Catégorie : Ma vie (et mes envies) de lectrice

Rentrée Littéraire 2013: Sélection spéciale Littérature étrangère

Suite de ma sélection pour la rentrée littéraire, avec cette fois 14 romans étrangers. Vous pouvez retrouver ma sélection de romans francophones en cliquant ici.

 

Esprit d’hiver de Laura Kasischke (22 août, éditions Christian Bourgois)

Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment d’angoisse inexplicable. Rien n’est plus comme avant. Le blizzard s’est levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana, habituellement affectueuse, mais dont le comportement se révèle de plus en plus étrange et inquiétant…

Déjà lu du même auteur: Les revenants, La vie devant ses yeux.

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Dans la lumière de Barbara Kingsolver (21 août, Rivages)

Dellarobia Turnbow s’ennuie. Mariée trop tôt, elle mène une vie de mère au foyer dans une ferme des Appalaches. Lors d’ une promenade familière, elle assiste à un étrange phénomène : une « vallée de feu », fascinante de beauté mais effrayante. Ce qu’elle prend pour une apparition miraculeuse va devenir un enjeu collectif : la communauté religieuse de la ville pense y reconnaitre un signe de Dieu, alors que de nombreux scientifiques évoquent une anomalie climatique. Car ces reflets rougeoyants n’ont rien à voir avec des flammes. Ce sont les ailes de papillons qui ont étonnamment changé leur trajet migratoire. Ce coin isolé devient un lieu observé par le pays entier. Des curieux organisent des excursions, des journalistes s’emparent de l’affaire. Dellarobia, au centre de cette attention, comprend que de simples papillons vont bouleverser son existence, et peut-être l’ordre du monde.

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Dans le silence du vent de Louise Erdrich (21 août, Albin Michel)

Couronné en 2012 par le National Book Award, le plus prestigieux prix littéraire des Etats-Unis. Classé parmi les dix meilleurs livres de l année 2012 par l’ensemble de la presse américaine.

Un dimanche de printemps, une femme est agressée sexuellement sur une réserve indienne du Dakota du Nord. Traumatisée, Geraldine Coutts n est pas en mesure de révéler ce qui s’est passé à la police, ni d’en parler à son mari ou à son fils de treize ans, Joe. En une seule journée, la vie de ce dernier est bouleversée. Il essaie d aider sa mère mais elle reste alitée et s enfonce peu à peu dans le mutisme et la solitude. Tandis que son père, qui est juge, confie la situation à la justice et à la loi, Joe perd patience face à une enquête qui piétine et il décide avec ses copains de chercher les réponses de son côté. Leur quête les mène tout d abord dans un lieu sacré, à proximité duquel la mère de Joe a été violée… Dans ce livre magnifique, comme dans le reste de son oeuvre, Louise Erdrich parvient à mêler la tragédie, l’humour, la poésie et la grâce, pour restituer les sentiments et les émotions de ses personnages face à la violence dont tant de femmes sont toujours aujourd’hui victimes.

Déjà lu du même auteur: La chorale des maîtres-bouchers

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Le cœur par effraction de James Meek (22 août, éditions Métailié)

Seriez-vous capable de trahir un être cher ?  Rebecca, alias Bec, est une grande chercheuse scientifique, elle travaille sur la malaria, son frère Ritchie est une ex-rock star devenue producteur de télévision. Leur père, un officier, a été tué en Irlande pour avoir refusé de trahir un informateur. Lorsque Bec refuse d’épouser le puissant directeur d’un magazine people, celui-ci se venge en menaçant Ritchie de révéler ses frasques s’il ne lui donne pas d’informations scabreuses sur sa sœur. Bec est à son tour mise à l’épreuve dans son mariage avec Alex lorsqu’elle décide d’avoir un enfant malgré tout.

