Catégorie : Lectures

[Roman] En cas de forte chaleur – Maggie O’Farrell

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Eté 1976, alors que Londres est écrasée par une chaleur caniculaire, Robert, retraité discret d’origine irlandaise, part comme tous les matins acheter son journal, et disparaît. Malgré leurs problèmes personnels et leurs différends, ses 3 enfants viennent soutenir leur mère Gretta. Il y a la sage Monica, la préférée, qui a séduit son ennuyeux mari sur un malentendu et doit désormais subir un week-end sur deux la haine de ses belle-filles. Michael Francis, l’aîné, est aux prises avec de sérieux problèmes de couple qui prennent leur source il y a bien longtemps, quand il a du abandonner sa thèse pour subvenir aux besoins de sa famille. Le plus difficile sera de joindre Aoife, la petite dernière, le vilain petit canard, qui s’est exilée aux Etats-Unis et a quasiment coupé les ponts avec sa famille depuis une violente altercation avec sa sœur.

La disparition du père (qui sert de prétexte et de fil directeur mais n’occupe finalement pas une place centrale au sein du roman) va obliger les trois enfants et leur mère à se retrouver une nouvelle fois réunis dans la maison familiale et à s’interroger sur leurs liens. Leur offrir une dernière chance de recoller les morceaux. Eux qui étaient si proches pendant leur enfance, comment ont-ils pu s’éloigner à ce point?

En se retrouvant bien malgré eux à leur point de départ, dans cette maison où ils ont grandi,  ils vont aussi être confrontés à leurs échecs respectifs. A l’instar du père disparu, chaque personnage porte en lui un secret inavouable. Des secrets plus ou moins graves, de ceux qui vous empoisonnent l’existence, de ceux qui vous construisent et vous révèlent aussi. Empêtré dans les non-dits, les mensonges et les frustrations, chacun a préféré finalement se recroqueviller dans sa coquille plutôt que de dévoiler son vrai visage.

Au fil du roman les portes vont s’entrebâiller, la famille se reconstruire, et au bout du chemin chaque personnage sera aussi le dépositaire du secret de quelqu’un d’autre, allégeant un peu son fardeau et recréant le début d’un lien fraternel à la fois si solide et si fragile. J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman psychologique – que j’ai dévoré en quelques jours – qui traite tout en douceur et en finesse de la difficulté des relations familiales.

En cas de forte chaleur de Maggie O’Farrell, traduction de Michèle Valencia, 348 pages, éditions Belfond 2014 – Note/4 etoiles– Retrouvez cet avis, et bien d’autres, sur Babelio.

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Sorties Poches – Février 2014

La singulière tristesse du gâteau au citron – Aimee Bender (Points, 6 février)

coeur Un de mes coups de cœur!

Le jour de ses 9 ans, Rose mord avec délice dans son gâteau d’anniversaire. S’ensuit une incroyable révélation : elle ressent précisément le mal-être éprouvé par sa mère en le préparant. Car, dans sa famille, chacun dispose d’un pouvoir unique, qu’il doit taire ; pour ces super-héros du quotidien, ce don est un fardeau. Comment supporter le monde quand la moindre bouchée provoque un séisme intérieur ?

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l'age des miracles pocheL’âge des miracles – Karen Thompson Walker (10-18, 20 février)

coeur Un de mes coups de cœur!

Une journée d’octobre apparemment comme les autres, l’humanité découvre avec stupeur que la vitesse de rotation de la Terre a ralenti. Les jours atteignent progressivement 26, 28 puis 30 heures. La gravité est modifiée, les oiseaux, désorientés, s’écrasent, les marées se dérèglent et les baleines s’échouent… Tandis que certains cèdent à la panique, d’autres, au contraire, s’accrochent à leur routine, comme pour nier l’évidence que la fin du monde est imminente. En Californie, Julia est le témoin de ce bouleversement, de ses conséquences sur sa communauté et sa famille. Adolescente à fleur de peau, elle est à l’âge où son corps, son rapport aux autres et sa vision du monde changent : l’âge des miracles. Entre roman d’anticipation et roman d’apprentissage, L’Age des miracles est un livre visionnaire sur la capacité d’adaptation de l’homme, poussée ici à son paroxysme.

