner vers la mort avec la dignité qui l’a caractérisé toute sa vie. Jim Harrison écrit sur le cœur de ce pays comme
personne, sur le pouvoir cicatrisant de la Nature, le lien profond ente la sensualité et le spirituel et les plaisirs qui élèvent la vie jusqu’au sublime. (10/18, 5 mars)
Lu par
Cathe, Kathel



Torturez l’artiste
de Joey Goebel
Manque d’inspiration, triomphe du divertissement commercial : il y a quelque chose de pourri au royaume de la culture U.S. C’est du moins ce qui motive la création de la Nouvelle Renaissance, une
académie destinée à former des enfants prodiges aux carrières d’artistes. Mais il n’est pas d’art sans souffrance. Cela, le petit Vincent va vite le comprendre au contact de Harlan, son manager
et désormais bourreau, dont la fonction principale est de parsemer sa vie d’expériences désastreuses censées stimuler sa créativité. De désillusions en échecs inexpliqués, Vincent voit son talent
croître… et sa vie sombrer. Un même combat réunit dès lors l’artiste et son art : la survie de l’exception, menacée par le pouvoir vampirisant de l’argent et de la facilité.(10/18, 5 mars)



Café Paraiso
de Monica
Ali
À Mamarrosa, petit village de l’Alentejo aux airs de paradis perdu, la vie n’est pas toujours aussi douce qu’on croit. Et pourtant combien sont-ils à tenter ici le rêve d’une existence moins
amère ? Il y a Eillen et son mari, deux touristes à la dérive, Stanton, l’écrivain exilé en quête de sens et les Potts, un couple d’Anglais marginaux.  Et puis bien sûr, il y a les locaux du
village, ceux qui ont toujours été là, ceux qui reviennent, riches mais déracinés, ceux qui rêvent d’ailleurs. Tant de trajectoires et de destins en cavale. Tant de rêves à bâtir ou à ravaler. Et
un lieu pour les entremêler : le Café Paraiso, nœud de toutes les destinées.
(10/18)

Et j’ajoute deux romans oubliés le mois dernier:



Alabama Song
de Gilles
Leroy (Prix Goncourt 2007)
Alabama, 1918. Quand Zelda, «Belle du Sud», rencontre le lieutenant Scott Fitzgerald, sa vie prend un tournant décisif. Lui s’est juré de devenir écrivain : le succès retentissant de son premier
roman lui donne raison. Le couple devient la coqueluche du Tout-New York. Mais Scott et Zelda ne sont encore que des enfants : propulsés dans le feu de la vie mondaine, ils ne tardent pas à se
brûler les ailes…
Gilles Leroy s’est glissé dans la peau de Zelda, au plus près de ses joies et de ses peines. Pour peindre avec une sensibilité rare le destin de celle qui, cannibalisée par son mari écrivain, dut
lutter corps et âme pour exister… Mêlant éléments biographiques et imaginaires, Gilles Leroy signe ici son grand «roman américain». (Folio),
Lu par Karine, Chiffonnette, Fashion, Clarabel, Laurence, Lo, Miss Alfie, Lily



Les disparus
de Daniel Mendelsohn (Prix Medicis Etranger 2007)
Dans la famille de Daniel Mendelsohn, il y a un trou : en 1941, son grand-oncle, sa femme et leurs quatre filles ont disparu dans l’est de la Pologne. Comment sont-ils morts ? Nul ne le sait.
Pour résoudre cette énigme, l’auteur part sur leurs traces. Le résultat ? Non un énième récit sur la Shoah, mais un formidable document littéraire, à la fois enquête dans l’Histoire et roman
policier. (J’ai lu)
Lu par
Lily, Sentinelle, Sophie, Chaperlipopette, Le Bibliomane

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