Le frère et la soeur devront choisir entre la loyauté et la trahison. Voici un grand roman classique sur des thèmes ultra contemporains. Une moderne histoire de famille, de secrets, d’amour, de mort, d’argent, à l’ère des magazines trash, des intimités devenues publiques, de la transparence sur Internet. Un impressionnant thriller moral.

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Ailleurs de Richard Russo (5 septembre, éditions de la Table Ronde)

Peu de temps après la disparition de sa mère, Richard Russo, l’écrivain couronné du prix Pulitzer et auteur d’une dizaine de romans traduits dans le monde entier, prend la plume pour décrire la vie de cette femme autoritaire mais fragile qu’il adora autant qu’il la subit. À chaque étape de l’existence de son fils, de son enfance dans la banlieue industrielle de New York à sa carrière dans les universités américaines, à travers les différents seuils de son mariage, l’éducation de ses deux filles et les améliorations successives de son niveau de vie, elle le suivit comme une ombre encombrante et intouchable, ballottée au gré des déménagements successifs, écartelée entre ses tentatives de préserver un mode de vie qu’elle souhaitait « indépendant » et les violentes crises nerveuses dont elle était si souvent victime, et qui marquèrent à jamais l’ensemble de la famille Russo. Ailleurs retrace le déchirant parcours d’un être torturé sa vie durant par un trouble obsessionnel- compulsif diagnostiqué trop tard, mais constitue, avant tout, la plus belle épitaphe adressée à sa mère par celui qui, parvenu enfin à la comprendre, fut son unique raison de (sur)vivre.

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Bent Road de Lori Roy ( 21 août, editions du Masque)

Pendant leur vingt ans de vie commune à Detroit, Celia Scott a regardé son mari, Arthur, se cacher derrière les secrets entourant la mort de sa sœur Eve. Mais en 1967, les émeutes raciales l’effraient encore plus que son passé et il décide de retourner vivre dans la ferme familiale où il a grandi, sur Bent Road, près d’une toute petite ville au fin fond du Kansas. Alors que les Scott viennent de s’installer, une jeune fille disparait. Sur Bent Road, on aperçoit tout le temps un pick-up rouge déglingué qui sillonne la prairie, inquiétant. Il y a une petite fille solitaire qui met les robes de sa tante défunte, un garçon qui apprend à tirer avec l’arme de son père pour lui prouver qu’il est un homme, et une femme qui se rend compte qu’elle ne reconnait plus son mari et qu’elle ne sait plus comment protéger ses enfants.  Bent Road, c’est un lieu où l’on apprend ceci : parfois, le meurtre est le plus doux des remèdes.

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Outre-atlantique de Simon Van Booy (21 août, éditions Autrement)

Los Angeles, 2010. Martin, d origine française, est venu s’installer en Amérique avec sa famille, des boulangers, après la guerre. Ses parents ont accompli un acte héroïque en 1944, sans qu’il sache bien lequel. Un beau jour, il voit arriver dans la maison de retraite où il travaille un certain M. Hugo, un très vieil homme défiguré, qui meurt dans ses bras.

France, 1968 : deux enfants découvrent dans les bois les restes du bombardier B-24 d’un soldat américain. Vingt-cinq ans plus tôt, ce jeune GI vivait ses derniers instants de détente à Coney Island, le parc d’attraction de New York, avec sa fiancée Harriet. John a réapparu à la Libération, sans jamais vraiment expliquer ce qu il lui était arrivé. On va le découvrir, grâce au récit d’Amelia, la petite-fille de John, et à plusieurs flashback : petit à petit émergent les liens entre John, Martin et M. Hugo. « Outre-Atlantique » traverse l’océan et les années pour faire surgir, dans une prose intense et délicate, ces liens secrets qui tissent les destins.