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  Cinquante nuances de Grey – EL James (Le livre de poche, 5 février)

Anastasia Steele, étudiante en littérature, a accepté la proposition de son amie journaliste de prendre sa place pour interviewer Christian Grey, un jeune et richissime chef d’entreprise de Seattle. Dès le premier regard, elle est à la fois séduite et intimidée. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l’oublier, jusqu’à ce qu’il débarque dans le magasin où elle travaille à mi-temps et lui propose un rendez-vous. Ana est follement attirée par cet homme. Lorsqu’ils entament une liaison passionnée, elle découvre son pouvoir érotique, ainsi que la part obscure qu’il tient à dissimuler… Romantique, libératrice et totalement addictive, la trilogie Fifty Shades, dont Cinquante nuances de Grey est le premier volume, vous obsédera, vous possédera et vous marquera à jamais.

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Sacrifices de Pierre Lemaître (Le livre de poche, 5 février)

« Un événement est considéré comme décisif lorsqu’il désaxe complètement votre vie. Par exemple, trois décharges de fusil à pompe sur la femme que vous aimez. » Anne Forestier, la nouvelle compagne du commandant Verhoeren, est l’unique témoin d’un braquage dans une bijouterie des Champs-Elysées. Elle a été violemment tabassée et laissée pour morte. Atmosphère glaçante, écriture sèche, mécanique implacable : Pierre Lemaitre a imposé son style et son talent dans l’univers du thriller. Après Alex, il achève ici une trilogie autour du commandant Verhoeven, initiée avec Travail soigné. Par l’auteur de Au revoir là-haut, prix Goncourt 2013.

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Ce que je peux te dire d’elles Anne Icart (Pocket, 6 février)

Un matin, très tôt. Le téléphone sonne. Blanche n’aime pas ça. Les coups de fil au petit matin n’annoncent jamais rien de bon. Cette fois, c’est une bonne nouvelle : Violette a accouché, dans la nuit, d’un petit garçon. Blanche est bouleversée, elle ne savait même pas que sa fille était enceinte. Et puis un garçon, le premier au bout de cette lignée de filles, quelle histoire… Dans le train qui la mène de Toulouse vers Paris, le trac au cœur, Blanche relit les carnets de moleskine destinés à Violette où elle a essayé de se souvenir de tout, tout ce qu’elle peut lui dire d’elles.

 

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La famille Fang de Kevin Wilson (Pocket, 20 février)

Caleb et Camille ont dédié leur vie à la performance artistique. Annie et Buster, leurs 2 enfants, ont fait partie, contre leur gré, de leurs oeuvres. Une fois adultes, ils s’aperçoivent que le chaos de leur enfance les a rendus inadaptés à la société. Revenus dans la maison familiale, ils vont être confrontés à une mise en scène de leurs parents dépassant toutes les précédentes.

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  Karoo – Steve Tesich (Points, 13 février)

Égoïste et cynique, Saul Karoo ment comme il respire et noie ses névroses familiales dans la vodka. Son métier, script doctor, consiste à dénaturer des chefs-d’œuvre pour les aligner sur les canons hollywoodiens. Quand sa carrière croise celle de Leila Millar, une jeune actrice médiocre, il décide contre toute attente de la prendre sous son aile. Car ils sont liés par un secret inavouable…

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Libellules de Joël Eggloff (Folio, 6 février)

Il y a, dans Libellules, un enfant qui grandit et sans cesse s’interroge, un père qui aimerait pouvoir lui répondre, il y a cette femme qui, du matin au soir, secoue son linge à sa fenêtre, il y a Kate, là-bas, en Antarctique, et la tragique histoire d’un chapeau à la mer… Avec tendresse et bienveillance, un homme, écrivain, porte un regard sensible et drôle sur le monde qui l’entoure.

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Le journal secret d’Amy Wingate de Willa Marsh (J’ai lu, 5 février)

Institutrice à la retraite, Amy se met à tenir un journal intime dans lequel elle revient sur son passé : ses anciens amants, son ami punk Gary, etc. Mais elle relate également des événements présents comme le drame conjugal de sa copine Francesca.

