Catégorie : Lectures 2013

[La petite bibliothèque de bébé] Où es tu petit dinosaure?

Lors de la libération de livres organisée par Kik, ma fille est revenue (ravie) avec l’album « Où es tu… petit dinosaure? ». Les dinosaures ont la côte en ce moment dans les librairies, Kik leur a d’ailleurs consacré une semaine spéciale.

« Où es tu… petit dinosaure? » est un livre-jeu avec des matières à toucher et de nombreux rabats à soulever. A 2 ans ma fille est en plein dans la période « Caché/Coucou », les livres avec des rabats ont donc beaucoup de succès à la maison. On n’y apprend rien sur les dinosaures, ce n’est pas un documentaire, mais en revanche cet album permet d’aborder les contraires: Petits ou grands, propres ou sales, tristes ou contents, chaud ou froid, etc… Chaque page développe ainsi  deux notions opposées.

Un chouette album avec des illustrations colorées et attrayantes, les dinosaures ont de bonnes têtes et n’effrayeront pas les petits lecteurs. Conseillé par l’éditeur à partir d’un an, c’est un livre cartonné et assez solide, mais les rabats peuvent vite s’abimer sous les assauts des tout-petits, je vous conseillerais donc d’attendre au moins 18 mois. Ce livre fait partie d’une collection dans laquelle existent 4 autres titres: Où es tu… petit pingouin?, Où es tu… petit lapin?, Où es tu… bébé animal? et Où es tu… petit chat?  Vous pouvez feuilleter quelques pages de chaque titre sur le site d’Usborne.

Où es tu… petit dinosaure? de Fiona Watt et Andy Elkerton, éditions Usborne 2012, 10 pages.

Challenge Je lis aussi des albums 2013
Challenge Petit Bac (Catégorie Animal)

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[Roman graphique] Le journal de Frankie Pratt – Caroline Preston

Née dans le New Hampshire au début du XXème siècle, Frankie Pratt commence à tenir son journal à 18 ans. D’origine modeste et orpheline de père, elle est acceptée à l’Université de Vassar où elle côtoie des jeunes filles de la haute société. Elle qui pensais devenir infirmière comme sa mère, rêve désormais de devenir écrivain, s’installe d’abord à New-York avant de partir pour Paris…  De 1920 à 1928, on suit ses pérégrinations d’un côté et de l’autre de l’Atlantique, sa découverte du monde de l’édition, ses rencontres improbables et ses déceptions amoureuses.

L’originalité de ce roman tient surtout à sa forme: Le journal de Frankie Pratt est un « scrapbook », un mélange hétéroclite de photos, de coupures de journaux, de dessins, de publicités, de lettres, d’objets divers et variés… Des éléments rassemblés patiemment par l’auteur pendant des années (à la fin du livre elle remercie notamment les 300 vendeurs Ebay qui l’ont aidé à constituer ce trésor). Cette composition originale et bigarrée m’a totalement subjuguée.

Le fond est plus classique mais tout à fait exquis, j’ai beaucoup aimé cette traversée culturelle dans les années 20 (il faut dire que c’est une période que j’adore): l’apparition du cinéma parlant (« Nous sommes d’accord – le cinéma parlant n’est qu’un feu de paille et les films muets sont bien plus romantiques« ), la traversée de l’atlantique par Lindbergh, la naissance du New-Yorker (« Je ne dis pas à O. que je ne donne pas un mois au New-yorker avant de disparaître – pauvre Wolf, il y croyait tellement »), l’ébullition littéraire et artistique qui agite New-York et Paris…

Ce journal a été inspiré à Caroline Preston par l’amitié entre sa grand-mère et Sylvia Beach,  libraire et éditrice à Saint-Germain-des-Prés dans les années 1920. Le roman est donc bourré de références littéraires, Frankie lit Edith Wharton et Francis Scott Fitgerald, côtoie le Paris des expatriés et Hemingway, découvre le sulfureux Ulysse de James Joyce, alors interdit aux Etats-Unis.  Le journal de Frankie Pratt est un OLNI (Objet Littéraire Non Identifié) enthousiasmant, so romantic et délicieusement vintage, un coup de cœur dans lequel j’ai eu envie de replonger sitôt la dernière page tournée.

Le journal de Frankie Pratt, éditions Nil 2012, 236 pages –

Challenge New-York
Challenge 50 états, 50 billets (Etats: New Hampshire et New York)
Challenge Petit bac (Catégorie Prénom)

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[Roman YA] Divergente 2 – Veronica Roth

Attention si vous n’avez pas lu le tome 1 de cette série, cet article vous révèlera des éléments importants de l’intrigue. Si vous voulez découvrir cette série, je vous invite à lire plutôt mon billet sur Divergente 1.