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L’enfant de l’amour de Sheila Kohler (29 août, éditions de La Table Ronde)

Rien ne ressemble plus à une riche Blanche oisive qu’une autre riche Blanche oisive. Sous le vernis de la très haute société sud-africaine de la fin des années 1950, pourtant, certaines transportent d’inavouables secrets. Parmi elles, Bill, femme mûre et mûrie par la vie, ancien garçon manqué d’une famille d’artisans hissé à la tête d’une des plus grosses fortunes du pays après son mariage avec un homme tyrannique. À la mort de celui-ci, le notaire de la famille presse Bill de choisir ses héritiers. À qui doit-elle léguer son patrimoine ? À ses deux fils si sérieux ? À ses frères et sœurs avides et jaloux de son bien ? Au vieux cuisinier zoulou qui a vu grandir ses enfants ? À la fidèle gouvernante qui connaît tout de son secret ? Au fil de ces interrogations Bill déroule l’histoire de sa vie, depuis la fatale année de 1926 où son père lui interdit d’aimer celui qui restera à jamais l’homme de sa vie, ce jeune Juif aux boucles rousses, jusqu’au sulfureux triangle amoureux qui la mena à un mariage opulent. Avec, au milieu, un souvenir obsédant : l’enfer d’une jeune fille enfermée neuf mois durant pour protéger toute une famille de l’infamie. De la barbarie du puritanisme chrétien aux dérives de l’aristocratie blanche dans un pays à l’aube de l’Apartheid, « L’enfant de l’Amour » raconte comment une femme peut être victime de son temps.

Déjà lu du même auteur:  Quand j’étais Jane Eyre.

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Danse Noire de Nancy Huston (21 août, Actes Sud)

Sur un lit d’hôpital, Milo s’éteint lentement. À son chevet le réalisateur new-yorkais Paul Schwarz rêve d’un ultime projet commun : un film qu’ils écriraient ensemble à partir de l’incroyable parcours de Milo. En s’attachant à ce destin issu d’un passé aussi singulier qu’universel, en s’arrêtant sur les origines de Milo dans un premier temps effacées puis peu à peu recomposées, ce film serait le reflet éclatant de trois lignes de vie ayant traversé le siècle en incarnant ses décennies de joies et de larmes, d’espoirs et de résistance, d’exode, d’exils et de fureur. Vivre, écrire, créer dans une langue étrangère, porter en soi la polyphonie des mondes d’un bout à l’autre du XXe siècle, ce livre puissant est à lui seul la voix de l’exil, il incarne sa force riche et douloureuse.

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kennedy 5 joursCinq jours de Douglas Kennedy (3 octobre, Belfond)

(Je n’ai pas trouvé la 4ème de couverture en français, voilà la version anglaise) Laura spends her days looking at other people’s potential calamities. She works in the radiography unit of a small hospital on the Maine coast, bearing constant witness to the fears of patient after frightened patient. In a job where finding nothing is always the best possible outcome, she is well versed in the random injustices of life, a truism that has lately been playing out in her marriage as well. Since being downsized, her husband, Dan, has become withdrawn, his emotional distance gradually corroding their relationship. With a son in college and a daughter soon due to leave home, Laura has begun to fear that the marital sounds of silence will only deepen once the nest is truly empty.When an opportunity arises to attend a weekend medical conference in Boston, Laura jumps at this respite from home. While checking in, she meets a man as gray and uninspired as her drab hotel room. Richard is an outwardly dull, fiftysomething insurance salesman. But during a chance second encounter, Laura discovers him to be surprisingly complex and thoughtful, someone who, like herself, is grappling with the same big questions about decisions made and the human capacity for self-entrapment. As their conversation deepens and begins to veer into shared confessions, the overwhelming sense of personal and intimate connection arises. A transformative love affair begins. But can this potential, much-longed-for happiness be married to their own difficult personal circumstances? Can they upend their lives and embrace that most loaded of words: change?A love story as clear-sighted and ruminative as it is affecting, Five Days will have you reflecting about the choices we all make that shape our destinies. Crafted with Kennedy’s trademark evocative prose and pitch-perfect in its depiction of the complex realities of modern life, it is a novel that speaks directly to the many contradictions of the human heart.