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Une faiblesse de Carlotta Delmont – Fanny Chiarello (Points, 13 février)

En avril 1927, alors qu’elle vient de triompher dans sa première Norma parisienne, Carlotta Delmont disparaît. Fugue, suicide, enlèvement ? Pendant deux semaines, la police, la presse, le public et les proches de la cantatrice américaine s’interrogent. Jusqu’à ce qu’elle reparaisse et que leurs interrogations se reportent sur les raisons de sa fuite. Où était-elle pendant tout ce temps ? Avec qui ?

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Graveney Hall – Linda Newbery (Le livre de poche, 29 janvier)

Quand Greg, un adolescent féru de photographie, découvre les ruines de la demeure de Graveney Hall, il sait tout de suite qu’il tient un beau sujet. Épaulé par Faith, la fille d’un bénévole qui restaure la propriété, il va tenter de percer le secret de cette mystérieuse bâtisse et de son dernier héritier, Edmund Pearson, disparu dans d’étonnantes circonstances pendant la Première Guerre mondiale. L’enquête va révéler bien plus de choses sur lui-même que Greg n’aurait pu l’imaginer. L’auteur très remarquée du roman De pierre et de cendre n’a pas son pareil pour recréer l’atmosphère et les mentalités d’hier, cerner les interrogations et les idéaux d’aujourd’hui, et rendre émouvant un récit où se mêlent l’étrange, le poids de l’Histoire, la violence et le désir.

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Egarés – Emma Donoghue (Le livre de poche, 5 février)

Le départ, la route, l’arrivée : les trois parties de ce recueil de nouvelles marquent les étapes du voyage, de l’errance, de l’exil. Par-delà les époques, l’auteur nous entraîne du Massachusetts puritain au New Jersey révolutionnaire, passant par la Louisiane belliqueuse, jusqu’aux bas-fonds sordides de Toronto. Immigrés à la recherche d’une vie meilleure, orphelins transférés, esclaves en quête de liberté, voleurs de grands chemins…, tous sont en mouvement, que ce soit pour partir, arriver, ou découvrir de nouveaux lieux, loin de leurs identités familiale et nationale. Mais dans ces « fictions historiques » (l’auteur a effectué un véritable travail d’historienne), tout n’est pas dramatique, et l’errance peut mener aussi à la découverte de soi.

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Des nœuds d’acier – Sandrine Colette (Le livre de poche, 29 janvier)

Avril 2001. Dans la cave d’une ferme miteuse, au creux d’une vallée isolée couverte d’une forêt dense, un homme est enchaîné. Théo, quarante ans, a été capturé par deux frères, deux vieillards qui ont fait de lui leur esclave. Comment a-t-il basculé dans cet univers au bord de la démence ? Il n’a pourtant rien d’une proie facile : athlétique et brutal, Théo sortait de prison quand ces vieux fous l’ont piégé au fond des bois. Les ennuis, il en a vu d’autres. Alors, allongé contre les pierres suintantes de la cave, battu, privé d’eau et de nourriture, il refuse de croire à ce cauchemar. Il a résisté à la prison, il se jure d’échapper à ses geôliers.

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 Ce que cache ton nom – Clara Sanchez (Le livre de poche, 29 janvier)

Sandra, jeune femme d’une trentaine d’années, sans véritables attaches, enceinte d’un homme qu’elle vient de quitter, s’installe dan un village isolé de la côte est espagnole. Sur la plage où elle passe ses journées, elle fait la connaissance d’un couple d’octogénaires norvégiens, les Christensen. Rapidement, ils la prennent sous leur aile et la traitent comme la petite-fille qu’ils n’ont jamais eue. Mais un vieil homme tout juste débarqué d’Argentine va venir perturber cette belle entente : Julián, survivant du camp de Mathausen, révèle à Sandra le véritable visage des Christensen. D’abord méfiante, elle finit tout de même par se rendre à l’évidence. Le couple ne semble-t-il pas l’attirer chaque jour davantage dans ses filets ? Mais elle ne se rend pas encore compte que la connaissance de la vérité met sa vie en danger. À moins qu’elle ne lui donne un but, et lui permette de grandir…

