Catégorie : Lectures

Les sorties poches de Mars 2013

Tout ce que nous aurions pu être toi et moi, si nous n’étions pas toi et moi – Albert Espinosa (Le livre de poche, 20 mars)

Madrid, 3 heures du matin. La mère de Marcos, une célèbre chorégraphe, est morte la veille. Insomniaque, Marcos rêve de s’injecter le médicament qui lui permettra de ne plus jamais avoir besoin de dormir. Marcos a aussi un don : il voit dans les souvenirs des gens ; c’est pourquoi la police fait souvent appel à lui. Aujourd’hui, il doit examiner un « étranger » et tenter de découvrir sa véritable identité. Une rencontre qui se révélera surprenante. Best-seller en Espagne, ingénu et transgressif, Tout ce que nous aurions pu être toi et moi si nous n’étions pas toi et moi est un hymne à l’amour impossible sur terre et peut-être ailleurs.

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Le passage – Justin CRONIN (Pocket, 7 mars)

Années 2010. Dans le Tennessee, Amy, une enfant abandonnée de six ans est recueillie dans un couvent… Dans la jungle bolivienne, l’armée américaine recherche les membres d’une expédition atteints d’un mystérieux virus…
Au Texas, deux agents du FBI persuadent un condamné à mort de contribuer à une expérience scientifique gouvernementale. Lui et les autres condamnés à la peine capitale participant au projet mutent et développent une force physique extraordinaire. Les deux agents du FBI sont alors chargés d’enlever une enfant, Amy. Peu après que le virus a été inoculé à cette dernière, les mutants attaquent le centre de recherches.
Près d’un siècle plus tard. Une communauté a survécu à l’apocalypse causée par l’attaque des viruls, ainsi qu’ont été baptisés les mutants. Une adolescente la rejoint bientôt. Une puce électronique implantée sous sa peau révèle qu’il s’agit d’Amy, âgée désormais de plus de cent ans mais qui en paraît à peine quatorze… L’aventure ne fait que commencer.

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L’homme qui haïssait les femmes – Elise Fontenaille (Le livre de poche, 20 mars)

Montréal, décembre 1989. Un matin comme les autres à Polytechnique. Soudain, en plein cours, un jeune homme fait irruption dans une salle. Il sort un fusil de son sac, abat toutes les filles de la classe, et va poursuivre son carnage dans les couloirs de l’école. Il ne vise que les femmes. Au total, il en tuera quatorze, avant de retourner l’arme contre lui. Pourquoi cette folie meurtrière chez un garçon apparemment sans histoire ? Par haine des féministes. Elles lui ont, écrivait-il avant de se tuer, gâché la vie… À partir d’un fait divers qui traumatisa le Québec, Élise Fontenaille dresse le portrait d’un enfant brûlé. Et ausculte une société qui en moins d’une génération est passée d’un catholicisme tout-puissant à un féminisme triomphant, non sans heurts.

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Delirium, tome 1 – Lauren Oliver (Le livre de poche jeunesse, 13 mars)

Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme la pire des maladies. Un monde où tous les jeunes subissent à leur majorité une opération de cerveau pour être immunisés. A quelques mois de ses dix-huit ans, Lena aspire presque à subir à son tour le Protocole car, depuis toujours, amour rime pour elle avec souffrance et danger. Jusqu’à ce qu’une rencontre inattendue fasse tout basculer. Avant, tout était simple, tout était organisé. Mais est-ce vraiment vivre que de laisser la société tout prévoir pour vous. Vos amis, vos amours et votre avenir ?

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Wicca, tome 1 – Cate Tiernan (Le livre de poche jeunesse, 13 mars)

Morgan Rowlands est une adolescente comme les autres, dont la vie change le jour où Cal Blaire arrive au lycée. Beau, charmant et mystérieux, il est aussitôt adulé par toutes et tous. Lorsque Cal organise une soirée pour faire connaissance avec les autres élèves, le garçon leur explique qu’il pratique la Wicca. Cette forme de magie blanche est une religion ancestrale qui célèbre la nature. Morgan se trouve irrésistiblement attirée. Cal propose aux intéressés de se voir régulièrement pour continuer à pratiquer la Wicca. La jeune fille se prend de passion pour ces rendez-vous et suscite l’intérêt de Cal, qui voit en elle une possible sorcière.

