[Roman] Arizona Tom – Norman Ginzberg

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Pourquoi ai-je eu envie de lire ce roman?

il faisait partie d’une sélection spéciale Premiers Romans du Club des Testeurs d’Amazon dans laquelle je pouvais choisir deux titres. Mais j’ai découvert ensuite qu’il ne s’agissait pas du tout d’un premier roman puisque sous le pseudo de Norman Ginzberg se cache en fait Jean-Christophe Giesberg (frère de Franz-Olivier) qui a déjà écrit plusieurs livres.

C’est quel genre ?

Mi-polar, mi-western.

L’histoire en deux mots :

Un shérif désabusé d’une petite ville d’Arizona va essayer de prouver l’innocence d’un enfant sourd et muet, qu’il a trouvé au milieu du désert traînant un cadavre démembré. Une étrange relation va se nouer entre ces deux solitaires, alors que les notables de la ville sont persuadés de la culpabilité du gamin et voudraient bien le  pendre haut-et-court.

Un sous-titre?

Le môme, le shérif et les truands.

La 1ère phrase:

Je m’appelle Miller, Ocean Miller.

Si ce livre était une musique ce serait…

Si ce livre était un plat ce serait…

« du mouton faisandé et des fayots sans goût ».

Si c’était une boisson, ce serait

Du bourbon, « de l’authentique Kentucky aux notes de miel sauvage et de tabac blond ».

J’ai aimé:

L’atmosphère qui se la joue western sans avoir peur du cliché (Saloon, putes au grand cœur, jolies veuves pas franchement éplorées, brutes alcooliques à la gâchette facile, indiens…). Les personnages, rustiques et attachants. Le ton, à la limite de la parodie.

J’ai moins aimé:

Le style un peu lourd : trop d’adjectifs tue l’adjectif et à chaque fois qu’un nouveau personnage apparaît, l’auteur se sent obligé de nous dérouler son (long) CV.

Un livre à offrir à…

Un cinéphile nostalgique  qui avait 14 ans en 1968.

Bref… 

Sans être un coup de cœur, c’est un roman avec lequel j’ai passé un bon moment.

Une note:Note/4 etoiles

Une question subsidiaire:

Y’aura-t-il une suite ? La fin du roman peut le laisser penser.

Si ça vous tente…

Arizona Tom de Norman Ginzberg, 219 pages, éditions Héloïse d’Ormesson, août 2013

Challenge 1% littéraire
Challenge 50 états, 50 billets (Arizona)
Challenge Petit Bac (Catégorie Lieu)

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Le billet du week-end #3

Bonjour à tous 😉  Si ma fille me laisse un peu de répit, j’espère profiter de ce dimanche frileux pour terminer ma lecture en cours Ever Dark de Veronica Rossi, la suite de Never Sky. Même si j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire (je ne sais pas trop si c’est le roman qui est en cause ou ma fatigue)  j’ai beaucoup de plaisir à retrouver Aria et Perry!

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Je sais déjà que ma lecture suivante sera le recueil de nouvelles du Prix Clara 2013  (éditions Héloïse d’Ormesson).  Ce prix a été créé en mémoire de Clara, décédée à 13 ans des suites d’une malformation cardiaque, et tous les bénéfices de la vente de ce livre seront reversés à l’association pour la recherche en cardiologie du foetus à l’adulte de l’hopital Necker Enfants malades. Ce recueil de nouvelles écrites par des adolescents sortira le 24 octobre prochain, jour de la remise du prix.

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Comme chaque semaine j’ai été faire le plein à la bibli. Un étage entier est désormais dédié à la littérature ado et young-adult à la bibliothèque de Rennes, et j’avoue y passer plus de temps qu’au rayon adultes. Cette fois j’ai rapporté Multiversum de Leonardo Patrignani, le 1er tome de BZRK de Michaël Grant (dont le Tome 2 vient de sortir), et La pâtisserie Bliss de Katryn Littlewood (éditions PKJ).  Il faut aussi ajouter un petit nouveau dans ma PAL numérique, Billie, le dernier roman d’Anna Gavalda, que j’ai encore (un petit peu) envie de lire malgré la critique assassine du Nouvel Obs.

Je termine avec une pensée pour ceux et celles qui se sont lancés ce week-end dans le marathon de lecture d’Halloween organisé par Karine, Lou et Hilde. Bon courage, c’est la dernière ligne droite!

 

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Le billet du week-end #2

le billet du week-end 09132 lectures en cours

Après une soirée prolongée et une nuit plutôt courte, voilà un billet du week-end un peu tardif!