 

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Je suis une lectrice Charleston #1: Le goût des souvenirs, L’italienne et La femme des dunes

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Comme je vous le disais il y a quelques semaines, je fais partie des lectrices Charleston 2014 et à ce titre j’aurais la chance (notamment) de recevoir tous les romans publiés cette année en avant-première. Voici donc mon avis sur les trois premiers romans que j’ai pu lire. Vous pouvez d’ores et déjà trouver les deux premiers titres en librairie, le 3ème – La femme des dunes – sort dans quelques jours, le 10 février.

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le gout des souvenirsLe goût des souvenirs – Erica Bauermeister – 3 etoiles

Autour du restaurant de Lilian et des ateliers cuisine qu’elle organise régulièrement gravitent plusieurs personnages: Al, son comptable, confronté à de sérieux problèmes de couple avec Louise; Finnigan, employé au restaurant, qui se balade avec de mystérieux cahiers bleus et qui n’est pas insensible au charme de Chloé, laquelle a emménagé avec Isabelle, qui perd peu à peu la mémoire…

Ce roman est la suite de L’école des saveurs (paru en 2009 aux éditions Presses de la cité) mais peut se lire indépendamment. C’est un roman choral dans lequel chaque personnage prend la parole à tour de rôle, ce qui permet d’apporter du rythme à l’histoire, mais il est un peu frustrant de ne pas passer un peu plus de temps avec chaque personnage. C’est sans doute le principal défaut de ce roman qui par son choix de construction manque parfois de profondeur.

C’est un livre sur les souvenirs, sur la filiation et sur la perte, sur la famille au sens large, celle que l’on a et celle que l’on se choisit. La nourriture joue aussi un rôle intéressant, même si ce n’est pas le sujet central du livre, mais les odeurs, les saveurs donnent une dimension physique et chaleureuse au récit. La gastronomie est surtout ici un lien entre les personnages et les générations, et j’ai aimé ce fil conducteur, ces descriptions de plats qui réconfortent, rassurent, unissent. Globalement j’ai trouvé que c’était un joli roman, doux et sensible, même s’il reste parfois un peu trop en surface.

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LItalienneL’italienne – Adriana Trigiani – 3 etoiles

Ciro et Enza sont tous les deux originaires des alpes italiennes. Ciro a été abandonné dans un couvent avec son frère Edouardo, Enza est l’aînée d’une famille nombreuse et pauvre. Alors qu’ils viennent de se rencontrer, Ciro doit quitter précipitamment l’Italie, direction les Etats-Unis, sans pouvoir prévenir Enza. Peu de temps après Enza va elle aussi traverser l’Atlantique afin d’améliorer le quotidien de sa famille. Le destin les réunira t-il à nouveau?

 Le fond historique est intéressant, l’immigration aux Etats-unis au début du XXème siècle, l’engagement de Ciro dans la première guerre mondiale, celui de son fils Antonio dans la 2ème guerre, et j’ai  particulièrement apprécié les passages dans lesquels Enza, jeune couturière,  côtoie le grand Caruso dans les coulisses de l’opéra… J’ai aussi été sensible à la force des relations familiales, même quand elles sont éprouvées par la distance (que ce soit Ciro avec son frère Edouardo ou Enza avec sa mère, qui sont tous deux restés en Italie) et à l’importance des racines: Ciro et Enza n’oublieront jamais d’où ils viennent. J’ai eu cependant un peu de mal à apprécier le style et le rythme ralenti par les nombreux dialogues et descriptions.

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la femme des dunesLa femme des dunes – Chris Bohjalian (sortie le 10 février) – Note/4 etoiles

En 1915, la jeune Elizabeth Endicott accompagne son père à Alep dans le cadre d’une mission humanitaire. Elle va découvrir l’horreur du génocide arménien, mais aussi rencontrer Armen, un arménien qui a perdu sa femme et sa fille.