***

Depuis que les Erudits ont manipulé les Audacieux pour massacrer les Altruistes, les différentes factions sont en guerre. Dans un monde à feu et à sang, Tris a tout perdu, sa faction, son foyer, ses parents, et elle reste hantée par la mort de son ami Will. Avec son petit ami Quatre et son frère Caleb,  elle doit désormais trouver des alliés pour lutter contre la menace des simulations orchestrées par les Erudits.

Un 2ème tome qui s’avère d’abord surprenant et un peu frustrant, puisque tous les repères du lecteur volent en éclats, le monde qu’il a connu dans le 1er volume n’existe plus. Le personnage de Tris a lui-même profondément changé après  toutes les épreuves qu’elle a du endurer à la fin du premier tome. Désormais orpheline, elle est aussi dévorée par la culpabilité d’avoir du exécuter son ami Will pendant la simulation. On la sent même au bord de la dépression, prête à braver un peu trop souvent la mort et les ennuis. Plus fragile psychologiquement, elle est aussi moins forte physiquement, la peur et une épaule blessée l’empêchant de se battre comme avant. Loin de me déplaire, j’ai trouvé que cette nouvelle fragilité la rendait plus attachante que dans le 1er tome.

Elle est aussi très seule, ne sachant plus vraiment à qui se fier… les ennemis d’hier seront les alliés de demain et inversement. Elle ne peut même plus se reposer sur Quatre (aux prises avec ses problèmes familiaux) et leur relation passe un peu au second plan.

Un 2ème épisode déroutant où chacun se cherche et qui m’a laissé un peu sur ma faim, mais qui montre que Divergente est une série capable de se renouveler et de surprendre le lecteur. A la fin du premier tome j’espérais surtout savoir ce qui se cachait au-delà de la clôture. Ce 2ème tome n’apporte pas encore de vraie réponse, mais une révélation à la toute fin du livre donne un indice essentiel sur la nature du monde dans lequel Tris et ses compagnons évoluent. Evidemment je suis impatiente de lire le 3ème tome (qui sortira à l’automne 2013) pour en savoir plus!

Divergente 2 de Veronica Roth, éditions Nathan 2012, 462 pages –

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[Roman] Park Avenue – Cristina Alger

Le site Entrée livre organise chaque semaine l’opération Jeudis Critiques: En début de semaine une liste d’ouvrages est proposée aux lecteurs, chacun se positionne sur le livre de son choix avant jeudi minuit, puis un tirage au sort désigne les heureux destinataires. En échange, le lecteur s’engage juste à publier sa critique sur Entrée Livre. C’est ainsi que j’ai pu recevoir et lire en avant-première ce roman de Cristina Alger qui ne sortira en librairie que le 1er février.

En épousant Merrill, Paul est entré dans la prestigieuse famille des Darling.  Quand il perd son emploi en 2008, son beau-père lui propose le poste d’avocat général au sein de son fonds spéculatif. Paul aimerait garder son indépendance, mais il lui faut désormais assurer le train de vie new-yorkais auquel il est maintenant habitué, lui qui est né dans une famille modeste de Caroline du nord. Deux mois plus tard, pendant le week-end de Thanksgiving a lieu un drame, le suicide d’un proche de la famille, qui en cache un autre: une gigantesque escroquerie financière. Paul va alors devoir choisir, collaborer avec les autorités et trahir sa belle-famille ou se taire pour les protéger.

Les Darling ont tout, l’argent, le pouvoir, la célébrité. Ils possèdent de superbes  appartements à New-York, de charmants cottages dans les Hamptons où ils vont jouer au tennis le week-end, ils offrent de belles études et de beaux mariages à leurs enfants, organisent des galas de charité pour se donner bonne conscience. Rien ne semble pouvoir leur résister, et pourtant…

Si Park Avenue est une fiction, l’auteur s’est clairement inspirée de la crise financière en 2008 aux Etats-Unis, des affaires Madoff et Lehman Brothers.  Un milieu que Cristina Alger connaît bien puisqu’elle est elle même issue du sérail, et a notamment été analyste financière pour Goldman Sachs. J’avais un peu peur de ne rien comprendre à l’aspect financier du roman (il me faut en général une micro seconde pour m’endormir dès qu’on me parle d’économie) mais l’écriture est assez pédagogique pour ne pas décourager le non initié. Et au delà de l’incursion dans le monde de la finance, Cristina Alger nous raconte avant tout l’histoire d’un clan qui se croyait invulnérable. Un (gros) grain de sable vient enrayer la machine, exposant chacun à ses choix personnels et à la possibilité d’une trahison. Les membres de la famille Darling se rendent compte que leur vie, leurs privilèges, leurs certitudes ne sont finalement basés que sur un vide vertigineux. Leurs liens seront ils assez forts pour résister à la vérité, à la vindicte populaire et médiatique?