Après avoir fini Réseaux (dont je vous ai parlé la semaine dernière), j’ai enchaîné avec La dernière danse de Charlot (éditions Denoël) un premier roman de l’auteur italien Fabio Stassi qui retrace la vie de Charlie Chaplin, entre réalité et fiction. Je ne suis pas vraiment emballée pour l’instant,  il n’est pas impossible que j’abandonne ma lecture pour lire plutôt Arizona Tom de Norman Ginzberg (éditions Héloïse d’Ormesson). Mais avant je ferais sans doute une petite pause BD avec les deux premiers tomes d’Akissi de Marguerite Abouet et Mathieu Sapin.

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Beaucoup de littérature jeunesse dans ma BAL encore cette semaine, ma fille de deux ans et demi était ravie de recevoir les premiers livres de noël, il faut dire qu’elle était un peu frustrée de ne pas pouvoir toucher aux livres d’Halloween qui font un-peu-peur.

J’ai aussi reçu deux magnifiques recueils d’histoires qui me rappellent les livres que j’adorais quand j’étais enfant (Histoires illustrées pour les filles et Histoires illustrées pour les garçons aux éditions Usborne), ainsi qu’un roman YA Le démon aux mille visages d’Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas (éditions Nathan) qui ne me tentait pas vraiment a-priori, jusqu’à ce que je lise le billet enthousiaste de butiner de livres en livres.

Et puis pour finir (Ah oui je sais, ce n’est pas très raisonnable, ma PAL étant déjà indécente) j’ai emprunté quelques petites choses à la bibli, 3 albums (ma fille a eu un gros coup de coeur pour Pauvre petit chat), un roman YA La 5ème vague (collection R) et un roman graphique Sailor Twain.

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Pour conclure sur une note de musique, Thomas Fersen vient de sortir un nouvel album, ce sera la bande-son de ce dimanche… Bonne dimanche à tous!

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Rentrée littéraire 2013 #1: Daffodil Silver, Voir du pays, Le tennis est un sport romantique

Je reviens rapidement sur mes lectures dans le cadre de l’opération « Rentrée littéraire – lecteurs VIP » du site Entrée Livre dont je vous avais parlé ici. Je ne peux pas reproduire mes critiques à l’identique, je vous invite donc si vous voulez en savoir plus sur l’un de ces titres à aller lire mes billets plus complets sur Entrée Livre 😉

 

Daffodil Silver d’Isabelle Monnin (JC Lattès, août 2013, 409 pages) – Note/4 etoiles

La mort brutale de Rosa à 26 ans anéantit sa sœur, Lilas, qui se lance alors dans un projet insensé, « le livre de Rosa ».

« Elle veut écrire un livre qu’on mettra autant de temps à lire que Rosa a vécu. Il s’agit de reconstituer aussi précisément que possible chaque minute de la vie de ma tante, soit 26 années, 97 jours, 16 heures et 30 minutes. A chaque fois que quelqu’un commencera à lire Le livre de Rosa, pense ma mère, la vie de Rosa se trouvera prolongée d’autant. Ainsi Rosa vivra éternellement dans les yeux de ses lecteurs. On a les immortalités que l’on peut. » (extrait p.106)

C’est Daffodil, la fille de Lilas, qui raconte ici son histoire familiale. Sa mère a sacrifié sa vie au culte du souvenir, mais aussi celle de son mari et celle de Daffodil, née deux semaines avant le décès de Rosa, et qui a du grandir dans l’ombre envahissante de cette tante qu’elle n’a jamais connue. Le deuil insatiable de sa mère va prendre au fil des pages et des années des proportions démesurées, et tel Frankenstein va échapper à sa créatrice pour mener sa propre vie, bien loin finalement de Lilas et de Rosa. Daffodil Silver  est un roman poignant sur le deuil, l’amour, la folie, et les méandres de la mémoire. L’un des meilleurs livres de cette rentrée littéraire.

Retrouvez mon avis plus détaillé sur Entrée Livre

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Voir du pays de Delphine Coulin (Grasset, août 2013, 272 pages) – 3 etoiles

Amies d’enfance, Aurore et Marine s’engagent toutes les deux dans l’armée et sont envoyées en Afghanistan où une de leurs missions va mal se passer et mettre en péril leur amitié. Avant de rentrer en France elles vont passer 3 jours à Chypre, dans ce que l’armée appelle un « SAS de décompression ». Au programme, luxe, farniente, et debriefing. Mais ces 3 jours vont prendre une tournure tragique…

Le sujet est intéressant, je ne connaissais pas l’existence de ce SAS de décompression installé à Chypre depuis 2009, où sont envoyés les soldats revenant d’Afghanistan ou plus récemment du Mali. Dommage qu’une bonne partie du roman enchaîne les platitudes et les clichés (sur la guerre, les militaires, les touristes, etc…). J’ai eu en plus du mal à éprouver de l’empathie pour Aurore et Marine que j’ai trouvé peu charismatiques. La dernière partie du livre est plus intéressante, les personnages et l’histoire y trouvent plus de consistance, mais c’était un peu tard pour moi.