En 2012, après avoir découvert la photo d’une victime du génocide qui pourrait être de sa famille Laura Petrosian entame des recherches sur l’histoire de ses grands-parents et va mettre à jour un terrible secret de famille.

Cette lecture m’a d’abord appris beaucoup de choses sur les circonstances et le déroulement du génocide arménien. L’intégration d’une histoire d’amour dans un tel contexte était plutôt délicat, mais j’ai trouvé que l’auteur s’en sortait très bien et traitait cette alliance avec beaucoup de tact et de pudeur. L’histoire d’Elizabeth et d’Armen est comme une fleur poussant sur un tas de cendres, une note d’espoir dans une symphonie de l’horreur.

Au-delà des évènements eux-mêmes ce roman soulève aussi la question de l’oubli des générations suivantes. L’alternance entre le passé (l’histoire d’Elizabeth et d’Armen) et le présent (avec Laura) permet aussi de mettre en avant l’importance du travail de mémoire. La femme des dunes est un roman très émouvant qui  rend hommage à toutes les victimes de ce génocide trop longtemps oubliées par l’Histoire.

 

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[Album] Les très petits cochons – Angélique Villeneuve et Martine Camillieri

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Trois petits cochons, respectivement prénommés Jambon, Rillette, et Lardon (!) décident qu’il est temps de prendre leur indépendance et de construire leurs propres maisons.  Comme ça, personne ne leur demandera plus de ranger leur chambre ou de se débarbouiller le groin chaque matin. Mais attention au loup qui rôde et qui ferait bien de beaux saucissons avec nos petits cochons! Jambon décide de se construire une maison en pailles (non, ce n’est pas une faute de frappe 😉 ), Rillette une cabane en pain grillé, alors que Lardon va construire une maison en sucres.

Vous aurez bien sûr reconnu Les trois petits cochons, revisité de manière improbable mais délicieuse, aussi bien du point de vue de l’histoire qu’au niveau des illustrations. Les deux auteurs ont recréé ici tout un univers à base de jouets (legos, dînette, petits jouets en plastique…) et d’aliments: Il y a les maisons des petits cochons (en pailles, en pain grillé et en sucre) mais aussi des berceaux avec des pots de yaourts, et les maisons du village sont faites à partir de bidons de lessive ou de bouteilles de lait.

Un détournement original, un brin déroutant, mais j’ai beaucoup aimé cette ambiance récup’.

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Les très petits cochons d’Angélique Villeneuve et Martine Camillieri, Seuil Jeunesse 2013 – Note/4 etoiles

 

 

Challenge je lis aussi des albums 2014 Challenge petit bac 2014

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Sorties poches – janvier 2014

La déesse des petites victoires -Yannick Grannec (Pocket, 2 janvier)

Université de Princeton, 1980. Anna Roth, jeune documentaliste sans ambition, se voit confier la tâche de récupérer les archives de Kurt Gödel, le plus fascinant et hermétique mathématicien du XXe siècle. Sa mission consiste à apprivoiser la veuve du grand homme, une mégère notoire qui semble exercer une vengeance tardive contre l’establishment en refusant de céder les documents d’une incommensurable valeur scientifique. Dès la première rencontre, Adèle voit clair dans le jeu d’Anna. Contre toute attente, elle ne la rejette pas mais impose ses règles. La vieille femme sait qu’elle va bientôt mourir, et il lui reste une histoire à raconter, une histoire que personne n’a jamais voulu entendre. De la Vienne flamboyante des années 1930 au Princeton de l’après-guerre ; de l’Anschluss au maccarthysme ; de la fin de l’idéal positiviste à l’avènement de l’arme nucléaire, Anna découvre l’épopée d’un génie qui ne savait pas vivre et d’une femme qui ne savait qu’aimer.