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Canada de Richard Ford (22 août, éditions de l’olivier)

Nous sommes à Great Falls, Montana, en 1960. Dell Parsons a 15 ans lorsque ses parents commettent un hold-up, avec le fol espoir de rembourser ainsi un créancier menaçant. Mais le braquage échoue, les parents sont arrêtés, et Dell a désormais le choix entre la fuite ou le placement dans un orphelinat. Il choisit de fuir, passe la frontière du Canada et se retrouve dans le Saskatchewan. Il est alors recueilli par un homme, Remlinger, qui fait de lui son apprenti et son factotum. Remlinger est un « libertarien », adepte de la liberté individuelle intégrale, qui vit selon sa propre loi en organisant des chasses. Canada est le récit de ces années d’apprentissage au sein d’une nature magnifique, parmi des hommes pour qui seule compte la force brutale, comme le montre l’épisode final, d’une incroyable violence. Des années plus tard, Dell, qui est devenu professeur à l’Université, se souvient de ces années qui l’ont marqué à jamais. Qualifié de « page-turner » par le NY Times, ce roman d’une puissance et d’une beauté exceptionnelles rappellera aux lecteurs de Richard Ford le premier de ses livres publié à l’Olivier en 1991, Une saison ardente. Il marque le retour sur la scène littéraire d’un des plus grands écrivains américains contemporains.

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Le dilemme du prisonnier de Richard Powers (22 août, Le Cherche-Midi)

Fin des années 1980, DeKalb, Illinois. Eddie Hobson, Ailene, et leurs quatre enfants, ont toujours formé un clan très soudé. Mais lorsque Eddie est frappé par une étrange maladie, la mécanique familiale se dérègle et les secrets de ce père pas comme les autres font peu à peu surface. Pourquoi ce professeur d’Histoire charismatique a-t-il élevé ses enfants, aujourd’hui adultes, dans l’amour de la culture, du divertissement des énigmes et des jeux d’esprits, en les tenant toujours éloignés des réalités de leur temps ? Et quelle est cette longue histoire qu’il élabore depuis près de trois décennies derrière une porte close ? Alors qu’Eddie s’est enfui de l’hôpital pour une destination inconnue, le plus jeune de ses fils, Eddie Jr, part à sa recherche. Petit à petit, l’histoire du père se dévoile et avec elle, c’est tout le XXe siècle qui défile, de l’exposition universelle de New York en 1939 aux essais nucléaires de Los Alamos, en passant par un projet grandiose de Walt Disney, destiné à entretenir l’optimisme des populations durant la Seconde Guerre mondiale. Dans cet éblouissant roman polyphonique, Richard Powers s’intéresse à l’industrie du divertissement, de Hollywood à Disneyland, et questionne notre besoin d’évasion. Il nous montre, à la lumière d’un demi-siècle d’une histoire passionnante, comment ce qui nous édifie, que ce soit la famille ou la culture, nous emprisonne également.

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Transatlantic de Colum McCann (22 août, Belfond)

Après Et que le vaste monde poursuive sa course folle, le grand retour de Colum McCann. S’appuyant sur une construction impressionnante d’ingéniosité et de maîtrise, l’auteur bâtit un pont sur l’Atlantique, entre l’Amérique et l’Irlande, du XIXe siècle à nos jours. Mêlant Histoire et fiction, une fresque vertigineuse, d’une lancinante beauté.À Dublin, en 1845, Lily Duggan, jeune domestique de dix-sept ans, croise le regard de Frederick Douglass, le Dark Dandy, l’esclave en fuite, le premier à avoir témoigné de l’horreur absolue dans ses Mémoires.
Ce jour-là, Lily comprend qu’elle doit changer de vie et embarque pour le Nouveau Monde, bouleversant ainsi son destin et celui de ses descendantes, sur quatre générations.À Dublin encore, cent cinquante ans plus tard, Hannah, son arrière-petite-fille, tente de puiser dans l’histoire de ses ancêtres la force de survivre à la perte et à la solitude.