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Si tu m’entends – Sharon Dogar (Le livre de poche jeunesse, 13 mars)

Hal ne supporte plus de voir ses parents tristes. Il ne supporte plus de voir sa grande sœur dans le coma sur son lit d’hôpital. Un an déjà qu’il a retrouvé Charley inanimée dans les rochers. Et maintenant, cette voix qui l’appelle au secours. La voix de Charley ! Que s’est-il passé cette nuit-là ? Que faisait Charley sur la plage ? Avec qui était-elle ? C’est ce que Hal va chercher à savoir.

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Mortels petits secrets –  Lauria Faria Stolarz (Le livre de poche jeunesse, 13 mars)

Camélia rencontre Ben pour la première fois lorsqu’il la sauve d’un accident de voiture, avant de s’enfuir sans un mot. Il réapparaît le jour de la rentrée. Pourtant nouveau en ville, Ben est immédiatement poursuivi par de terribles rumeurs : il aurait tué son ex-petite amie. En s’approchant de celui que tous rejettent, Camélia se met-elle en danger ?

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Derrière la haine – Barbara Abel (Pocket,  14 mars)

D’un côté il y a Tiphaine et Sylvain et de l’autre il y a Miléna et David. Voisins du même âge, partageant les mêmes passions et la même conception de la vie, les deux couples sont devenus inséparables et, malgré la mince cloison qui les sépare, on peut dire qu’ils vivent joyeusement les uns avec les autres. Une amitié fusionnelle tout naturellement renforcée quand deux petits garçons viennent au monde pour enchanter les maisons. Maxime et Milo naissent la même année, grandissent ensemble, comme deux jumeaux qui le soir venu rentreraient dormir chez leurs parents respectifs.
Mais ce tableau idyllique éclate violemment le jour où Miléna est témoin d’un tragique accident qui coûtera la vie au petit Maxime, le garçon de ses voisins. Hantée par la culpabilité de n’avoir pas pu aider l’enfant et par la douleur d’avoir perdu un être qu’elle aimait comme un fils, Miléna commence à s’inventer des histoires, aveuglée par la douleur. Tiphaine lui en veut, elle va se venger, elle projette de tuer Milo qui lui rappelle chaque jour l’enfant qu’elle a perdu. Miléna a tellement peur de perdre son enfant, de vivre ce qu’à vécu Tiphaine… La paranoïa l’isole du reste du monde et elle ne comprend pas que c’est peut-être elle qui est en train de tuer son fils, à petit feu…

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Dark Island de Vita Sackville-West (Le livre de poche, 6 mars)

Tous les hommes sont fous de Shirin, qui n’a qu’une passion : l’île de Storn, entrevue dans son enfance et qui s’incarne au cours d’une soirée par son châtelain, Venn Le Breton. Venn, fasciné par la jeune femme, l’épouse et l’emmène dans son île, où règne une redoutable grand-mère. Dans ce livre paru en 1934, on retrouve avec délectation la liberté de ton, la délicatesse et l’audace de Vita Sackville-West

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Zen City – Grégoire Hervier (Pocket, 14 mars)

Dominique Dubois, cadre trentenaire moyen, s’installe plein d’espoir à Zen City, paradis high-tech ou, grâce à la puce dont chacun est doté, on peut faire ses courses sans jamais se déplacer et être protégé en toute discrétion. Mais quand sa jolie collègue est assassinée chez elle, quand il devient la proie de hackers qui cherchent à miner de l’intérieur la Ville Transparence, sa vie en prépayé bascule…
Ce livre est son journal, le témoignage d’un des rares rescapés de ce que l’on a appelé la « Tragédie de Zen City ».

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Le chapeau de Mitterrand – Antoine Laurain (J’ai lu, 6 mars)

Alors qu’il dîne un soir dans une brasserie parisienne, Daniel Mercier voit arriver comme voisin de table François Mitterrand. Son repas achevé, le Président oublie son feutre noir que Daniel décide de garder comme souvenir. Bientôt, grâce à lui, le petit comptable qu’il était devient un véritable stratège au sein de son entreprise. Prix Landerneau découvertes 2012, prix Relay des voyageurs 2012.

 

 

 

 

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Nos vies désaccordées – Gaëlle Josse (J’ai lu, 6 mars)

Un musicien part retrouver la femme qu’il a aimée avec passion, récemment internée dans un hôpital psychiatrique. Sur place, son droit de visite est refusé. Il se met alors à reconsidérer le passé et parvient peu à peu à comprendre ce qui les a éloignés.