Retrouver mon avis plus détaillé sur Entrée Livre.

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Le tennis est un sport romantique d’Arnaud Friedmann (JC Lattès, août 2013, 250 pages) – 3 etoiles

Le 10 juin 1984, devant un match McEnroe/Lendl, Juliette déclare à son fils Julien  que John McEnroe est son père. Sans qu’on sache jamais si elle tient du fantasme ou de la réalité, tous deux vont s’accrocher à cette révélation. Mère célibataire,  Juliette va plonger dans la dépression, se raccrochant désespérément à cette lointaine étreinte  pendant laquelle a été conçue son fils, alors qu’elle était jeune fille au pair aux Etats-Unis. Sous la pression de sa mère Julien va se lancer dans le tennis, au fond il n’a aucun talent mais le travail et la perspective d’être le digne héritier de son père lui permettront de devenir un joueur honorable. Mère et fils vont ainsi vivre au rythme des victoires et des défaites de McEnroe, de ses coups de sang, de son apparition dans les médias.

L’auteur s’attaque ici à un thème plutôt classique, grandir sans père, mais avec un angle original puisque le père est ici à la fois inconnu et connu, absent et présent, trouvant sa place dans la sphère familiale via la télévision ou les magazines. Entre une mère démissionnaire et un père fantôme, Le tennis est un sport romantique est l’histoire de la solitude de deux êtres et de la difficulté d’un enfant à construire son identité sans repères. Si le thème est séduisant, j’ai trouvé l’écriture assez froide, maintenant les émotions et le lecteur à distance. J’ai donc eu bien du mal à m’attacher aux personnages et en plus l’histoire finit par tourner un peu en rond. Pas complètement convaincue là non plus.

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Sélection d’albums pour les enfants #1

C’est l’histoire d’un éléphant d’Agnès de Lestrade et Guillaume Plantevin (éditions Sarbacane 2012) – Note/4 etoiles

C’est l’histoire d’un éléphant qui n’est pas content parce qu’il a mal dormi à cause d’une chauve-souris qui a fait « crunch crunch » toute la nuit au dessus de son lit. Un pauvre singe a le malheur de croiser la route de cet éléphant de bien mauvaise humeur, cela devient donc l’histoire d’un singe qui n’est pas content à cause d’un éléphant qui a mal dormi à cause d’une chauve-souris, etc… Le singe va croiser un serpent, le serpent une souris, et la souris va croiser le chemin de… l’éléphant.

Je vous laisse découvrir la chute savoureuse de cet album drôle et entraînant, qui joue sur l’effet domino, l’idée de cercle et la répétition. Pour les petits lecteurs dès 2/3 ans.

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Tendres bêtises à faire quand on est amoureux/amoureuse de Davide Cali & Robin (Editions Sarbacane 2013)- Note/4 etoiles

Après C’est quoi l’amour, j’ai retrouvé avec plaisir Davide Cali avec cette variation sur le même thème. Tendres bêtises… liste 12 petites choses un peu bêtes que l’on fait quand on est amoureux et c’est un album à double entrée, dans une moitié du livre vous avez le point de vue de la fille, hop vous retournez le livre et dans l’autre moitié vous découvrez le point de vue du garçon.

Les deux côtés se répondent, par exemple du côté du garçon: « Lui écrire des lettres sans jamais les envoyer » / du côté de la fille: « Vérifier la boîte aux lettres dix fois par jour pour savoir s’il a écrit une lettre ». Du côté du garçon: « Te mettre derrière elle dans le rang pour deviner le parfum de son shampooing » / du côté de la fille: « Changer sans arrêt de shampooing pour deviner le parfum qu’il préfère ». Un album charmant, qui peut-être lu à partir de 3/4 ans.

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Herman et Rosie pour la vie de Gus Gordon (éditions Gallimard jeunesse 2013) – Note/4 etoiles

Herman joue du hautbois et aime les yaourts à la mûre. Rosie aime les caramels qui collent aux dents et chante le soir dans un club de jazz. Tous deux vivent leur solitude à New-York, ils habitent l’un à côté de l’autre, se croisent souvent sans se voir, et c’est l’amour de la musique qui finira par les réunir.

Une jolie comédie romantique servie par un style graphique original, fait de collages et d’assemblages, les dessins sont réalisés sur différents types de papier: plan du métro, papier à carreaux ou papier millimétré, cartons, journaux, cartes postales, etc… J’ai beaucoup aimé l’histoire, le style, et l’ambiance. C’est un album que je conseillerais à partir de 5 ans environ, l’histoire est un peu longue pour les plus petits.

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Challenge Je lis aussi des albums
Challenge Petit bac catégories Animal (Eléphant), Prénom (Herman et Rosie) et Sentiments (Amoureux)
Challenge New-York pour Herman et Rosie pour la vie.

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