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Chimie des larmes de Peter Carey (4 septembre, Actes Sud)

Le nouveau roman de Peter Carey fait dialoguer deux voix et deux destins. Séparés par plus d’un siècle, deux êtres fous d’amour et de chagrin poursuivent le même but : alors qu’en 1854, Henry Brandling cherche un horloger capable de construire un jouet mécanique qui guérira son fils, en 2010 Catherine Gehrig affronte la mort de son amant secret en restaurant le même automate. Reliés par des carnets (que l’un écrit et que l’autre lit) et par leurs interrogations sur la mort, l’amour et la technique, ces deux personnages émouvants découvrent progressivement que ce jouet mécanique recèle des mystères bien plus grands. La Chimie des larmes est un grand roman sur la force créatrice et sa participation à notre capacité de résilience.

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Le livre du roi d’Arnaldur Indridason (12 septembre, éditions Métailié)

En 1955, un jeune étudiant islandais arrive à Copenhague pour faire ses études. Là il va se lier d’amitié avec un étrange professeur, bourru, érudit et buvant sec, spécialiste des Sagas islandaises, ce patrimoine culturel inestimable qu’ont protégé les Islandais au long des siècles comme symbole de leur nation. Il découvre le secret du professeur, l’Edda poétique, le précieux Livre du roi, dont les récits sont à l’origine des mythes fondateurs germaniques, lui a été volée pendant la guerre par des nazis avides de légitimité symbolique.
Ensemble, le professeur et son disciple réticent, qui ne rêve que de tranquillité, vont traverser l’Europe à la recherche du manuscrit. Un trésor pour lequel certains sont prêts à voler et à tuer. Un trésor aussi sur lequel on peut veiller et qu’on peut aimer sans en connaître la valeur.
Une histoire inhabituelle et une aventure passionnante sur ce qu’on peut sacrifier et ce qu’on doit sacrifier pour un objet aussi emblématique qu’un livre.

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Rentree litteraire 2013: selection speciale litterature francophone

Dans un mois sera lancée la rentrée littéraire, et voilà déjà une petite sélection de livres qui me tentent. Je n’en ai lu aucun pour l’instant, c’est une sélection purement subjective, j’ai juste été interpellée par le nom d’un auteur, par une jolie couverture, par un résumé alléchant… Je commence aujourd’hui par la littérature francophone (9 titres) et je vous proposerais bientôt une sélection de livres étrangers (un peu plus nombreux, 14 titres). En espérant que ce petit défrichage vous aide à faire votre choix parmi les 555 titres attendus!

Le soleil à mes pieds de Delphine Bertholon (21 août, JC Lattès)

Il y a la petite, 22 ans, un âge comme deux cygnes posés sur un lac. Fragile et ravissante, elle peine à se jeter dans le grand monde et se réfugie dans la solitude de son appartement. La grande, 24 ans, s’agite dans la ville : nymphomane, tyrannique et machiavélique, fascinée par la mort, elle se nourrit de la dépendance affective qu’elle impose à sa cadette. Deux sœurs qui ont grandi avec un terrible secret et qui, dix-huit ans plus tard, se démènent pour tenter d’exister. Le sort semblait avoir scellé leur destin, mais les rencontres quelquefois peuvent rebattre les cartes. Le soleil à mes pieds est, avant tout, l’histoire d’une résurrection.