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Premier bilan après l’apocalypse – Frédéric Beigbeder (Le livre de poche, 6 mars)

L’apocalypse, serait-ce donc l’édition numérique, ou comme dans Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, la température à laquelle le papier se consume ? Frédéric Beigbeder sauve ici du brasier les 100 œuvres qu’il souhaite conserver au XXIe siècle, sous la forme d’un hit-parade intime. C’est un classement totalement personnel, égotiste, joyeux, inattendu, parfois classique (André Gide, Fitzgerald, Paul Jean Toulet, Salinger et d’autres grands), souvent surprenant (Patrick Besson, Bret Easton Ellis, Régis Jauffret, Simon Liberati, Gabriel Matzneff, et d’autres perturbateurs). Avec ce manifeste, c’est le Beigbeder livresque que nous découvrons, en même temps qu’une autobiographie en fragments, un autoportrait en lecteur.

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La femme du tigre – Téa Obreht (Le livre de poche, 6 mars)

Dans un pays des Balkans qui se remet d’un siècle de guerres, Natalia est chargée de vacciner les pensionnaires d’un orphelinat. Autour d’elle, tout n’est que superstitions. Les épidémies seraient des malédictions, les morts, des forces vives. Natalia rattache ces croyances absurdes aux contes que lui a transmis son grand-père. Mais l’histoire la plus extraordinaire, celle de la femme du tigre, il l’a emportée dans la tombe. En confrontant présent, souvenirs et légendes, Natalia comprendra les errements des générations passées, et les travers de la sienne.

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Granny Webster – Caroline Blackwood (Le livre de poche, 20 mars)

Envoyée en convalescence au bord de la mer chez son arrière grand-mère, une vieille dame acariâtre qui ne se déplace qu’en Rolls, vit comme à l’époque victorienne et évite toute émotion pour ménager son cœur, une jeune fille – qui n’est pas sans rappeler Caroline Blackwood –découvre peu à peu les secrets qui se cachent derrière les rideaux empesés de la luxueuse demeure… La description de cette grande famille irlandaise, avec une tante excentrique et suicidaire, une grand-mère un peu dérangée et une femme de chambre borgne, est d’une réjouissante noirceur.

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Green River – Tim Willocks (Pocket, 7 mars)

Green River. Un pénitencier de haute sécurité, au fin fond du Texas. Un véritable enfer ou la violence, la terreur et le racisme règnent en maîtres. Ray Klein, ancien médecin, y est incarcéré. Alors qu’il est sur le point d’être libéré, une émeute éclate dans la prison. Juliette Devlin, psychiatre judiciaire dont il est tombé amoureux, est prise en otage. Désormais, Ray n’a plus qu’une idée en tête : la sauver à tout prix.

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Femmes de dictateur – Diane Ducret (Pocket, 7 mars)

Leur main de fer n’avait d’égale que leur voix de velours. Castro, Saddam, Milosevic, l’Ayatollah Khomeiny, Kim Jong-il ou Ben Laden… Tous ont attisé des passions intenses, à la hauteur des terreurs qu’ils pouvaient inspirer. Au fil de ces pages, nous découvrons les témoignages des femmes qui les ont aimés, parfois à leurs dépens. Elles dévoilent un raïs poète, un Lider Maximo volage, un Kim Jong-il régnant sur son harem… Autant de faces cachées qui, à l’ombre des palais, ont fait la grande histoire.

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Nebraska Song – Tom McNeal (Pocket, 7 mars)

Le temps d’un été, dans la beauté sauvage et brute du Nebraska, sur les routes poussiéreuses et sous un soleil de plomb, Judith et Willy se sont aimés. Elle avait 17 ans. Aujourd’hui, elle en a 44. Alors que son quotidien s’effrite, Judith pense à son premier amour au volant d’un pick-up rouge aussi déglingué que son tee-shirt était délavé. Si leurs corps ont trahi, leurs coeurs sont-ils restés fidèles ?

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Les vies extraordinaires d’Eugène – Isabelle Monnin (Pocket, 7 mars)

Jour J : Eugène naît prématurément.
J+7 : Eugène meurt prématurément.
À peine une semaine, c’est une petite vie, mais une vie quand même.