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Beautiful Bastard – Christina Lauren (Pocket, 2 janvier)

Brillante et déterminée, Chloé n’a qu’un problème dans la vie : son boss, Bennett, revenu prendre les rennes de l’entreprise familiale de Chicago après un séjour en France. Trentenaire séduisant, arrogant et égocentrique, il est odieux mais… magnétique.
Bennett, lui, découvre en sa collaboratrice une jeune femme aussi ravissante qu’exaspérante, et qui n’entend rien sacrifier à sa carrière.
Entre eux, c’est l’affrontement immédiat, mais aussi le désir obsédant, dévastateur. Ensemble, ils vont enfreindre une à une toutes les règles qu’ils s’étaient imposées. À une seule fin : se posséder…

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Série Z – JM Erre (Pocket, 2 janvier)

Les séries Z n’ont aucun secret pour lui. Monstres improbables – zombies en mousse, extraterrestres en carton –, acteurs has been et nanars bon marché, Félix connaît ce monde sur le bout des doigts.  C’est en puisant son inspiration dans cet univers de quatrième zone qu’il vient de mettre un point final à son premier scénario : l’histoire d’une maison de retraite ou les crimes se multiplient. Les ennuis commencent quand la réalité se met à dépasser la fiction : on déplore un mort à la Niche Saint-Luc. Puis un autre… Alors, vrais ou faux cadavres ?

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Orgueils et préjugés et zombies – Seth Grahame Smith (Pocket, 9 janvier)

Pour la famille Bennet, qui compte cinq filles à marier, l’arrivée de deux jeunes et riches célibataires dans le voisinage est une aubaine : enfin, des cœurs à prendre, et des bras supplémentaires pour repousser les zombies qui prolifèrent dans la région ! Mais le sombre Mr Darcy saura-t-il vaincre le mépris d’Elizabeth, et son ardeur au combat ? Les innommables auront-ils raison de l’entraînement des demoiselles Bennet ? Les sœurs de Mr Bingley parviendront-elles à le dissuader de déclarer ses sentiments à Jane ? Surtout, le chef-d’œuvre de Jane Austen peut-il survivre à une attaque de morts-vivants ?

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La vie rêvée d’Ernesto G. de Jean Michel Guenassia (Le livre de poche,  8 janvier)

1910-2010. Prague, Alger, Paris. Nous suivons la traversée du siècle de Joseph Kaplan, médecin juif praguois, des guinguettes de Joinville à la peste d’Alger, de la guerre à l’effondrement communiste. Ses amours, ses engagements, ses désillusions sont contés à travers les tourmentes de l’Histoire. Et surtout, la rencontre qui bouleversa sa vie, celle qu’il fit un jour de 1966 avec un révolutionnaire cubain, un certain Ernesto G., échoué dans la campagne tchèque après sa déroute africaine.

Dans la lignée du Club des incorrigibles optimistes, Jean-Michel Guenassia retrace le parcours insolite d’un héros malgré lui. On retrouve l’efficacité de son talent romanesque dans cette fresque captivante et nostalgique, où se confondent l’Histoire et l’intime.

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L’amour dans l’âme de Daphné Du Maurier (Le livre de poche, 8 janvier)

Dans le premier roman de Daphné du Maurier, qui parut en France en 1950 sous le titre La Chaîne d’amour, la mer, fascinante et cruelle, occupe une place centrale. Elle lie tous les membres de la famille Coombe, installée à Plyn, un port de la côte sud des Cornouailles ; sur un siècle et quatre générations, se déroule le destin de femmes insoumises et d’hommes sauvages, navigateurs ou charpentiers de marine, qui tous ont le visage tourné vers les flots… Amours, haines, vengeances et trahisons, Daphné du Maurier excelle dans la peinture des passions humaines.

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Le bouc émissaire de Daphné Du Maurier (Le livre de poche, 8 janvier)

John, un historien anglais en vacances en France, rencontre au Mans par hasard son sosie parfait, Jean de Gué. Les deux hommes font connaissance : l’un est solitaire, sans famille, l’autre, épicurien désinvolte, se plaint de la sienne qui l’étouffe. Le lendemain matin, John se réveille, vêtu des affaires de Jean, qui a disparu. À la porte, le chauffeur l’attend pour le ramener au château. John prend alors la place de Jean… Comme dans Rebecca, on retrouve dans ce livre la cruauté, l’étrangeté et l’art du suspense de Daphné du Maurier.

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  Barbe-bleue d’Amélie Nothomb (Le livre de poche, 3 janvier)

« La colocataire est la femme idéale. » A. N.