Il s’agit du premier roman de Cristina Alger mais il est étonnant de maîtrise. J’ai juste regretté que l’on ne passe pas plus de temps avec certains personnages, qui sont très (trop?) nombreux. Mais j’ai vraiment beaucoup aimé ce livre, et  cette impression très excitante d’être une petite souris que l’on autorise à mettre une patte dans un milieu fascinant et intriguant.

Park Avenue de Cristina Alger, Albin Michel 2013 (en librairie le 1er février), 464 pages, Titre original: The Darlings

Un petit extrait: « Parfois (plus souvent depuis qu’elle connaissait Paul), Merrill se demandait quel genre de femme elle serait devenue si elle n’avait pas grandi à New-York. Elle-même, mais en plus ouverte, en moins circonspecte? En plus rayonnante? En moins sarcastique? Avec leurs griffes acérées, leur cuirasse épaisse et leur étonnante rapidité de mouvement, les filles de Manhattan ressemblaient à des tatous. C’était une nécessité. La vie à Manhattan avait quelque chose de darwinien: Seules les plus fortes survivaient. Les faibles, les gentilles, les naïves, celles qui souriaient aux passants dans la rue se faisaient éliminer. Elles débarquaient à New-York après leurs études, louaient des appartements minuscules dans des quartiers moches comme Hell’s Kitchen ou Murray Hill, travaillaient dans une banque ou un restaurant, passaient des auditions pour décrocher des petits rôles de figurantes à Broadway. Après le boulot, elles retrouvaient des personnes du même âge pour boire un verre dans des bars chics et sans âme, baisaient, se faisaient baiser. Elles sentaient monter en elles l’impatience, la lassitude, le cynisme, l’agressivité, l’angoisse, la névrose. Alors, baissant les bras, elles renonçaient, rentraient la tête basse dans leurs petites villes, dans leur banlieue, leur métropole de second rang (Boston, Washington ou Atlanta) avant d’avoir eu le temps de se reproduire.

Celles qui restaient suffisamment longtemps à New-york pour y élever des enfants, c’était les dures à cuire, les tenaces, les chercheuses d’or, les gagnantes, les impitoyables, les obstinées, celles qui étaient prêtes à tout. Elles savaient se défendre, ne dormaient que d’un oeil. Le fait d’être née à New-York ne suffisait pas à faire de vous une New Yorkaise: c’était dans le sang, comme une hormone ou un virus. »

Challenge New-York
Challenge 50 états, 50 billets (Etat: New-York)
Challenge Petit Bac (Catégorie Lieu)

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Syngue Sabour, le film (concours)

Le 20 février 2013 sortira au cinéma l’adaptation du livre SYNGUE SABOUR – PIERRE DE PATIENCE d’Atiq Rahimi (Prix Goncourt 2008).

Le Pitch:  Au pied des montagnes de Kaboul, un héros de guerre gît dans le coma ; sa jeune femme à son chevet prie pour le ramener à la vie. La guerre fratricide déchire la ville ; les combattants sont à leur porte. La femme doit fuir avec ses deux enfants, abandonner son mari et se réfugier à l’autre bout de la ville, dans une maison close tenue par sa tante. De retour auprès de son époux, elle est forcée à l’amour par un jeune combattant. Contre toute attente, elle se révèle, prend conscience de son corps, libère sa parole pour confier à son mari ses souvenirs, ses désirs les plus intimes… Jusqu’à ses secrets inavouables. L’homme gisant devient alors, malgré lui, sa « syngué sabour », sa pierre de patience – cette pierre magique que l’on pose devant soi pour lui souffler tous ses secrets, ses malheurs, ses souffrances… Jusqu’à ce qu’elle éclate !

La bande-annonce:

Je vous propose aujourd’hui de gagner 1 livre et 2 lots de 2 places pour aller voir le film (Il y aura donc 3 gagnants). Pour participer il suffit d’aimer la page facebook de Le Pacte et de m’envoyer un mail avant le 5 février en répondant à ces deux petites questions:

1. Dans quel pays se déroule le film ?
2. Quel prix a reçu Atiq Rahimi pour son roman Syngué Sabour ?

Les réponses sont dans le résumé du film… Vous pouvez aussi me préciser dans votre mail si vous jouez pour le livre ou pour les places de ciné (mais vous pouvez tenter votre chance pour les 2!). Ce concours est réservé à la France Métropolitaine. Les résultats seront annoncés le 6 février en édit de cet article et sur la page Facebook du blog.

Edit du 7 février


La gagnante du livre est Persephone
les gagnantes des places de ciné sont Ogresse de Paris et Sylvie


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