Déjà lu du même auteur: Grâce

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La grâce des brigands de Véronique Olvadé (22 août, éditions de l’Olivier)

Quand Maria Cristina Väätonen reçoit un appel téléphonique de sa mère, dont elle est sans nouvelles depuis des années, l’ordre qu’elle avait cru installer dans sa vie s’en trouve bouleversé. Celle-ci lui demande instamment de venir chercher pour adopter Peeleete, le fils de sa soeur. Nous sommes en juin 1989, Maria Cristina vit avec son amie Joanne à Santa Monica (Los Angeles). Cela fait vingt ans qu’elle a quitté Lapérouse, et son univers archaïque pour la lumière de la ville et l’esprit libertaire de la Californie des années 70. Elle n’est plus la jeune fille contrainte de résister au silence taciturne d’un père, à la folie d’une mère et à la jalousie d’une sœur. Elle n’est plus non plus l’amante de Rafael Claramunt, un écrivain/mentor qu’elle voit de temps à autre et qui est toujours escorté par un homme au nom d’emprunt, Judy Garland. Encouragée par le succès de son premier roman, elle est déterminée à placer l’écriture au cœur de son existence, être une écrivaine et une femme libre. Quitte à composer avec la grâce des brigands.

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Une part de ciel de Claudie Gallay (21 août, Actes Sud)

De retour pour quelques semaines dans sa vallée natale qui s’enfonce dans l’hiver, une femme redécouvre les non-dits du lien familial et la part d’absolu que chacun peut mettre en partage. Un roman de l’attente et des possibles, illuminé par la plume intense et intime de l’auteur des « Déferlantes ».

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Au revoir là-haut de Pierre Lemaître (21 août, Albin Michel)

Rescapés du chaos de la Grande Guerre, Albert et Edouard comprennent rapidement que le pays ne veut plus d’eux. Malheur aux vainqueurs ! La France glorifie ses morts et oublie les survivants. Albert, employé modeste et timoré, a tout perdu. Edouard, artiste flamboyant devenu une « gueule cassée », est écrasé par son histoire familiale. Désarmés et abandonnés après le carnage, tous deux sont condamnés à l’exclusion. Refusant de céder à l’amertume ou au découragement, ils vont, ensemble, imaginer une arnaque d’une audace inouïe qui mettra le pays tout entier en effervescence… Et élever le sacrilège et le blasphème au rang des beaux-arts. Bien au delà de la vengeance et de la revanche de deux hommes détruits par une guerre vaine et barbare, ce roman est l’histoire caustique et tragique d’un défi à la société, à l’Etat, à la famille, à la morale patriotique, responsables de leur enfer. Dans la France traumatisée de l’après guerre qui compte son million et demi de morts, ces deux survivants du brasier se lancent dans une escroquerie d’envergure nationale d’un cynisme absolu.

Déjà lu du même auteur: Robe de marié.

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L’invention de nos vies de Karine Tuil (21 août, Grasset)

Sam Tahar semble tout avoir : la puissance et la gloire au barreau de New York, la fortune et la célébrité médiatique, un « beau mariage »… Mais sa réussite repose sur une imposture. Pour se fabriquer une autre identité en Amérique, il a emprunté les origines juives de son meilleur ami Samuel, écrivain raté qui sombre lentement dans une banlieue française sous tension. Vingt ans plus tôt, la sublime Nina était restée par pitié aux côtés du plus faible. Mais si c’était à refaire ?
À mi-vie, ces trois comètes se rencontrent à nouveau, et c’est la déflagration… « Avec le mensonge on peut aller très loin, mais on ne peut jamais en revenir » dit un proverbe qu’ illustre ce roman d’une puissance et d’une habileté hors du commun, où la petite histoire d’un triangle amoureux percute avec violence la grande Histoire de notre début de siècle.

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Les évaporés de Thomas B. Reverdy (21 août, Flammarion)