Face au drame, chacun réagit de façon différente. Puisqu’il n’y a rien à dire, la maman se terre dans un mutisme qui témoigne de sa souffrance, tandis que le papa se trouve dans le besoin de dire, de raconter. Il créé le fichier « L’Histoire de notre fils.doc », une biographie qui prouve l’existence de son enfant malgré l’absence…
Cet ouvrage a été finaliste du Goncourt du premier roman

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La pluie et le beau temps – Lily King (Pocket, 7 mars)

Le père de Daley, onze ans, est du genre à avoir des idées. Des idées saugrenues, loufoques, farfelues. Tout ça pour faire rire sa petite fille. Mais cet excentrique superbe est aussi alcoolique et lorsque ses parents divorcent, le monde de Daley s’écroule.
Des années plus tard, elle reçoit un appel de son frère : leur père est au plus mal. Daley prend le chemin de son enfance, non sans appréhension, car leur relation est loin d’être paisible. Le héros de la petite fille sera-t-il toujours celui de la jeune femme ?

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[Roman] Nos étoiles contraires – John Green

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« Des entrailles prédestinées de ces deux familles ennemies
A pris naissance, sous des étoiles contraires, un couple d’amoureux
Dont la ruine néfaste et lamentable
Doit ensevelir dans leur tombe l’animosité de leurs parents »
(extrait de Roméo et Juliette)

Hazel a 16 ans et est atteinte d’un cancer incurable. Elle vit quasiment recluse chez elle, et ne trouve du réconfort que dans un roman, Une impériale affliction d’un certain Peter Van Houten, resté inachevé. Dans un groupe de soutien elle croise Augustus,  en rémission d’un cancer qui lui a pris sa jambe et qui a désormais « peur de l’oubli ». Les deux adolescents deviennent aussitôt très complices, et  Augustus va tout faire pour offrir à Hazel son souhait le plus cher, connaître la fin d‘Une impériale affliction.

C’est un livre incroyablement dur, je n’essaierais pas de vous faire croire le contraire, même si cela risque de faire fuir la plupart d’entre vous.  L’auteur n’élude pas la face sombre de la maladie, l’amputation d’Augustus, les difficultés quotidiennes d’Hazel pour respirer ou pour monter un escalier, les machines qui l’accompagnent, la mort qui se reflète dans le regard de ses proches. Mais ce n’est pas pour autant un livre larmoyant, l’auteur adopte souvent aussi un ton drôle et décalé,  Hazel, Augustus et leur pote Isaac se moquant facilement d’eux mêmes et de la maladie. Si j’ai évidemment adoré Hazel et Augustus, les personnages secondaires sont aussi remarquables: L’extravagant et insupportable Peter Van Houten, l’attachant Isaac et son chagrin d’amour, les parents de Hazel, totalement dévoués à leur fille, et en même temps souvent maladroits.  J’ai été particulièrement bouleversée par les mots de la mère d’Hazel quand elle pense à la mort de sa fille unique « Je ne serais plus jamais une maman » … Nos étoiles contraires est avant tout un roman d’amour, d’une intensité rare, un livre sur les rêves qu’il ne faut jamais abandonner, parce que la vie avant la mort est encore la vie, jusqu’au dernier souffle. Certains infinis sont plus vastes que d’autres. Et certains romans plus essentiels que d’autres.

Nos étoiles contraires de John Green, éditions Nathan 2013, 330 pages – 5 étoiles

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[Thriller] Le manuel du serial killer – Frédéric Mars

manuel du serial killer

 Thomas Harris est un freak avec un seul oeil, solitaire et orphelin depuis la mort accidentelle de ses parents 10 ans plus tôt. Il n’a plus aucun souvenir de son enfance avant ce drame. Désormais brillant étudiant à Harvard, il intègre la prestigieuse rédaction du Crimson et suit de près l’enquête sur les meurtres par empoisonnement de quatre jeunes garçons. Mais ayant du mal à supporter l’aspect macabre de cette affaire, Thomas quitte rapidement son job et devient lecteur pour une maison d’édition. Un jour il découvre que l’un des manuscrits qu’il a recalé a été finalement publié…  sous son propre nom, Thomas Harris. « Le manuel du serial killer » connaît un succès foudroyant mais attire aussi l’attention de la justice car il présente d’étranges similitudes avec la vague d’empoisonnements qui agite Boston.