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Ce que savait Jennie de Gérard Mordillat (Le livre de poche, 3 janvier)

À vingt-trois ans, Jennie n’a qu’un but dans la vie : réunir ses sœurs et son frère dispersés dans des familles d’accueil et un foyer afin de les emmener voir la mer depuis les falaises d’Étretat. Au cours de cette quête à travers la France, Jennie va rencontrer Quincy, un acteur qui ne veut plus l’être. Lui aussi est animé d’une volonté sans faille : venger le suicide de sa mère.  Unis face au pire et portés par une détermination farouche, ces amants tragiques mettront tout en œuvre pour parvenir à leurs fins. Un récit incarné par une héroïne bouleversante et sublime, où l’espoir mène tout droit à la folie.

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 Lucky Girls de Nell Freudenberger (10-18, 2 janvier)

 es héroïnes de ce recueil sont toutes issues de milieux aisés. Elles s’expa­trient à Delhi, Bangkok, Bombay… s’y installent, épousent les coutumes locales, y cherchent les repères qui leur manquent dans leur pays, au sein de leurs propres familles. Cinq nouvelles empreintes d’une sensation de flottement, de déplacement. Cinq héroïnes pour qui l’exil sert de révélateur sur les relations qu’elles entretiennent avec leur entourage proche. Nell Freudenberger explore l’at­tachement de ses personnages à leurs pays adoptifs, un attachement souvent plus profond et passionnel que leurs liens familiaux.

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Le roi n’a pas sommeil de Cécile Coulon (Points, 9 janvier)

Thomas Hogan aura pourtant tout fait pour exorciser ses démons ? les mêmes qui torturaient déjà son père. Quand a-t-il basculé ? Lorsque Paul l’a trahi pour rejoindre la bande de Calvin ? Lorsqu’il a découvert le Blue Budd, le poker et l’alcool de poire ? Lorsque Donna l’a entraîné naïvement derrière la scierie ?

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Toutes ces vies qu’on abandonne de Virginie Ollagnier (Points, 9 janvier)

En 1918, l’armistice est signé, mais les trains continuent à ramener du front des hommes meurtris. L’un d’eux, soldat anonyme au visage émacié, semble ne pas vouloir se réveiller. Est-ce l’étrange beauté de ce corps muet qui éveille les sentiments de Claire ? Ou sa détermination à soulager les souffrances ? De confessions timides en aveux fervents, la jeune infirmière et l’inconnu se découvrent…

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De là, on voit la mer – Philippe Besson (10-18, 9 janvier)

Louise, 40 ans, part s’installer dans une villa en Toscane pour écrire son roman. Elle abandonne à Paris son mari, François, meurtri mais résigné. À Livourne, ville portuaire ou règne une chaleur écrasante, tout l’enchante : la qualité du silence, la mer partout présente, l’incessant ballet des ferries vers les îles. Et cette parfaite solitude que seule vient déranger la présence discrète et dévouée de Graziella, la gouvernante qui s’occupe de la maison. Louise n’a jamais connu un tel sentiment de plénitude. Elle écrit l’histoire d’une femme qui doit réapprendre à vivre après la disparition de son mari. Les mots viennent à elle tout naturellement. Un jour, un jeune homme sonne à sa porte. C’est Luca, le fils de Graziella. Élève à l’Académie navale, il porte ses vingt et un ans avec une grâce insolente. Jamais Louise n’aurait pu envisager d’être troublée par un garçon de cet âge. Tenter de résister au charme de Luca serait pourtant aussi vain que de vouloir échapper à la moiteur de l’été. Au moment ou elle cède à la sensualité de ce corps qui l’attire, elle apprend qu’un accident de voiture a grièvement blessé son mari. Fiction, fantasme et réalité se télescopent, mais dans quel but ? Louise doit se rendre au chevet de François, plus vulnérable que jamais. Forte de cette ferveur inattendue qui lui a ouvert les yeux, elle sait que l’instant est venu d’affronter tous les mensonges accumulés avec les années, quelles qu’en soient les conséquences…

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