Trois cartons et une valise, c’est tout ce que Kaze a emporté avec lui cette nuit-là. Et, également, les raisons de sa fuite. Comment peut-on si facilement disparaître ? Ici, au Japon, on en a légalement le droit. D’un disparu, on dit simplement qu il s’est « évaporé ». Mais Yukiko, elle, ne veut pas renoncer à chercher son père, un père qu’elle a pourtant quitté depuis des années pour vivre à San Francisco. Elle demande à Richard B., son ancien amant, de partir avec elle à la recherche de Kaze. Par amour pour elle, ce détective privé et poète à ses heures mènera l’ enquête dans un Japon «parallèle», celui du quartier des travailleurs pauvres de San ya à Tokyo, repaire pour des milliers d’évaporés, et des camps de réfugiés autour de Sendai. Peut-on se débarrasser de son passé ? Refaire sa vie ? Ces questions sont au cœur de ce roman qui, sous ses dehors de roman policier et d’histoire d’amour, mène une véritable enquête existentielle. De façon poétique et sensible, Thomas B. Reverdy explore la part d’ombre en chacun de nous, cette tentation d’un « ailleurs si j y suis » et met en scène toutes les variations possibles de notre désir de fuite.

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Lady Hunt de Hélène Frappat (21 août, Actes Sud)

Obsédée par le rêve d’une maison qui la hante, une jeune femme qui fait visiter des appartements à Paris est le témoin de la très mystérieuse disparition d’un enfant. Trouvera-t-elle dans son rêve la clé de l’énigme du réel ? Des ruines du Parc Monceau à la lande galloise, entre les malédictions du passé et les divers déguisements de la vérité, « Lady Hunt » réinvente le roman gothique anglais et toutes les nuances du sortilège.

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Ce sera ma vie parfaite de Camille de Villeneuve (29 août, éditions Philippe Rey)

La dernière journée d’une vie peut-elle en révéler le sens ? En ce matin de printemps, Victor des Ulmières pressent sa mort, tandis qu’autour du domaine rôde Serge, son jeune protégé avec lequel il s’est battu au couteau la veille. L’imminence de la fin force Victor à une relecture lucide de sa vie, oscillant entre passé et présent. Lui revient sans cesse en mémoire sa famille trop pesante : une mère tôt disparue ; un père dont il n’a connu que le mépris ; une sœur, Aimée la bien nommée, véritable passion de sa vie ; Vivien, un frère cadet haï… Dans sa rumination intérieure, cet homme hanté par l’échec cherche à reconstruire sa vérité. Et c’est en l’étrange compagnie de jeunes danseurs et musiciens que Victor décide alors d’un événement qui lui donnera la possibilité de traverser déceptions et fantasmes, de faire l’expérience d’une joie fatale. De parachever ainsi sa vie « parfaite »…

Déjà lu du même auteur: Les insomniaques

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Billie d’Anna Gavalda (3 octobre, Le Dilletante)

« Franck, il s’appelle Franck parce que sa mère et sa grand-mère adoraient Frank Alamo ( Biche, oh ma biche, Da doo ron ron, Maillot 38-37 et tout ça ) (si, si, ça existe…) et moi, je m’appelle Billie parce que ma mère était folle de Michael Jackson (Billie Jean is not my lover / She’s just a girl etc. ). Autant dire qu’on ne partait pas avec les mêmes marraines dans la vie et qu’on n’était pas programmés pour se fréquenter un jour…»

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Donnez votre voix pour la 4ème édition du livre audiosolidaire

ebuzzing AVH

J’en ai déjà parlé sur ce blog, mon petit frère est non-voyant et a pu retrouver le plaisir de la lecture grâce aux livres audio, c’est donc un sujet qui me tient particulièrement à coeur. L’année dernière, j’avais déjà participé avec un grand plaisir à la 3ème édition du Livre Audiosolidaire en enregistrant un extrait du roman La délicatesse de David Foenkinos sur le site de lAssociation Valentin Haüy. L’association renouvelle l’opération cette année encore et lance la 4ème édition du Livre Audiosolidaire du 3 au 30 juin. Cette fois l’association a en plus choisi de mettre en avant l’un de mes livres préférés, Au bonheur des ogres de Daniel Pennac (dont l’adaptation réalisée par Nicolas Bary sortira sur grand écran à l’automne prochain).