Le roman alterne le point de vue de Thomas, le compte-rendu de ses séances chez un psychiatre (qui doit l’aider à retrouver la mémoire et à calmer ses crises d’angoisse) et des extraits du Manuel du serial killer.  Thomas se trouve subitement entouré de personnages trop empressés et bienveillants pour être honnêtes: Il y a Sophie, une étudiante qui va l’aider à mener son enquête, le journaliste Richard Reily, le professeur French, le capitaine Joe Kennedy… Tout au long du roman on se demande qui sont les méchants et les gentils, et qui manipule qui.  Thomas ne peut faire confiance à personne et il va devoir enquêter sur son propre passé pour comprendre qui lui en veut à ce point. J’ai dévoré ce roman mais j’ai trouvé l’explication finale un peu tirée par les cheveux, j’étais un brin déçue… mais c’était avant que l’auteur n’abatte un dernier joker dans les ultimes pages. Le lecteur n’est pas le dernier à se faire berner et moi pauvre petit agneau, je n’avais rien vu venir! Un thriller glaçant et mené tambour battant qui vous mettra la tête à l’envers.

Le manuel du serial-killer de Frédéric Mars, 462 pages, éditions Hachette 2013 (Collection Black Moon Thriller – parution le 6 mars) – Note/4 etoiles
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Challenge 50 états, 50 billets (Etat: Massachussetts)

 

 

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[Album] Paul – Alice Brière-Haquet & Csil

Paul n’est pas timide: il a la pigmentation fragile. Il vit la vie à fleur de peau et ça n’est pas toujours facile.Un petit non le rend tout blanc, une colère le rend tout vert, un bruit douteux le rend tout bleu…

La vie le colore de l’intérieur: le dehors est dedans, le dedans est dehors. Il lui faudrait une armure en or, de cet or qui transforme les enfants en hommes.

Paul va donc partir à la recherche de cette armure qui le rendra plus fort, mais il va découvrir que le monde est à son image, qu’il peut revêtir aussi bien le rose des belles choses, le noir du désespoir, le jaune du sable chaud, ou le violet des soirs d’été, et que la sensibilité n’est pas un défaut que l’on doit combattre. Paul est un album doux et tendre, qui passe en revue avec beaucoup de subtilité la gamme de nos émotions. Chaque page est un tableau délicat et aérien, j’ai eu un gros coup de cœur pour les couleurs pastels et le raffinement des illustrations, pour la simplicité et la poésie du texte.

Paul d’Alice Brière-Haquet & Csil, 32 pages, éditions Frimousse 2012.

Challenge Petit Bac 2013 (Catégorie Prénom)
Challenge Je lis aussi des albums 2013

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[Film] Camille redouble – Noémie Lvosky

La quarantaine pas vraiment florissante, actrice ratée, alcoolique, Camille se fait larguer par son mari, son amour de jeunesse rencontré au lycée (et père de sa fille). Au cours d’un 31 décembre bien arrosé, elle s’évanouit et se retrouve en 1985, juste avant ses 16 ans. Elle n’a alors plus que deux obsessions, fuir son futur ex-mari, et sauver sa mère qui va bientôt mourir d’une rupture d’anévrisme.

Le film tient beaucoup à la prestation de Noémie Lvosky qui joue sans aucun artifice une ado de 16 ans – alors qu’elle en a 30 de plus – et à un casting impeccable, Yolande Moreau, d’une justesse étincelante, qui joue la mère de Camille, la lumineuse Judith Chemla, mais aussi Denis Podalydès, Vincent Lacoste…  J’ai juste une réserve sur Samir Guesmi (le mari de Camille) dont j’avais déjà eu du mal à apprécier le jeu un peu lourd dans la série Les revenants.

Voir cette mère de famille des Viagra années 2000 retrouver les années 80, le lycée, les heures de colle, son walkman et son enregistreur de cassettes, les fringues fluos, les affiches de Flashdance ou de Scorpions, sa bande de copines et ses premiers flirts est hilarant. Je suis un peu plus jeune que l’héroïne (j’avais 10 ans en 1985) mais j’ai quand même pu facilement me mettre dans ses baskets.

Mais si Camille redouble commence comme une blague potache, il s’oriente rapidement vers des questions essentielles. Peut-on maitriser son destin? Aurais-je pu faire des choix différents? Et si l’on vous offrait une seconde chance, qu’en feriez vous? C’est un film dans lequel l’émotion vous prend en traitre, où l’on a envie de rire dans les moments graves et de pleurer dans les passages gais. Un film bouleversant, qui raconte le temps qui passe, les êtres qui nous manquent, les souvenirs, la nostalgie, les occasions manquées, les regrets, et l’amour, toujours.

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