L’association Valentin Haüy est au service des aveugles et des mal-voyants et souhaite sensibiliser le grand public au handicap visuel en rassemblant chaque année des centaines de personnes autour de ce grand projet commun. Cette année, de nombreuses personnalités se sont prêtées au jeu: Nicolas Bary, Michel Cymes, Mathieu Simonet, les comédiens Isabelle Nanty, Véronique Jannot, Stéphane Foenkinos, Julie Voisin, Juliette Aver…

La participation au 4ème Livre Audiosolidaire est gratuite et à la portée de tous. Pour participer à l’enregistrement, c’est vraiment tout simple et cela ne vous prendra que quelques minutes: il suffit de vous rendre sur http://audiosolidaire.avh.asso.fr, puis d’enregistrer l’extrait de votre choix (ou plusieurs). Votre enregistrement sera ensuite disponible au milieu du mur des vocalisations, parmi ceux des personnalités!

En donnant votre voix, vous participerez à un formidable élan solidaire, et vous montrerez votre soutien à toutes les personnes atteintes par le handicap visuel. N’hésitez pas à relayer également cette initiative sur vos blogs et sur les réseaux sociaux afin de la faire connaître au plus grand nombre.

ebuzzing AVH 2

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L’adaptation cine de La religieuse

La religieuse affiche

Le 20 mars prochain sortira au cinéma l’adaptation du classique de Diderot, La religieuse, réalisée par Guillaume Nicloux avec notamment Isabelle Huppert, Louise Bourgoin et la jeune Pauline Etienne dans le rôle principal.

XVIIIe siècle. Suzanne, 16 ans, est contrainte par sa famille à rentrer dans les ordres, alors qu’elle aspire à vivre dans « le monde ». Au couvent, elle est confrontée à l’arbitraire de la hiérarchie ecclésiastique : mères supérieures tour à tour bienveillantes, cruelles ou un peu trop aimantes… La passion et la force qui l’animent lui permettent de résister à la barbarie du couvent, poursuivant son unique but : lutter par tous les moyens pour retrouver sa liberté.

La bande-annonce:

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Je vous propose aujourd’hui de gagner 1 livre et 2 lots de 2 places pour aller voir le film (Il y aura donc 3 gagnants). Pour participer il suffit d’aimer la page facebook de Le Pacte et de m’envoyer un mail avant le 17 mars en répondant à ces deux questions:

1. Quelle est le nom de l’actrice qui joue le rôle de Suzanne?
2. Qui a écrit « La religieuse »?

Merci de me préciser dans votre mail si vous jouez pour le livre, pour les places de ciné ou pour les 2. Ce concours est réservé à la France Métropolitaine. Les résultats seront annoncés le 18 mars en édit de cet article et sur la page Facebook du blog.

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Ma PAL de mars

Voici un petit aperçu de ma PAL de mars, avec les titres que je lirais sans doute dans les semaines qui viennent:

PAL mars 013

  • La famille Fang de Kevin Wilson (pour l’opération Masse Critique de Babelio)
  • Deux polars de la collection Vendredi 13 aux éditions de la Branche:  Hypérion Victimaire de Patrick Chamoiseau et Le dernier des treize de Mercedes Deambrosis (qui sort le 14 mars)
  • Les tomes 3 et 4 de la série Time Riders (je suis en train de lire le tome 2)
  • La maison d’hôtes de Debbie Macomber (sort le 14 mars aux HGH editions Charleston)
  • Cranford d’Elizabeth Gaskell (pour une lecture commune entre blogueuses le 15 mars)
  • Mélisande! Que sont les rêves? (Parce que la collection Quai Voltaire des éditions de la Table Ronde est toujours une valeur sûre)
  • Pour un jour avec toi de Gayle Forman (gagné à un concours Twitter organisé par les éditions Pocket)
  • L’averse de Fabienne Jacob (pour le Prix Biblioblog)

Et bien sûr il y a aussi ma PAL numérique qui n’apparaît pas sur cette photo, avec notamment Timeville de Tim Sliders, Yellow Birds de Kevin Powers, Le dernier ours de Charlotte Bousquet…

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